I.A CiiMMlNi
grande prairie est haute de deux pieds, luxuii.iiUe de folle avoine : tous les arbres sont verts ou en Heurs, Tair embaumé. — J'ai vu le général, ses officiers, le lieutenant de gendarmei'ie; j'ai été fort poli, ils ont été plus (jue courtois. — Vous Murez la maison (|uand il vnus plaira; mais il faudrait les j)révenir plusieuis jouis à l'avance. J'ai dit (sans en être sûr), que vous reviendriez vers la lin du mois; ils espèi'tmt être (\;\\\> F'aris avant ce moment ; ils peuvent recevoir un ordre d'un moment à l'autre, et décamper en une heure; une fois l'enceinte forcée, il est probable qu'ils quitteront le village sur le champ. A Versailles, Renan et M. du Mesnil, chef de division de rinstructi(»n publique, disent que dans V(\\nnion des généraux l'enceinte sera forcée vers dimanche prochain. Aucun obus n'est t(»ml)é sur (Ihàtenay, ils ne dépassent pas Sceaux et llobinson, la vie dans notre petit village paraît toute tranquille; l'air est si bon, la campagne à l'entour jusqu'à Massy a été si bien nettoyée et travaillée, que je me croyais i-eporté à l'an dernier.
Le général dit qu'il n'a connaissance d'aucun loyer d'infection nouveau, (pie depuis deux mois la connnune a été îi'ès assainie, notamment par les soins du Conseil nmnicipal qui a beaucoup dépensé, (|ue ses hommes logés dans la maison (îicllou, où les l*i*ussiens avaient mis leurs variolcux, se portent parfaitement bien. Il est heureux que la gendarmerie et le général se soient logés chez nous, rola nous épargne un parc d'ai'tillei'ie comme chez M. de bal'aulotte, etc. Les gendarmes et