I.VNCIEN r.Kl.lMi
Un ne coiiiplc que st'|i| 'n'Uiics ;l;(M1s (|ui vivent iMi oisifs. J'iii ti'ouvi' fiiez )l. (lauliei' des lioinnies et i'eiimies du monde, avec un loni' aui^lais plulùl (jue IVaiirais. Il paraît (|u"ils vivent un peu connue uoli-e noblesse de province, entre eux, excluant les hounues nouveaux, même riches et bien élevés; ils se marient euti'e eux; les liens de famille et même de cousinage son! très forts; «-'est un moinle ftM'Uié. A Berne, mêmes mœurs dans les ti'ois cents familles qui descendent des anciens gouvernants. Ils voient au-d(^ssous d'eux le gouvernement et l'influence passer aux classes nouvelles, au radicalisme, c'est-à-dire ici au scepticisme catholique ou protestant, et restent sur leurs collines comme dans nne inondation, cantonnés dans leur vie privée, leur ennui, mais supérieurs à udtrt^ n(d)lesse à titre de protestants et de gens instruits. — J'aurais beaucoup de détails à noter sur la loi civile, les tribunaux, les impôts, indices de la démocratie qui monte. Mais il faudrait du temps et un long séjour ici. — Je dois trouver au café, à deux hem\^s, MM. Dollfus' et (iiraud-Teulon-, qui sont loin d'approuver tout dans le cai'actère genevois, et qui me renseigneront.
Toujours la même foule et la même bienveillance. — Il parait que Hocliefort' assiste à mes lectures.
1. M. Charles Dolli'ns. né en 18-27, un des t'oiidateurs de la llrvue Germanique, où M. Taille avait donné quelques articles en