‹ Sa vie et ses œuvres;Chapitre 29 sur 46 · DE L'ÉGLISE ET DE SA FORME · texte numérisé non relu

DE L'ÉGLISE ET DE SA FORME

dans le sens de la manifestation. Déterminée dans les règnes de la nature par les qualités et la force du principe intérieur, on voit toujours la forme rester fidèle à l'idée, soit qu'on l'étudié dans la créature intelligente ou seulement animée, soit qu'on la suive dans l'organisation végétale, ou même dans le règne minéral : partout un premier type, partout l'être s'élevant davantage dans l'échelle des êtres à mesure qu'il est plus complet dans sa forme.

Dans les œuvres de la peinture, de la plastique, n'est-il pas impérieusement commandé au peintre, au sculpteur qui réalisent une idée, de se tenir attachés le plus possible à lui conserver son caractère, à la montrer vivante dans sa manifestation? Le marbre et la toile qui s'animent sous la puissance de l'idée, ne sont-ils pas simplement chargés de la matérialiser, et l'artiste, tout en demeurant libre, n'est-il pas astreint à la faire reconnaître, à la rendre sensible, à s'y tenir étroitement uni? Jusque dans l'architecture, le plus rationnel des arts , n'y a-t-il pas accord nécessaire entre le plan de l'édifice et le besoin auquel

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