‹ Sa vie et ses œuvres;Chapitre 14 sur 46 · F.XIX · texte numérisé non relu

F.XIX

Ouaud deux vérités en présence paraissent opposées, il ne faut touclier ni à l'une ni à l'autre; il faut se dire qu'il y en a une troisième, restée dans le secret de Dieu et qui se révélera pour les concilier.

Les jn'ofondeurs de l'àme sont labyrinthe et ténèbres sans le flambeau de la religion. Abandonnés à nous-mêmes, nous sommes comme des eaux souterraines, nous ne réfléchissons que la voûte sombre de la destinée humaine.

LXXÎ.

A toutes les conditions d'âge et de latitude, il y a des âmes et des intelligences compatriotes et contemporaines.

PENSÉES. yr,

C'est la puissance même de l'intelligence humaine qui lui révèle ses limites.

On acquiert en [proportion de ce qu'on possède.

Ecrire au crayon, c'est comme parler à voix basse.

Il faut toujours acheter un peu ses bonheurs: c'est justice, mais le moment oii l'on paie est rude.

Tout bon moment creuse ses regrets.

9(3 PKNSEES.

L XX Vil.

La langue même nous dit l'infériorité des colleetil's en eomparaison du singulier. A le prendre très-haut, comparez ce qui se passe en nous en prononçant les dieux et Dieu! L'homme et les hommes! En descendant toujours, assurer de son amitié, c'est promettre l'affection; offrir ses amitiés n'est qu'une politesse. On peut parler de ses amis, sans avoir, ni donner l'idée qu'on possède un ami. Le respect est chose grave pour celui qui le ressent, il est le comble de l'honneur [>our celui qui l'inspire; mes respects ne sont qu'une formule. Un intérêt dans la vie est tout ce qu'on y cherche; des intérêts sont à peu près rien. Il y a plaisir aux occasions qui réclament lui compliment; mes compliments courent les rues. Tout le monde a des ennemis; un ennemi (;'est autre chose. Il faut être quelqu'un pour avoir un ennemi, il faut être une force, pour qu'une autre force se mesure avec elle.

L'Immortalité! SU n'y en avait pas pom I homme, ce ne serait pas seulement l'avenir qui serait ôté à l'âme, mais encore le passé : ces deux temps sont corrélatifs. Sans Dieu et nous pour y assister le passé ne serait nulle part: le néant serait avant et après : la iuéiuoir(^ serait aussi vaine que l'espérance.

La vérité seule est féconde; Terreur stérile en elle-même, ne produit que par la portion de vérité qu'elle contient : elle peut bien faire arriver à la vie, mais la vie quelle donne ne peut se transmettre : c'est comme dans les races hybrides.

l.XXX.

Xe cherchons jamais la vérité hors de l'Eglise, mais ne la laissons pas inerte dans son sein, u. 7

PENSEKS.

La trace du péché originel se retrouve dans toutes les âmes, comme celle du déluge sur les plus hautes montagnes.

Lxxxn.

Je ne vois que Dieu |M»ur nous réconcilier avec le monde.

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