UÀND ELLE ÉTAIT ENCORE DANS LE MONDE
13 novembre 1856.
Subordonner tout à la vie intérieure.
Le matin. Demi-heure de méditation, la sunte messe, lecture de l'Écriture sainte. Dans l'aprèsmidi. Demi-heure devant le Saint-Sacrement. 2,3, dizaines de chapelets.
Le soir. — Lecture de la Vie des saints ou des Actes des martyrs. Pour la méditation : pendant 5 ou 6 minutes, se pénétrer profondément de la présenceréelledeNotre-Seigneurenmoi, uissur une parole de l'Évangile s'entretenir avec Jés s- Christ, l'écouter dans le silence. Quand cette parole ne nous dit plus rien, en prendre une autre. La lumière se fera, Jésus se parlera fci moi , s'éclairera en moi. — Puis prendre un résolution pratique et particulière pour la joui
née. Les effets de cette méditation sont de me faire vivre en Jésus, de sa vie intime, intense, ardente. Je parle, c'est Jésus qui parle, je suis l'organe. J'agis, c'est Jésus qui agit, ce n'est pas moi. Je m'efface, je meurs à ma vie naturelle. Mes visites de pauvres, je les fais dans cette union; c'est Jésus qui entre, qui parle par moi ; je laisse répandre cette lumière qui est en. moi. Je n'ai plus de motifs naturels, je sanctifie les âmes et je me sanctifie moi-même ; il n'y a plus d'agitation, de dissipation par les bonnes œuvres : elles ne sont ainsi qu'un exercice de plus de recueillement intérieur. « Celui en qui je demeure porte beaucoup de fruits. » Communier souvent pour avancer dans cette voie de Dieu.
«3 décembre i83t>.
£n s'efforçant de garder la présence de Dieu, l ne faut pas chercher une trop grande perfection. L'intention que nous en avons supplée pendant les distractions. Seulement il faut avoir soin entre chaque œuvre de rentrer en moi où. Notre-Seigneur m'attend. — Je dois veiller surtout à devenir humble; c'est le fondement de la vie intérieure. — Mes pensées d'amour-
propre, de désir de l'estime, sont un piège du démon. Le moindre levain d'amour-propre suffit pour m'enlever tout le mérite de mes bonnes œuvres et je dois avoir sans cesse à l'esprit cette parole de Saint Paul : « Ce qui paraît grand aux yeux des hommes est petit et méprisable devant Dieu. » Quand j'ai ces pensées de satisfaction sur moi ou que je m'entends louer, je dois me souvenir de mes grands défauts et m'humilier tant que je puis de mes mauvais penchants «levant Dieu. — C'est là mon principal travail, ma grande affaire pour le moment : chercher à être plus humble.
21 janvier 1857.
Il faut m'attacher à mortifier mon corps, car Notre-Seigneur régnera dans mon âme dans la mesure que je régnerai sur mon corps ; le corps a entraîné l'âme ; il a une dette à acquitter envers elle. Les jours surtout où j'ai le bonheur de faire la sainte communion, quand je possède tout entier l'esprit de Notre-Seigneur, il faut me renouveler dans cette résolution le me mortifier, me plonger dans l'amour de Notre- Seigneur. Le bon Dieu ne m'envoie pas de croix
ÎI8 BINE m: SEGDB
parce que je suis trop petite pour les porter; mortifier à chaque instant; ce
t pas tant la mesure des souffrances que l'anr avec lequel on les offre à Nôtre-Seigneur. Pour ma vie intérieure, il faut m'attacher à être moins Marthe et 'lavant ; et comme
Jean-Baptiste le «lisait de Notre-Seigneur, je peui aussi le dire d-' ma t de ma
I ieure : » // fuut qu'il croisse li-
me. » 11 faut que ji' modère, que je calme ma ire ; — Dien m' • un attrait
ir les œuvres di> ; qu'il soit béni I
Mais pour les bien 1" ivanl tout laisser
jV>us vivre en moi ; car, ma nature d'elle-même peut rien; — les sait. pissaient si j>
i ment sur les âme^ que parce qu'ils laissaient is agir en eux. — Quand donc je me sens dissipée, il faut doue»' oent me ramener en moimême avec ir, fairi' souvent, quand je suis au milieu des autres, des actes urs d'amour, de foi, d'espérance, d'humilité, de c n fiance, afin qu'à ces moments même de distraction, je puisse entendre si le Seigneur veut une parole ; car il ne parle que lorsqu'on se tait; il veut ie calme et le recueil ement. — er en cela ia sainte Vierge. Faire ptuileirce pour l'Église.
