Voir plan général, p
'2. L'eflet de la Révolution a été une autre et inégale distribution du bien-être. Son mauvais effet a été la lésion de lorganisation sociale du £:ouvernement.
(impôts indirects de coiisoiiiniatioii), l'armée (l'artillerie), réducation (publique, régime et enseignements des écoles), la constitution générale (grands pouvoirs publics), la peinture, la littérature, etc., la religion (Église, dogme, culte), la science, etc.
Le principe que j'y apporte, c'est que, quelle que soit cette donnée, les causes de ses moditîcations sont toujoui-s de la psychologie appliquée, et que ses divers états psychologiques successifs ou contemporains, sont toujours fonctions l'un de l'autre.
Non seulement ce récit donne, autant qu'on peut l'avoir, chaque solution partielle sur chaque question ou réforme contemporaine ; mais l'ensemble de ces récits donne l'idée de la marche de l'humanité avec les perspectives d'avenir, et l'ensemble des sciences (par la psychologie et ses conséquences) donne ce que les poètes appellent une foi, une vue d'ensemble de la nature.
Ainsi la réforme totale consiste à remplacer la science nulle ou a priori, par la science a posteriori avec tous ses procédés (l'attente, l'incomplet, le sentiment des miUeux et du développement, etc.).
Et en outre, conformément à la méthode même, et notamment au principe psychologique de la méthode, il y a des moyens d'opérer plus ou moins vite et profondément ce remplacement essentiel, par exemple :
Système des universités autonomes, au nombre de cinq ou six avec une soixantaine de i)rofesseurs et ^/7<'a/-^/yc6'??/e« pour la rivalité.
Enseignement par la pratique en faisant toucher les choses du doigt, les textes, manuscrits, spécimens, machines, expériences.
Exposition par le petit fait (Bastiat, en économie politicjue, idées de Levasseur sur l'enseignement de la géographie; Augustin Thierry sur l'histoire, toutes les applications de Stendhal).
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Cadre complet des sciences de rhumanilé et notamment des sciences historiques dans les Universités (mon idée').
Ceci est un principe qui vaut pour tous les peuples et qui, selon qu'il est plus ou moins ]uatiqué, marque leur supériorité l»lu^ ou moins grande. Le développement et l'application des sciences de l'humanité est un ressort, un instrument de civilisation et de puissance nouveau, et égal dans ses effets au développement et à l'application des sciences de la nature (physiques). — Plus les sciences de l'humanité sont étendues, précises, plus leur méthode est liieu comprise, plus leur autorité est reconnue, populaire, plus le peuple qui les entend et les ajiplique tire un grand parti de ses forces morales. On na encore tiré parti que des forces physiques; il reste à tirer tout le parti des Ibrces morales. — Ku cela, si les Allemands ont la supériorité philologique et de mémoire, nous avons celle de la psychologie.
Exemple de questions soluhles api)roximativement dans les sciences de l'humanité.
Quelles sont les condition^ dexi^tence du gouvernement républicain libre? (Assemblées, président électif, Suisse, Améiique. Hollande du xvr siècle).
^Juelle^ sont les conditions requises pour porter au maxinmm dans telle ou telle sphère d'action, Tinitiative et l'invention humaines".' (Athéniens de 4."j0. — Florentins de [4'jO. — Industrie et connuerce de TAmérique aujourd'hui. — Hollande en HiOU.)
(Juelles sont les conditions d'existence et de durée de l'Église catholique?
1. M. Taine pensait quon pourrait remplacer par un murs de science historique le cours de philosopliie des lycées.
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A mes yeux, le (Icriiut de la [ilupart des sciences morales, c'est qu'elles ne sont pas des récits psychologiques. —Telles l'économie politique, le droit dans toutes ses branches.
D'autres ne valent qu'en tant que documents pour des réeils ou exposés psychologiques : philologie, archéologie, linguistique, état matériel de l'agriculture, des classes ouvrières, elc.
D'autres ne valent que comme conséquences de laits psychologiques : histoire du dogme, de la philosophie.
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Note' sur le chapitre : De la Restauration et de Louis-Philippe.
CONSKQUENCES DE l'ÉTAT SOCIAL SLR LA LITTÉRATIUE
ET l'État mou al
Je viens de relire Ihigo, Vigny, Lamartine, Mnsset. Gautier, Sainte-Beuve, comme types de la pléiade poétique de 1850. Comme tous ces gens-là se sont trompés! Qnelle fausse idée ils ont de l'honnne et de la viel Leur thème est toujours : « Je désire un bonheur infini, idéal, surhumain, je ne sais pas en quoi il consiste, mais mon Ame, ma personne a droit à des exigences infinies. La société est mal laite, la vie terrestre insuffisante: domiez-moi le je ne sais quoi sublime, ou je me casse la tète contre le mur. »
Suivant les caractères et les talents, chacun sur ce thème a fait sa variation propre.
Victor Hugo, première époque : rien de piécis, c'est un