‹ Sa vie et sa correspondanceChapitre 66 sur 141 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Reprise du travail. — Premier voyage en Angleterre. — AchtHeiiieiit de VHisloirc de la LUlrraturc amilaise. — Autres écrits : Articles, Etienne Mayraii, les Lois en histoire. — Nomination d'examinateur à l'École de Sainl- Cyr; première tournée d'examen. — Relations mondaines. — Premiers articles de la Vie parisienne. — Correspondance et Notes.

Vers la lin de ISô'J, l'état de santé de M. Taine s'était assez amélioré pour qu'il pût terminer son étude sur Addison'. Il avait écrit également une préface^ pour la seconde édition des Philosophes français et un article sur la Liherlé (le conscience de M. Jules Simon'. Au connnencement de ISOO, il refit presque entièrement sa thèse sur les Fables de La Fontaine; il la considérait comme une ébauche imparfaite, pour laquelle le travail de sa pensée avait été entravé par les nécessités d'ordre universitaire dont il a été question dans le précédent volume. Quatre grands morceaux

1. Parue dans les Débais des 2,4, 6 et 7 janvier 1860, sons le titre : Addison, son talent et ses œuvres. Ces quatre articles furent refondus dans la Litlératitre anglaise, tome III, chapitre iv.

'2. Publiée dans la Revue de l'Instruction publique du 12 janvier. Voir p. 92, note 1.

3. Journal des Débats du 1"' février, non recueilli en volume.

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riii'ciil iiisérrs (hiiis les Débats ' et cette troisième édiliuii, (jui était jn-esque mi livre nouveau, parut eu 1801 sous sou titre actuel : La Fontaine et ses Fables-. — M. Taine publia quelcpies semaines plus tard une grande étude sur la Comédie anglaise sous la Restauration^.

Tous les matériaux de l'Histoire de la Liltéialtiie an(jlaite étaient accumulés, mais d'importants morceaux restaient encore à rédiger et il fallait ensuite les coordonner en un plan d'ensemltle. M. Taine comprit que, pour faire vraiment une œuvre vivante, il ne devait pas se contenter de l'information livresque, ipi'il possédait aussi complète que possible, mais qu'il lui fallait eu plus étudier sur place la vie et les mœurs de la race et voir de ses propres yeux le sol qui l'avait nourrie. H partit donc pour l'Angleterre au mois de juin 1800 el y fil un premier séjour de deux mois.

On trouvera dans la correspondance peu de lettres datées de ce voyage et de ceux qu'il tit ultérieurement. Il travaillait énormément, courait les musées et les églises, faisait de longues lectures au British Muséum afin d'analyser quelques auteurs anciens dont les œuvres n'existaient pas dans nos bibliotiièques parisiennes ; il voyait beaucoup de monde dans toutes les classes de la société, il courait les faubourgs et la province. Le soir en rentrant, il écrivait de sa iine écriture serrée, sur de petits cahiers cartonnés, les im-

1. '28 avril. La Fontaine : V Esprit Gaulois. — i mai, id. L Homme. — 3 et 4 mai. Ici. Son talent et ses œuvres.

'2. I,a 7)" édition est précédée de ces deux lignes d'avertissement : « Ce livre» comme le Voyage aux Pyrénées, a été refondu et récrit presque en entier ».

5. hevue (les Deux Mondes, l-' mai 1860. La Comédie anglaise sous la Restauration des Stunrts : I. Le Public. — Id. 15 mai ; La Comédie, etc. : II. Les Poètes. — Refondus dans la Littérature anglaise, tome III, chapilre i: § 1 : Les \'iveiirs, § 2: Les Moiidiiins.

pressions et les renseigiiciucnts recueillis dans la JDunK'c ; il n'envoyait à sa faniille et à ses amis (|ue de courts liullelins de sanlé, se réservant de leur coninuuiiiiuer ses notes au retour. Ces petits cahiers, si pleins de faits sur la vie anglaise, ont servi d'abord de londeuienl au chapitre de conclusion du IV" volume de la Litléralure anglaise ; onze années plus lard, cédant aux demandes réitérées de ses amis, il les reprit, les refondit et les publia : ce sont les Noies sur VAngU-lerre.