APPENDICE lit
5 février 1837.
Les tentations qui m'affligent sont no sk'np. ■eledémon est mécontent le moi; il faut les
mépriser. Les chasser par de courte il liions à Jésus ouà Marie ; ces combats sont iment spirituel.
i la mortification, il ne faut pas <]■' des peines; je peux être tranq ix ne
me manqueront pas ; c'est la promesse de it infaillible; mais il attend que je p rter; maintenant je prépare la place aux ils.
Heurs, sans aller si loin, je peux me morliiii-r a efa tant ; ce ne sont cho-
5 que Dieu demande ; / à faire les choses communes il' unmanière non commune ; il faut donc in'imposer, par exemple, la mortification de me lever promptementsans m'éeouter(ei pensant que c'est Notreti ur qui est la et qui m'appelle); ne jamais passer un jour sans me mortifier à un repas. — Me mortifier pour le froid. Me mortifi sr dans mes paroles et ne pas dire ce
s ne-louange, ou ce qui n'est pas charitable pour mon prochain, quel ^e, petit que cela soit.
Voilà deux petites privations qui sont infiniment précieuses à Notre-Seigneur, faites avec amour. Ce qui est important, c'est de faire ces choses avec régularité, non par saillies.
Il faut le soir me punir si j'ai manqué à ces petites mortifications dans ia journée. — Puis, quand Dieu m'envoie une peine de quelque nature quelle soit, comme une migraine, par exemple, il faut dire de temps en temps : « Seigneur Jésus, je vous aime, j'aime ce mal que vous m'envoyez. »
Pour la méditation, les aridités que je sens en commençant ne sont pas un temps perdu ; au contraire, ces efforts plaisent à Notre-Seigneur ; — dans un temps marqué par lui, quelquefois tôt, le plus souvent tard, Il nous récompense en un moment de ces jours de travail. — Ce n'est pas le succès qui fait notre mérite devant le bon Dieu, mais le combat, le travail.
Quand je me sens aride, je dois faire ma méditation pendant une demi -heure au moins. — Si Jésus me parle, je peux prolonger pendant trois quarts d'heure, mais sans aucune obligation. — Il ne faut pas me décourage; de ces sécheresses; elles m'avancent dans la voie quoique je ne îe sente pas; tout cela n'est que le commencement des combats qui m'attendent. Mais
je ne dois pas me juger moi-même ; il faut croire au jugement de mon père spirituel ; il me dit que je suis dans la bonne voie , que j'avance, que tout ira bien, puisque j'ai le bon vouloir ; — il me dit que Notre-Seigneur m'aime spécialement, qu'il veut que je sois sainte. — Je veux donc me soumettre, avoir toujours confiance en Jésus et penser que sa miséricorde est plus grande que nos misères.
Continuer mes communions trois fois par semaine sans m'effrayer de cette grâce si grande ; saint François de Sales dit qu'il y a deux sortes de personnes qui doivent souvent, communier : les parfaits, parce qu'ils en sont dignes ; les imparfaits, pour le devenir. Eh bien, c'est comme imparfaite qu'on me permet de recevoir Notre- Seigneur, car c'est lui qui est la racine, le fond, la vie de la perfection ; il faut m'y préparer avec ferveur et grand soin, mais ne pas m'étonner si je ne s^ns pas de suite les effets de la sainte commun.jn ; — elle agit sans paraître. Bon cou rage donc.
21 février 1857.
Pour les pensées tourmentantes qui me viennent, il faut les laisser tomber ; si elles revien-
nent, il faut les supporter avec patience ; c'est une malice du démon qui veut m'empêchai d'avancer; mais ce temps de combat n'est | du temps perdu, et le bon Dieu me prépare sans doute de plus grandes épreuves ; peu à peu, ces pensées tombent ; il ne faut pas m'en inquiéter.
