‹ Sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 56 sur 136 · I.A (JIMMIM · texte numérisé non relu

I.A (JIMMIM

'i visago frais et presque mutin ; cluis le plus Joli nid de vieille arcliitecUire, avec lierre et grands arbres, toutes !•'- richesses du confortable à l'intérieur. — M. Pattison ' -l un philosophe commentateur de Platon, très libéral. Sa femme dit qu'à Oxford on devient momie, et que les étudiants eullivriil leurs iiiusidi^s ,\u\ dé{>ens de leur cervelle.

Max Millier a épousé une sœur du dii'ecteur du Tinics; cinquante mille livres sterling de dot; lui-même .1 ji" ci'ois mille livres stcM'ling de traitement et vingt-quatre leçons par an. — Quatre enfants; grande luaison gothi- (|ue à intérieur ogival, entourée de verdure et de fleurs. — 11 ne peut avoir ici de collaborateur, ni faire germer la graine des philologues : quelques jeunes gens l'écoulenl et travaillent pendant un an ou deux ans; ensuite les pauvies laissent là la linguistique pour chercher une place fructueuse, elles riches pour entrer au Parlement. Cependant il dit que les idées répandues dans son cours et ses livres ])rennent racine, ont déjà modifié l'enseignement des langues classiques dans les collèges. — Il est attelé à un grand ouvrage, l'édition et la traduction du Rig-Veda. aux Irais du gouvernemv'iit.

Je n'ose penser aux événements de Paris, — parnu les désastres publics, je songe aux malheurs privés. Libon et Marcelin doivent être incendiés'.

I . I.omis quai du f.ou\ le et place de la Bourrue, ([ni n'ont [uis soullerl du feu.

(•iKIltMMjMtANCL

A MAhAAll.

nxlord, 'il m;ii

Je VOUS i^cvis froni flic Union club, éliibli^senienl Irùs romiiiOcleàUxford,oùroiiiii"aintroduileluùjeli'oiivL'tuii^ les journaux avec tout le conroilable possible. Coiiuiie ils entendent bien la vie élégante et agréable, et quel bon ordie, quelle prospérité! (iela fait le plus douloureux contraste avec notre pauvre pays. Je sais maintenant ce (jui a été sauvé de Paiis. à iiKiins (|ue les bombes à pétrole de P.elleville n'cillument de nouveaux incendies. La flamme et la destruction n'oid été qu'à dix minutes de chez nous, puisque la Cour des (]oin|jtes. la Légion d'boimeur et la caserne du quai d"(Jrsay sont en cendres. Les journaux anglais pai'lent avec pitié et douleur de nos calamités: mais ils sont sévères pour notre caractère et inquiets >ur nolic avenir. Ils voient dans cet. incendie le désir de l'éclat, l'emphase naturelle du révolutionnaire, la volonté diaboli(jue de finii' connue au cinquième acte dune féerie, au milieu de l'écroulement général. Ils disent qu'il y a un fond de férocité dans notre humeur, et que les derniers massacres à Paris montrent le singe qui devient tigre. Ils s'accordent à craindre pour l'avenir une Terreur l)lancbe. un cléricalisme étroit et défiant. (]ui en dix ans lendra au parti ]'év(»lutionnaire son crédit et sa force.

M. -Mfix Mùllei- est venu me voir ce malin . [>uis

[.A COMMUNE r>5

)\. .lowcll'. iii.istcr of |{alliol r'ollt'gc, savant lilxM'al asspz voisin de llciian. (jiii a ('Ci'it sur Platon et sur >aint Paul. Nous avons raisonné sur la nature et l'ori- Liinc (lu langaf;o, sur les niêtliodes de critique et de philosophie. Je dîne chez lui mercredi et aussi samedi, (•«'(le fois avec M. Mallliew Arnold. Kn liiMiéral ils me parlent anglais, et je leur réponds en français. — Le ricecltaucellor a témoioné être trt's satisfait de ma leçon. — Je viens de trouvei' dans la revue anglaise Nature un article tiès hienveillant sur Y Intelligence; M. Max Millier dit ({ue c'est la gi'andi* (piestion du moment, (pie lOiigine des idées et du langage est le point an(piel -■attachent le plus en ce niomenl les (•iiridsili's .inulaises.

A vrADAMi: n. taixf.

Oxfonl. (linmnclio '2S mni

Ma pens(^e lu^ peut pas quitter Pai'is. J'ai acheté nn journal anglais qui paraît aujourd'hui en contreltande. Il v a {\c)^ l'ues entières qui ont disparu; - — des femmes bien mises venaiciil jelcr du pt'ti'ole dans les raves; le lias de la rue du Dac, des portions des ines de Lille. Sainl-Dominiqne et de (Irenelle sont toinhés dans les llainiiies. -J'attends avec impatience l(»s jomnaux de ih'inain |i<(iii' avoii' des iKtnvi'lles de la victoire finale.

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