A son retour de Londres, M. Taine écrivit son élude sur Carlyle* et, dans les premiers mois de 1801, celles sur John Stuart Mill-et sin- Tcnnysou '. —Les trois années qui sui-

1. .liraïKil (les Débats. T) articles. — 30 et 31 octobre 18()0, Carlyle, I et 11 : Son style cl son cspiit. — (i novembre, Id. III. Df l'Introduction des idées allemandes en Europe et en Angleterre.

— 7 novembre, Id. IV. Le Philosophe. — 8 novoiiihi-c, Id. V. L'IIislori'ii. ('.(^s articles, recueillis d'aborcl en un petit vobnnc paru à la librairie (Jcrnier-Baillére sous ce titre : l'Idéalisme anglais. Etude sur Carlyle, formèrent ensuite le cliapitre iv du cinquième volume de la Littérature anglaise. Ce cliapiire intitulé : la Philosophie et l'Histoire. Carlyle, porte comme sous-titres : § I. Son style et son esprit. §11. Son rôle. § III. Sa philosophie, sa morale et sa critique. § lY. Sa conception de l'histoire.

'2. Paru dans la Uevue des Deux Mondes du 1" mars 1801. John Stuart Mill et son système de logique. Voir p. 207, lettre à E. de Suckau. — L'étude sur Stuart Mill fut, comme la précédente, imprimée d'abord en volume cbez Germer Baillère sous ce titre : Le Positivisme anglais, étude sur Stuart Mill. C'est maintenant le chapitre v du tome V de la Littérature anglaise avec le titre : La Philosophie, Stuart Mill, et ces sous-litres : ^ 1. L'Erpérience ; § II. L'Abstraction. — Le Positivisme anglais était précédé d'une préface qu'on trouvera à l'Appendice II, p. 381, avec une lettre de John Stuart Mill.

3. Journal des Débats, 3 avril 1801, Tcnnyson: I. Son talent.

— 4 avril, Id. Il : Son œuvre. — 0 avril, Id. III. Son public. — Ces trois articles sont refondus dans le >'■■ volume de la Littérature anglaise, chapitre vi, qui a pour titre: La Poésie, Tcnnyson. et comme sous-titres : .5 1. Le Talent et l'Œurre ; ^ 11. Le Public.

virent ce premier voyage en Angleterre' lurent consacrées presque exclusivement à la rédaction de son grand ouvrage ; il en publia successivement des parties séparées, comblant les lacunes de son travail antérieur et faisant des études nouvelles sur les périodes qu'il n'avait pas encore traitées. Ainsi parurent, en 1801, les Mœurs et les Lellres à la fin du XVIII' siècle en Angleterre^ ; en 1862, les Poètes anglais au XV 111° siècle^; les Saxons en Angleterre, leurs mœurs et leur poésie'^ ; la Réforme en Angleterre auXVI" siècle^; la Poésie moderne en Angleterre '^ ; Chaucer et son temps ''. — Après un second voyage en Anglelerre,dans l'été de ISO'i, il publia en

1. Sur SOS liésilatiuiis à cette époque, voir p. 'J07, lettre à Edouard de Suckau.

2. Revue des Deux Mondes, l" et 15 décembre. Les Mœurs cl les Lettres etc. : l: la Religion et la Politique. Id. II. h'S llomtniciers. — Refondus dans la Littérature anglaise, tome III, livie III, l'Age classique, chapitre ui, la Révoluliou, et tome IV, Id. chapitre vi : les Romanciers.

5. Journal des Débats, 5, 4 et 8 janvier : les Poètes, elc, Pope ; 0 janvier, Id. les Successeurs de Pope ; refondus dans la Littérature anglaise, tome IV, livre III, chapitre vu, les Poètes.