Il ne faut pas me décourager quai vois si imparfaite ; c'est très-bien de m'en humilier, mais le découragement, c'est de l'orgueil; je voudrais avoir la satisfaction de sentir que je suis sainte; eh bien, je ne commencerai aie devenir que lorsque j'aimerai mon abjection, et plus je m'approcherai du bon Dieu, plus je me sentirai petite et misérable.
C'est vrai, je suis encore bien petite, je ne fais que commencer ; je suis bien peu de chose encore, mais le bon Dieu a mis en moi de bons germes, de la bonne volonté, il veut que je devienne quelque chose ; il faut que j'aie bien confiance en lui, car il est sans cesse appliqué à moi, et pour nous montrer que sa protection ne nous manquera jamais, Notre-Seigneur nous affirme que la majesté de son Père céleste ne laissera pas tomber même un cheveu de notre tête. Quant à 1 attrait que je sens pour la pénitence, il faut le suivre, me mortifier en tout, me rappeler que Notre-Seigneur à qui comme Homme Dieu
« la création tout entière s'est proposée » [saint a refusé volontairement toute consolation de la part des créatures, que jamais il n'a voulu sentir une jouissance de la nature. Eh bien, nous devons tâcher de l'imiter dans ce détachement des sens : me priver d'un regard de curiosité, réprimer le sentiment de jouissance que peuvent me donner soit une musique agréable, soit l'odeur d'un parfum, soit la vue d'un beau temps et du soleil, me laisser moins aller à rire, surtout pendant ce temps de carême, enfin me retiier peu à peu de cette vie extérieure. Voilà l'esprit de pénitence et d'austérité que je dois demander à Noire-Seigneur.
14 nv.rs 1857..
Mon grand défaut, que je dois absolument vaincre, car il suffirait pour arrêter tous mes progrès dans la vie spirituelle, c'est le trouble, l'empressement, l'agitation intérieure et extérieure. Il ne faut pas me créer des obligations par rapport aux autres dont je ne suis pas char- «it quand même j'aurais mis un peu de lâcheté dans l'accomplissement de mes devoirs, ! ' ait pas m'en troubler et que jamais cela ne me fasse perdre la paix.
Do même pour mes exercices spirituels, il ne faut pas qu ils soient un sujet de trouble pour moi, car ils ne sont que des moyens d'arriver à li perfection, qui est d'aimer le bon Dieu, de ne pas le craindre comme sa servante, mais de l'aimer comme son enfant.
J'ai beaucoup de zèle, mais il est mal r et avec des éléments qui feraient mardi' gros navire, je me dissipe en vapeur qui fait plus de bruit que d'effet. Il faut donc me calmer et prendre trois moyens : le premier, prier pour obtenir cette paix, car la prière est la grande clef qui ouvre tout. Puis me modérer dans mes actions; quand je m'aperçois que je suis agitée, dissipée, empressée, il faut me calmer, parler et agir doucement, éloigner comme une tentation les pensées qui m'agitent. — Enfin dm pénétrer de la présence en moi de Notre -Seigneur, du Saint-Esprit : si je devais porter à travers la ville, un vase d'une liqueur précieuse, avec quel soin je veillerais sur mes mouvements pour ne pas en verser quelques gouttes! Eh bien, mon enfant1, souvenez- vous donc quel est celui que
i . On remarquera ici comme plus loin que ma sœur, résumant les conseils de son directeur, empruntait souvent la forme môme de gon langage qui était celle d'un entretien d'un père avec sa fill» spirituelle.
voire corps contient, et quand vous vous dissipez, pensez que c'est l'Esprit de Dieu, l'onction sainte que vous répandez hors de vous-même!
