‹ Sa vie et sa correspondanceChapitre 102 sur 141 · Traduction de M. John Uuraiid · texte numérisé non relu

Traduction de M. John Uuraiid

'1. \.e tome I du Voij<i(jc cit Ilalic parut à la lin do janvier.

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dans ma tète. Tâche de trouver une heure pour h\ coni-

hler.

J'ai heaucoup travaillé cet hiver, j'ai fait un volume de six cents pages qui paraît dans la Revue ' et sera puhlié en novembre. Je vais commencer un petit livre intitulé Philosophie de l'Art en Italie pour Germer Baillière^ Mais je suis las et je n'ai guère cœur à l'ouvrage ; cependant il faut travailler, sans quoi on se ronge ; le spleen est toujours à ma porte, et quoique je tâche de le chasser et même de l'étrangler, il renfie souvent ; les raisonnements n'y font rien, c'est constitutionnel, et il remonte à l'École ; en somme la machine est moindre que la volonté, voilà la cause. Je m'absorbe tant que je peux dans l'occupation : mon cours m'a pris beaucoup de temps, et quoique j'aie laissé tomber beaucoup de relations, faute de pouvoir veiller, je suis encore une ou deux fois par semaine obligé de sortir le soir.

About est à Paris depuis trois mois. On joue la comédie chez lui, il suffit à tout et il est llorissant. Tu as lu son Turco dans les derniers numéros de la Revue; c'est charmant, il n'a rien fait de mieux.

Tu as vu dans les Débatte, il y a huit jours, un article de Prévost sur l'Esprit scientifique importé dans les lettres. — C'est son droit de me réfuter dans les Débats. Mais cet article avait été lu quel(|ues jours auparavant dans une séance publiipie de l'Académie, comme une sorte de maiden-speech officiel ; je trouve le pro-

t. Le Vo!ia(/e eu Itulic. loinc II.

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