CHAPITRE I
I. La déclaration de guerre. — II. Les premières délaites. — in. Tours. — lY. Travaux pour la délégation de la Défense nationale. — V. Pau. — VI. Les notes sur rAngleterre. — VII. Retour à Paris. — VIII. Correspondance.
M. Taine revenait d'Allemagne, le 1^2 juillet 1870, l'esprit très préoccupé. Élevé dans un milieu purement civil, il ignorait tout des choses militaires; pendant les quatre années où il avait été examinateur d'admission à l'École de Saint- (lyr, il avait vu passer devant lui des jeunes gens instruits, l)ien élevés, représentant la bonne moyenne de la jeunesse française; mais il ne connaissait pas les chefs. Il avait eu quekpies détails alarmants sur la campagne d'Italie par son ami le baron de Charnplouis*, sur les expéditions coloniales par son beau-frère M. Chevrillon-, et c'était tout. — Quand la guerre éclata comme un coup de foudre, il croyait, comme
1. Le lieutenant-colonel Victor de Cliainplouis, oriicier détntiiiajor. qui avait été grièvement blessé à la bataille de ^Icleguano 1855-1878 .
'2. Officier d'artillerie de iiiaiine.