Quand vous entrez dans une église, vous réglez vos mouvements, vous parlez à voix basse, vous vous recueillez et vous vous calmez ; pourquoi? Parce que vous êtes chrétienne et que vous adorez la présence de Dieu qui est là ; mais n'êtes-vous pas vraiment et réellement le sanctuaire de Notre-Seigneur ? Soyez donc en effet son temple animé, car vous le portez comme la sainte Vierge portait l'enfant Jésus en elle ; figurez-vous sa douce gravité, sa paix et son recueillement; tâchez de l'imiter, et méditez sur cette présence intime de Dieu, qui vous pénétrera de paix et de tranquillité.
Puis, si vous êtes encore troublée malgré vos efforts, vous devez accepter avec patience cette épreuve, carie démon vous attaquera sans doute à mesure que vous combattrez davantage ; mais le bon Dieu couronne le travail et non le succès. Ce doit donc être votre principale application.
3 avril 1857.
Je suis troublée davantage parce que le démon engage le combat avec moi ; mais il faut parve-
nir absolument à acquérir la paix de l'âme, car sans cela je ne ferai rien. Pour moi, la chose nécessaire, c'est de simplifier tout ; simplifier mes exercices spirituels, simplifier ma vie extérieure, parce que tout ce que j'ai à faire au-dedans de moi, mon travail doit être entre Jésus-Christ et moi, il faut que je me recueille, que je me retire en moi pour posséder Notre- Seigneur, selon la parole de l'Écriture : « Ramasse-toi tout entier dans la sainteté, » car « le royaume de Dieu est au dedans de nous. »
Notre-Seigneur m'a évidemment donné la vocation à la vie intérieure ; c'est une grande grâce, mais c'est une responsabilité. Pour conserver et aug mentei cette grâce, il faut que j'évite tout ce qui me porte au dehors, j'ai besoin de peu d'exercices spirituels : c'est de méditer seule en moi-même avec Notre-Seigneur, qui m'est nécessaire et qui m'avancera; tout ce qui me ramène au dedans m'est bon, tout ce qui me fait sortir de moi ne m'est pas bon, même quand il s'agit de bonnes œuvres ; car je ne dois donner autour de moi que de mon abondance, et c'est d'abord et surtout cette abondance qu'il m'importe d'acquérir et d'amasser en moi-même. Quand je me sens dissipée, il faut que je pense à imiter iSotre Seigneur qui était en même temps
sur la terre et dans le ciel , que dans mes occupations extérieures, je demeure aussi en Jésus. Je dois travailler à obtenir cette paix, avec confiance, sans découragement et me rappeler que je ne fais que commencer â dans la vie intérieure, que l'union à Notre- Seigneur est un but et non pas seulement un moyen ; que la vie de travail, la vie de guerre , la vie de souffrances, la vie de combats n'est pas un temps perdu et qu'il me faut passer par là pour arriver à la vie iinitive qui doit être notre perfection.
18 avril 1857.
Mon défaut est de manquer d'obéissance.
Pour tout le monde l'obéissance est nécessaire ; mais avec mon caractère et mon genre d'esprit, j'ai un besoin particulier d'obéir à mes supérieurs ; il faut que je sois soumise : aujourd'hui, par exemple, je dois prendre la ferme résolution d'obéir en ce qui concerne mes prières, que mon Père m'ordonne de toujours dire simplement et sans scrupule : ce point seul, si j'y manquais suffirait pour m "arrêter dans mes progrès spirituels.
Quant à mes troubles, il ne faut pas trop m'«*û
inquiéter et tâcher de n'y pas faire attention ; il tic faut jamais discuter avec une pensée qui me tourmente. Souvenez -vous bien, mon enfant, que le bon Dieu agit dans la paix, et toutes les fois qu'une pensée vous causera du trouble, même si elle vous semble bonne et venant de Dieu, ne vous y arrêtez pas, et repoussez-la comme une tentation.
