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Fig. 27. — Rouleaux et pilons en pierre du Sahara.
Coll. Gautier au laboratoire d'Anthropologie du Muséum. (1/6 do la pr. nat.)
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On est frappé d'abord du grand nombre des échantillons signalés. Tous les voyageurs sahariens en ont rencontré. Lenz en a reproduit quelques-uns provenant de Taoudéni l . J'ai déjà dit que le capitaine Flye en a rapporté de l'Iguidi. Foureau en mentionne un grand nombre *.
Il est tout naturel que les outils de ce genre soient extrêmement nombreux, puisqu'ils sont encore en usage au moins sur certains points et dans une certaine mesure.
Dans les oasis sahariennes (Touat, Tidikelt) on se sert pour moudre le grain de la meule méditerranéenne, algérienne, deux disques en pierre accolés, et réunis par un axe en fer autour duquel on fait tourner le disque supérieur au moyen d'une poignée également en fer. il y a probablement très longtemps que la meule s'est substituée au rouleau écraseur, sur lequel elle a une supériorité évidente.
Il faut noter pourtant qu'on emploie encore pour écraser les noyaux de dattes (car on ne laisse rien perdre), un petit disque en pierre, de la grosseur du poing, creusé au centre de chacune de ses faces planes d'une petite cavité. Encore est-il que cet instrument semble devenir de jour en jour plus désuet, car en ayant trouvé un dans les ruines de Mzaourou j'ai eu toutes les peines du monde à m'en faire indiquer l'usage. Il me paraît évident que ce disque à écraser les noyaux de dattes est le dernier représentant des rouleaux écraseurs.
Au sud des oasis la meule algérienne disparaît, au moins dans le Sahara central, car, par l'intermédiaire de la Maurétanie elle a atteint Tombouctou.
Les Touaregs de l'Air font usage du rouleau écraseur, les affirmations de MM. Foureau et Chudeau, confirmées par une photographie très nette de M. Foureau ne laissent pas de doute à ce sujet.
Il est certain aussi, que le rouleau écraseur est actuellement en usage, sinon dans tout le Soudan du moins au Mossi *.
Il faut noter pourtant que, dans l'Air à coup sûr, et peut-être aussi dans le Mossi, le grain est d'abord concassé, le plus gros de la besogne est fait dans un mortier en bois, avec un pilon en bois (du type si commun dans toute l'Afrique nègre). C'est ensuite seulement que le résidu de cette première trituration est versé dans des augets où les femmes achèvent de le réduire en farine avec les rouleaux écraseurs.
Or on a vu que, au nombre des échantillons recueillis au Tanez-