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de disputes; nous avons (jui'l((Uc' chose de bien \Au> sérieux à iMire, nos loins, noire vendanjL;e, nos marelles. » — \/,\ France acceptera ce qu'on lui donnera [Muuvu (|u*elle puisse travailler beaucoup, et s'anuiseï' un peu. Vous êtes plus près, et j»lus à mèine de pi'évoii' (jue moi; Jiiais il me semble que d'ici à un an (sauC écrouleuienl généi-al par les Prussiens), la République va se l'aire soit par celle Chambi'e, soit par la Cliara]>re élue apj'èsdissolulioi!. Klle vivolei'a deux ans au moins, •et nous tomberons dans l'IJnpiie.
A M. Aiauun Mi: I50i-i.i>i,i:'
MciiHiuii-Siiiiil-lleriKird. ^2(1 juillet 1X7 i (ilier Monsieui'.
(lest sans doute à volieoblijieance qne je dois le beau vcdume {Correspondancr des Conlrùleurs gé ne r a ii x ) i\\ii' je recois du Ministère avec une Icltre de M. Lefébure, sous-secrétaii'e d'Ktat. Mon beau-père vient de me l'apporter et je n'ai fait encore que le parcourir; il faudra que je le dépouille la plume à la main, c'est un li'ésor. Et à ce propos, tout de suite, en homute inléressé, je vous demande si vous pouvez m'indiquer anx
1. M. Ailliiir (lo Bdislisic, iiicinluv de lliislitiil : M. T;iiiu' r;iv;iil connu aux Archives Nalioiiales e( est resli- étroitement lié avec lui jus([u'à sa nniri.
'ibO CORF'.ESPONKANCH
Archives des documents analogues ou équivalents suites quarante années qui précèdent 1780; voilà ce qu'il me faudrait pour écrii'o le chapitre final de mon premier volume sur le contribuable et sa misère; j ai trouvé les preuves surabondantes de celte miséie dans tous les documents imprimés et dans les cahiers; les paysans étaient très malheureux, de là la Jacquerie de Juillet- Août 1789 et des années suivantes; mais des documents authentiques, détaillés, jtositifs, complets comme les vôti'es seraient inappréciables; j'ai beau admirer Toc- (|ueville, je trouve qu'il reste trop habituellement dans labstiait; je pi'étere à toutes les considérations générales des détails comme ceux de votre livre sur ces six pauvres paysans qu'on tient au fond d'un puits sec parce qu'ils n'ont pas payé leur taille, sur ces douze malheureux hommes et femmes, en tas dans une prison étroite d'où ils ne peuvent sortir une minute même pour se soulager, et confinés dans leur ordure, parce qu'ils ne peuvent satisfaire le fisc, etc.
Vous savez si j'aime la Révolution; pour qui la voit de près, c'est l'insurrection des mulets et des chevaux contre les hommes sous hi conduite de « singes qui ont des larynx de perroquets » ; mais l'ancien régime n'est pas beau non plus, et il faut avouer que les pauvres gens, notamment les paysans, avaient été traités conune des bétes de somme....
Xous sommes devenus, comme vous le voyez par l'entête de cette lettre, des campagnards et des savoyards ; j'ai ici mes livres et je travaille en vue du lac et des