‹ Sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 52 sur 136 · Dos iii'ôvos · texte numérisé non relu

Dos iii'ôvos

— Affiche violente et indignée contre les cafards aristocrates. Glai'k sindigne contre les cléricaux d'ici, dit qu'il vaudrait bien mieux ouvrir les Musées le dimanche, organiser les concerts, multiplier les lectui'es publiques, etc.

Petit fait : Hier, dans Piccadiily, un policeman conduit trois dames à travers la chaussée pour les protéger contre l'embarras des voitures. — M' Russel paie deux shillings 2 pence par livre sterling pour les poor-ra(es et taxes nmnicipales, sur deux cent vingl-(|uatie \\\\r> sterling, loyei' présumé de la maison qu'il a louée pour vingt-deux ans.

J'ai déjà six lettres pour <>xf(»rd. .M. Grant jlulf, qui a loué la maison historique de llampden, à une heure d'tJxford, m'y invite pour dimanche, uiais je n'irai pas, je crois. Le dean Stanley a fait à AVestminster un éloge funèbre de Herschell, avec théorie de l'alliance naturelle et affectueuse de la science libi'e et de la religion: il est à la léle d'un mouvement pour inviter les dissidents à jtiéclier au besoin dans les églises anglicanes.

A MADAME 11. TAINL

nxCuid. 24 iiijii

.le suis arrivé depuis deux heures à Oxford, je vais

sortir jjour aller voir le vice-chancelier de l'iniversité,

et porter (juelques lettres de recommandation. J'ai été

LA COMMT NE 127

coiiibk' de |)olilesses à Londres; M. Gioti* a voulu absoliuiH'iit iii'avoir à diner hier soi)-, mou dernier soir. Sa leninie a CÙ) ans, elle est économiste, légiste, oratrice : a sloiit ii'onian in Ihe whole sensé ofthe word ', voix assez lorle, elle [lai'le dans les nieelimjs, avec gestes ou mains derrière le dos, poui' les droits politiques des l'enunes, avec beaucoup d'éloquence et d'humour. Elle s'est occupée d'économie politique, de (pieslions sociales, mais solidement, pratiquement, en voyant les choses avec ses yeux; elle doit m'envoyer quelques petits Irnc/s qu'elK; a écrits. Elle admire beaucoup nos paysans français, leur frugalité, leur self-denial- , leur énergie au travail, leur amour de leurs champs. Elle dit que le paysan anglais est tout autre, imprévoyant, dépensier, toujours à la charge de la paroisse, ou de divers bienfaiteurs, ou d'institutions bienfaisantes; (|ue d'ailleurs la leii'e anglaise est mauvaise; que même s'il pouvait l'acquérir, il ne saurait en tirer de quoi vivie, faute d'économie, et parce qu'elle a besoin d'être cultivée en grand avec de gros capitaux. — Son mari ferait un beau portrait pour Yan Dyck. Très grand, des traits fort marqués, 75 ans, un vrai gentleman, mais ({ui entend l'histoire à l'anglaise, seulement du côté politique; il a fait l'histoire de la Grèce, et n'est pas allé en Grèce; il ne se soucie pas de la figure des lieux, ni du climat. — A côté de moi M. Robinson, professeur de philosoi)hie à l'niversity Collège, et M. Bain, celui-ci un Ecossais .s7/r/?7>

Page 1