I.ANCIKN RKCIMK
conimeiilateiir attilié. un acolyti' modeste cliez Madame Récamier; If second est l'un des deux londateuis de la critique |)sycludogi(|iie et de riiistoiri^ nalnreilede lliomme.
Je sei'ai à Paris le h' dèceiidii'e: j'espère causer avec vous de notre Stendhal. 11 va encore beaucoup d'inédit chez lui. Demandez à Snllv riaidliomme de vous procurer par M. l'hilippc llL'Iainclic une hioji'rapliie de Stendhal écrite par im Anglais; vous y trouverez des lettres cui'ieuses de Stendhal très jeune à sa sœur Panline. .Michel Lévy m'a prèle aussi un manuscrit^ que Mérimée devait i»ui)lier, av(>c deux fragments d'une grande portét'. Tmi sur le caractère de Napoléon.
A MADAME H. TAIXE
Goiiève. "IÇ) octol)re 187.J
Tout s'est bien passé. Salle pleine; douze cents personnes très attentives; je verrai s'il en revient autant aujourd'hui. 11 paraît que j'ai bien prononcé et de façon à être toujours entendu. J'étais un peu fatigué à la tin, mais grâce à un solide dîner chez M. Monnier, je me suis trouvé le soir en très bon état. J'ai lu trente-trois pages. A ce taux, il faut que j'en supprime cent, un livre (Mitier. |ii'ohal)1emeiit le Iroisièmt».
1. l'iiblié (Ippuis ;i l;i lil)r:iii-i.' ('.;iliiiriii-I..'vy.
.M. Cnrleret* assistait, il m'a lait des complirnpnls, ftst-ce par politesse'.' A mon prochain voyage, il veut me faire voir lui-même le collège de jeunes filles, qui est son orifueil et compte neuf cents élèves. Il paraît que nulle part ailleurs l'éducation des jeunes filles n'est si bon ne.
A MAI «ami: II. taim:
G('ii.''v.'. !i iK.vriiihic ist:.
Hier soir, mêine puldic qu'auparavant, et encore ]»lus bienveillant. J'ai la politesse de finir à l'Iieure juste cl (If faire» poui' cela de très fortes coupures, hinei" «lie/ M. Yo^t- qui liabite dans les faubourgs une maison de campagne très retirée. On y va la nuit close, par des ruelles boueuses, inteiiuinables, presque sans lumière, à la queue leu leu, une seule personne à la fois pouvant passer sur la mince bande de terre non immergée dans la boiie. C'est à ce point que je lui ai demandé s'il n'avait pas été assassiné quelquefois. H y avait trois dames qui sont .dl»''e< el revemies avee nuns. et pas ti'Oj) crottées.
1. M. Caitorel Aiilitiiie . l)n^-ilit•llt du Cnind Conseil doCciirvo. poêle et littérateur, l'ut l'un des plus .inii-nt'^ prniimii'iirs de la lutte aati-catholique à Genève.
■2. Vogt Charles;, naturaliste allemand. I.SIT-ISÎC.; d';d.or<l professeur à l'Université de (iiessen, sa ville natale, il dui (juiller {'Allemagne après la révolution de 184S, à cause di' ses opinion^ avancées et était professeur à Genève depuis 18.'»-J.