‹ Sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 57 sur 136 · Voir umw II. [1. 'hyi · texte numérisé non relu

Voir umw II. [1. 'hyi

ir.i CdUUKSI'O.NDANCE

Les reporters anglais de cinq ou six grands journaux parcourent les rues et donnent des détails navrants.

Je veux essayer de détourner mon esprit ailleui's, en vous envoyant des détails sui- ee que je vois de la vie anglaise; on me comble toujouis d'attentions.

Conversations chez M. Smilli, professeur de matlu'matiques. et à déjeunei' cliez M. Sackville Hussel aujourd'hui; hier avec M. Pattison, dean of Lincoln. proesseur de philosophie.

11 y a ini parti eonsidéraliie et actif |)Our faire révoquer la loi sur les substitutions e( le droit de l'uîiit'' à tous les immeubles.

Beaucoup de g-ens trouvent dangereuse la concentration des terres en un j)etit nombre de mains. Les paysans ici sont bien plus malheureux que chez nous, tout à fait des brutes, qui travaillent par gangs^ et soutenus pai' Ic^poor-rates-.

Quant aux woric-houses, on n'en montre aux étrangers que le beau côté; la tyrannie et les tracasseries y sont grandes; c'est pour cela (juc h^s pauvres minireiil de faim plutôt que d'y aller.

La convulsion qui vient de ruiner Paris, peut se produire en Angleterre. M. Pattison dit qu'elle n'est pas à craindre d'ici à vingt ans, mais qu'elle arrivera certainement un jour ou l'autre. Aucune force militaire à Londres, rien que des policeinen; trois millions deux cent cin(pianle mille lialiil.ints sur lesquels il y a bien

Page 1