‹ Sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 87 sur 136 · édition, in · texte numérisé non relu

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APRÈS I.A (ilEUl;!: 217

prunir sont Jolin Stuarl Mill ri h.iii! ( liuliiriion, sensation musciilairo donnant Tidée de l'étendue), et je les ai cités tout au long". Je n'ai emprunté à Spencer qu'une plirase (lï, 17)7) sur l(>s sensations musculaires de Tœil considérées connue syml)oles des sensations musculaires des membres locomoteuis.

Je trouve dans cette seconde édition si remaniée dt» sa psychologie des ressemblances nombreuses avec la mienne, par exemple tout ce qu'il dit des phénomènes cérébraux qui sont des mouvements par « leur, face objective », et des sensations, idées, etc., « par leur face subjective ». C'est la conclusion et, presque littéralement, la formule que j'ai donnée, I, 565.

Pardonnez-moi ces revendications; je me suis aperçu en lisant les Revues anglaises que l'on faisait de mon livre une simple imitation, une transcription française des théories anglaises. — M.Stuart iMill, dans un article de juin 1870, a bien voulu reconnaître que mon travail était entièrement original, et, à mon sens, cela se voit par la méthode employée, par les théories de détail et par les théories d'ensemble.

Par exemple, je diffère absolument de Spencer sur le fond des choses, je ne crois point du tout qu'il soit inconnaissable; surtout je n'admets point que le fond de l'esprit soit inconnaissable. — J'aboutis à croire que les seules réalités de la nature sont, non pas des puissances comme il le dit, mais des événements, sensations et mouvements, les puissances n'étant que la possibilité on la nécessité de ces événements. — La théorie la plus

voisine do la mienne est celle d'Heraclite et de Hegel; dès mes premiers écrits en philosophie. .j"ai pris pour adversaires les entités qu'on nomme force et substance.

De même pour Bain. Bien loin de croire que la laculté primordiale et élémentaire de l'esprit soit la perception des différences et des ressemblances, je pense qu'il n'y a là qu'un effet.

Croyez-moi, cher Monsieur, tout à vous et si jamais vous avez un après-midi à perdre, donnez-le-moi pour une conversation philosophique.

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