‹ Sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 23 sur 136 · I.A (.iKiiiiE · texte numérisé non relu

I.A (.iKiiiiE

h('|iiiis (|ii;i(ii' jours lout ici osl l)l<iii(; de irm;l;('; cii oulro dégel, ou patauge daus uue boue ii(|uide. Muie II... esl veuue uous voir, ses graudes iuquiétudes sont pour sou luari qui est si ébraulé. M. de ('.... à la Jouclière, a caché des fariues; le village eu vit, ou lait du paiu (juaud les Prussiens sont passés, sans (pioi ou mourrait de faim; ils ont voli' tout, jusqu'aux jouets d'enfants. Mauvaises noiivcllt^s mu la Loire'; notre armée a été Ijattue et s"est retirée sur l;i rive gauche. Je ne crois |tas que Paris puisse inaiuleunut être débloqué.

Jusqu'où tiendra-l-it? Peut-ètie jusqu'au milieu de jajivier. Si aloi's il capitule, et que l'armée de la Loire soit dispersée, il est pi'obable que Favre. Trochu, etc., stipuleront la convocation d'une Constituante et les Prussiens auiout inléi'ét à l'accorder, afin d'avoir un traité légal. — Les chances en ce cas seraient de pouvoir rentrer vers le comuienct>meut de février. Tout

ceri est pure coujeclure Piobableuieut M. Denuelle

ou moi, un de nous partira eu avant pour voir les éventualités. J'ai besoin d'être là pour faire nuui cours. Au total, nous sommes toujours dans le noir absolu.

Je ne parle pas de mon chagrin. Je fais etTort pour me tenir droit. J'espère pouvoir bientôt reprendre mon travail, mais que c'est difficile I Je me promène même dans la neige, par santé: je vais bien maintenant.

1. "2 tlécemljiv. bataille do I.oiiiiiy : 4 déceinljre, évacuation aOrléaiis.

COlil'.KSI-OXIIWl.F.

.-ri CORRESPONDANCE ,

A .M. ALBKHT >OREI

I';ni. 1(1 flrreinbiT IS70 Mon clu'i' Muii^ifur.

\ oLis êtes tiMtp obiigeaiil : |jiii<(|uu vous voulez bien chaque semaine ni'envoyer de l'anglais, ne mettez à la poste qu'un jouiiial. le plus récent en date ; cela sul'iira largement.

Je les lis avec courage, pour avoii' des impressions moins fausses; mais il est essentiel de savoir la vérité, même quand cette connaissance ne sert qu'à vous affligei'. Ilécidément. on nous ment trop, M. Gambetta autant que Palikao. Il est claii- que la sortie des Parisiens a échoué', et du côté d'Orléans, la dernière lueui* d'espoir est éteinte; je n'avais pas pris grande contiance, je n'en ai plus la moindre; nous sommes sur la loue, les quatre membres brisés, et nous attendons sur la poitrine le dernier coup de barre, qui sera la capitulation de Paris. M. de Chaudordy a fait une très belle déjM'clie sui' les barbaries prussiennes; on parle d'une «•nlremise de l'Angletei-re: tout cela est vain. Le seul lait que la l*russe vient de dénoncer la neutialité du Luxembourg, prouve que M. de Disinarck se moque parfaitement de l'opinion européenne, et qu'il est décidé à faire tout ce (jui lui plaira, à prendre tout ce qui lui

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