‹ Sabine de Ségur, en religion sur Jeanne-FrançoiseChapitre 71 sur 116 · CHAPITRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIEME

persuadée que si vous vous y trouvez, vous voudrez bien vous unir à ceux de ma famille qui m'entoureront ce jour-là. C'est unf preuve d'affection que je vous demande ; de .mon côté, soyez assuré que je ne vous oublierai pas devant Dieu; souvent déjà j'ai tenu la promesse que je vous ai faite de prier pour vous. Croyez, cher Monsieur, à mes sentiments bien affectueux,

Sœur Sabine de Ségur.

Ayant appris que sous l'empire de je ne sais quel sentiment passager, il s'était confessé, elle lui écrivait, le dimanche de la Passion :

17 mars ISUl.

Dieu soit mille fois béni de ce qu'il vient de faire en vous! Cela ne m'étonne pas, il y a longtemps que j'avais le sentiment que vous vous rendriez enfin à Notre-Seigneur, et si dans le monde je priais déjà de tout mon cœur, sans vous le dire, pour votre chère âme, depuis que ji suis ici, consacrée à Dieu, je partageais le désii ardent de notre bon Sauveur d'avoir votre âme tout entière à Lui !

Aussi ma seule prière, depuis quelque temps

surtout, est-elle de simplement dire 'pour vous : « Seigneur Jésus, sauvez cette âme que vous aimez tant ! » et je savais bien que cet amour ne vous ferait pas défaut! Oh! combien vous devez aimer Dieu, combien vous devez lui ouvrir entièrement la porte de votre cœur, à laquelle II rappait depuis si longtemps ! Quelle joie a dû régner dans le ciel lorsque vous avez eu le bonheur de vous agenouiller aux pieds du Sauveur pour revenir à lui 1 Pour moi, j'en ai été bien heureuse, et je redouble à présent mes prières afin que vous puissiez désormais être tout à Jésus-Christ et qu'il vous compte au rang de ses fidèles amis, dans ces temps d'épreuves pour l'Église où il est impossible d'être chrétien à demi!.

Je vous demanae à mon tour une grâce : c'est que lorsque pour la première fois cette année vous aurez le bonheur indicible de vous approcher de Notre-Seigneur et de faire avec lui cette Pâque qu'il désirait depuis si longtemps, vous disiez une petite prière pour moi, car à ce moment bienheureux, rien ne pourra vous être re fusé ! Je vous demande aussi d'ouvrir quelquefois le livre de Y Introduction à la vie dévote, que je vous avais laissé dans l'espérance qu'il vous servirait un jour, ainsi que le saint Evangile.

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