Voir loino 11^ j.. '27S
VOUS adresserez à Tours au directeur de la l'oste, rue de Guerclie, le priant de l'expédier. — j"eii ai envoyé trois pour des amis et pour moi-même; je crains bien qu'elles n'arrivent pas; pendant dix jours, aucun pigeon n'est parvenu à Paris; les Prussiens les tuent ou ils s'égarent. — Cependant il vaut mieux courir cette chance, et je vous engage à prendre le procédé que je vous ai indiqué.
Je vous remercie des renseignements très intéressants et très précis que vous voulez bien me donner sur les dispositions des ouvriers et des paysans que vous avez vus. A un honune de notre métier, c'est le meilleur cadeau. J'ai bien peu de chose à vous offrir en échange, sauf quelques indications qui viendront sans doute trop tard et que l'effet démentira peut-être. Les espérances qu'on fonde sur l'armée de la Loire sont ])onnes. Dans l'affaire du 9', les Prussiens ont perdu !2500 prisonniers, en tout environ 8000 hommes. A ce moment, notre armée était de M 0 000 hommes. 60 000 étaient en train de la rejoindre, soit par Vierzon, soit par le Mans. M. de Thann avait environ 80 000 hommes; le prince Frédéric-Charles lui en amenait 60 000, ou 70000. (Tous ces documents sont pris à des sources que je crois très bonnes.)
Le Général X. à Tours, très spécial et placé aussi bien que possible pour voir, très pessimiste depuis le commencement de la guerre, disait, en revenant d'Orléans et en conversation intime, ([u'il était plein de confiance :