4. Revue nationale du 10 mars. C'est le premier article de M. Taine dans cette revue. Refondu dans la Littérature anglaise, tome I, livre I. les Origines, chapitre i, les Sa.rons.

h. Id. 10 avril et 10 mai ; refondus dans la Littét-ature anglaise, tome I, livre II, la Renaissance, chapitre v, la Renaissance chrétienne.

6. Revue des Deux Mondes du 15 septembre ; la Poésie, etc.: I, les Précurseurs et les chefs d'école. — 13 octobre, Id. II. Lord Ryron ; refondus dans le tome IV, livre IV, de la Littérature anglaise, chap'ilre I, les Idées et les œuvres; chapitre n. Lord Byron.

7. Journal des Débats du 16 décembre : Chaucer, etc. En quoi Chaucer estdu Moyen Age: Poèmes d'imagination. — ITdccembre, Id. Ibid. Poèmes d'amour. — 18 décembre : Id. En quoi Chaucer est Français : Poèmes satiriques et gaillards, — 24 décendjre ; Id. En quoi Chaucer est anglais et origiiml : ses portraits et son style. — 25 décembre : la Décadence du Moyen Age ; refondus dans la Littérature anglaise, tome I, chapitre lu, la Mouvelle languc.

ANNEES 1 800-1 80". I8<.t

ISdô/r.s Mœurs cl IcsLelIres en Aii/ih-lcrrc au }foiien (hje^ ; lex Poêles anglais de la Renaissance- ; le Thédlic anglais delà Renaissance^, une nouvelle élude sur Millon'^, complétant celle (le 1857; tes Prosateurs anglais de la Renaissance^ ; Sheridan '^ ; puis les trois articles intitulés : Voyage en Angleterre\ qui forment la conclusion du quatrième volume, et enfin la célèlire Inlroduclion de Vllisloirc de la Lilléralure anglaise, qui devait soulever tant de j)olénii(|nos **; elle parut dans la Revue germanique sous ce tifif: l'Histoire, son présent et son avenir.

Le grand travail qui avait absorbé sept années de la vie

1. llcvuc (jcnnaniqup du l"'^ janvier 18()ô ; refoiidu comme les précédents dans le cliapitre do la Nouvelle Langue.

2. Journal des Déhals, '22 janvier 1865. Les Poètes, etc. ; les Causes, les Mœurs et l'Esprit de ta Henaissance. — 25 janvier, Id. La culture et tes modèles de la Henaissance. Les Précurseurs , Surrey. — 15 mars, Id. Sir Pliilippe Sydney. — 10 mars, la Poésie pastorale. — 24 mars, Id. S/icnser, son Esprit. — 25 mars, Id.lhid, Son Poème; refondus dans la Littérature anglaise, {omc I, livre II, chapitre i, ta Henaissance païenne, %\ : la Poésie.

5. Hevue germanique, \" avril et X" mai ; refondu dans la Littérature anglaise, tome II, livre II. cliapitre ii : la Renaissance païenne, le Théâtre.

■i. lievuc de l'Instruction publigue du 9 avril ; refondue dans la Littérature anglaise, tome II, livre II, chapitre vi.

T). Journal des Débats, du 5 juin. Les Prosateurs anglais de ta Renaissance : I, ta Fin de la Poésie et te commencement de la Prose. — 4 juin, Id. II, Robert liurton et Sir Thomas Rrowne.

— T) juin, Id. III, Bacon ; refondus dans la Littérature anglaise. tome I, livre II, chapitre i, § II, la Prose.

(). Revue de l'Instruction publique, du t) novembre ; refondu dans la Littérature anglaise, touio III. livre III, cliapitn^ iri, la Révolution.

7. Journal des Débats, 50 octobre : Voyage en Angleterre. I, Le Climat et l'Homme. — 51 octobre, Id. II, l'Industrie et l'État.

— 5 novembre, Id. III, l'État et la Religion ; refondus dans la Littérature anglaise, tome IV, livre IV, Conclusion, § II, le Présent.

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