Tous êtes portée à la pusillanimité, vous vous préoccupez facilement de vous-même, et des autres dont vous n'êtes pas chargée ; vous vous inquiétez de toutes ces choses ; mais comprenez bien, que vous n'avez aucune intendance, que vous n'êtes chargée que de vous-même ; — toutes ces craintes , toutes ces inquiétudes , toutes ces petites peines, sont des toiles d'araignée que le démon tend autour de vous, pour vous arrêter et vous embarrasser ; laissez tomber tout cela, comme de la poussière qui obscurcit vos regards vers Dieu ; élevez votre esprit, pénétrez-vous de pensées grandes, fortes, généreuses ; agrandissez votre cœur; ayez un grand cœur pour le bon Dieu ; soyez généreuse ; c'est comme cela que vous avancerez en Notre-Seigneur; pensez que vous êtes greffée en Jésus-r.hrist (Saint Paul) que vous devez croître en lui à chaque instant, que toutes nos actions, le sommeil,
le manger, le boire, les paroles, tout ce qu& nous faisons peut et doit servir à la gloire de. Dieu. Quelle grande pensée et comme elle nous élève en Dieu !
Souvenez-vous aussi de bien continuer vos mortifications, car plus nous tenons notre corps sous le joug, plus nous avançons dans l'amoiu: de Notre-Seigneur. Mais surtout appliquez-vous à laisser tomber vos préoccupations et vos petitesses et travaillez à vous élever généreusement en Dieu.
2 mai 1857.
Il faut bien garder la paix, car la paix, c'est Notre-Seigneur ; vous savez, mon enfant, que vous avez Notre-Seigneur en vous ; vous voulez le servir, il est à vous, vous êtes à lui ; conservez donc soigneusement cette paix : même après une faute, si nous avons la paix, nous retrouvons de suite Notre-Seigneur.
Il faut prendre garde au relâchement, surtout dans ce temps de Pâques où nous n'avons plus les austérités du carême, où tout nous porte à la joie, et puis dans ce moment du printemps où la nature s'ouvre, s'épanouit, où il y a une sorte de courant qui nous entraîne au dehors.
Voyez dans la vie des saints ; lorsque tout se répandait ainsi autour deux, ils rentraient en eux-mêmes ; ils résistaient à cette vie extérieure. £h bien, mon enfant, il faut aussi lutter contre le courant ; je ne dis pas qu'il faut vous guinder, ma»is il faut vous contenir. Je sais qu'il y a temps pour rire et temps pour pleurer, comme dit l'Écriture ; mais il ne faut pas que notre joie soit terrestre, soit animale ; il faut que notre joie soit spirituelle [saint Jacques).
Contenez donc bien votre chair : si vous aimez le bon Dieu, vous serez ingénieuse à vous mortifier ; privez-vous d'un plat, d'une bouchée même; dans voire conversation, dès que vous vous apercevez que vous êtes trop dissipée, dites intérieurement un mot à Dieu, parlez-lui un instant. Vous ne sauriez croire combien cela vous avancera dans la vie intérieure. Et puis obéissez en. tout à ce que votre père spirituel vous ordonne, une direction ne peut être utile que si l'on se soumet absolument.
— Avec mon genre d'esprit spécialement, la désobéissance m'entraverait bien. Il faut donc m'appliquer à remonter un peu la machine spirituelle et dans ce mois de Marie obtenir de la sainte Vierge que je sois bien iidèlc à Dieu.
iPPENDICE 231
23 mai 1837.
Prenez aujourd'hui, mon enfant, la résolution dètre bien obéissante; quand vous vous sentez faiblir, faites un signe de croix, rappelezvous vos promesses, prenez garde que le bon Dieu ne vous envoie le scrupule, car c'est souvent une pénitence aussi bien qu'une épreuve, et vous auriez beaucoup à souffrir.
Votre principal ennemi c'est votre propre esprit: eh bien, ma fille, combattez-le ; travaillez à devenir bien simple., soyez obéissante comme un petit enfant ; obéissez avec ingénuité, mais en même temps avec générosité à la parole que l'on vous donne.
Dans ces jours de fêtes tout intérieures, l'Ascension , la Pentecôte , la fête du Saint- Sacrement, appliquez-vous à rentrer en vousmême ; conversez avec Notre-Seigneur. « Retirez-vous des choses extérieures et méditez les intérieures, et le règne de Dieu viendra en vous. » (Imitation.) Notre perfection c'est le; règne de Jésus-Christ en nous ; c'est ce que nous cherchons. Quand Notre-Seigneur nous retire la consolation, soyons plus humble,