‹ Sahara algérienChapitre 75 sur 119 · SE · texte numérisé non relu

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Fijr. 53. — Falaise terminale du Tadmaït. — 1 /000 000.

1, grès albicns, a, sol masqué par des formations réci*ntos; pour 2, 3, -J, 5. (>. >*.

9 et 10, se rapporter au texte.

liutl. Hoc. géol. Fr.. I* «îrlc. t. VII. p IW. «y. I.

limite au sud le Tadmaït, elle dépasse 300 kilomètres de long, et son altitude, d'un seul jet, dépasse parfois 300 mètres et n'est jamais inférieure à 1S0. Elle est jalonnée par des sources A. Tabbagueur, A. Souf, A. el Hadjadj, A. Guettara. C'est la lèvre en rejet d'une superbe faille est-ouest qui se constate directement. Au sud de la falaise, au pied de laquelle affleure le grès albien, on voit réapparaître, en contre-bas de plusieurs centaines de mètres, toute la série des calcaires crétacés; qui constituent des causses étendus entre In Salah et la falaise '. (Voir la carte en couleurs.)

Il est donc certain que le Tidikelt représente par rapport au Tadmaït un compartiment effondré.

Les grès albiens jouent au Tidikelt le même rôle prépondérant qu'au Touat et au Courara, mais ils sont développés surtout aux deux extrémités, orientale et occidentale ; les bois silicifiés caractéristiques sont épars sur le sol dans toutes les directions autour d'In Salah comme autour d'Aoulef.

Au centre, entre In R'ar et Tit, la continuité du placage albien

I. M. Flamand a constaté l'existence de cette faille des 1900, ainsi qu'il a bien voulu me l'afQrmer oralement.

T1DIKKLT ET M0UID1R-AHNET

est tout à fait interrompue. Un grand affleurement primaire s'avance en golfe jusqu'auprès d'In R'ar. L'érosion de l'oued Souf y est certainement pour quelque chose; mais l'explication est insuffisante; il faut admettre l'existence de failles nord-sud; de part et d'autre de F affleurement primaire en effet on retrouve des lambeaux importants de calcaires crétacés (étage moyen ou supérieur?) qui se présentent à la place et au niveau des grès albiens.

Je les ai vus à Baba-Ahmed et à Aïn Tarlift.

La falaise de Baba Ahmed a 60 à 70 mètres de haut (5 mm. de différence au baromètre anéroïde).

Les couches se succèdent ainsi de la base au sommet.

Calcaires massifs 40 mètres.

Argiles schisteuses rouge brique 10 —

Calcaire 5 —

Argiles ? où se trouve la source 5 —

A l'Ain Tarlift la falaise terminale est beaucoup moins haute, une vingtaine de mètres et présente approximativement la composition suivante de la base au sommet :

Grès 6 mètres.

Argiles 7 —

Calcaires 7 —

Contre cette formation sensiblement horizontale viennent buter, au pied de la falaise, les couches carbonifériennes énergiquement plissées; à Baba Ahmed la couche calcaire supérieure contient des fossiles, malheureusement très friables et indéterminables.

Malgré l'absence de fossiles, l'âge crétacé de ces formations n'est pas douteux, mais elles n'ont plus du tout le faciès de l'Albien, au niveau duquel elles se présentent pourtant, et dont il parait difficile d'admettre qu'elles représentent, par transformation latérale; un faciès particulier. Un système de failles est donc vraisemblable.

Notons d'ailleurs que le golfe primaire d'In R'ar, sur tout son pourtour, c'est-à-dire sur le trajet probable des failles, est jalonné de sources très nombreuses qui jaillissent au sommet des falaises; Aïn Baba Ahmed, Imellal, Ain Othman, el Mouizzir, etc.; la carte Prudhomme n'en donne pas moins de dix-huit.

Des accidents tectoniques beaucoup moins importants, mais de même orientation nord-sud jouent au Tidikelt au point de vue humain un rôle considérable, toutes les palmeraies du Tidikelt sont des lignes de végétation allongées nord-sud ; c'est particulièrement marqué à Foggaret ez Zoua, In Salah, Aoulef. En général la ligne

des palmiers est doublée d'une sebkha étirée dans le même sens. Cela revient à dire que les eaux du Tidikelt sont concentrées dan» des poches ou plus précisément, dans des cuvettes synclinales, ires allongées dans le sens de la méridienne. M. Flamand, à propos de Foggaret ez Zoua et d'In Salah, était arrivé à cette conclusion, et elle parait incontestable; les couches crétacées de Baba Ahmed ont une allure synclinale, en cuiller, sensible à l'œil . En somme, les terrains du Tidikelt, en général crétacés, sont affectés des plis posthumes, dont la direction est imposée par celle des plis primaires sous-jacents : car tous, les calédoniens, comme les hercyniens, ont ici une direction uniformément subméridienne Ces plis ont rejoué, et les failles profondes se sont traduites en surface par des fléchissements en cuvettes synclinales de la couverture crétacée.

Sous-sol primaire. — La couverture crétacée est sans épaisseur au Tidikelt et, à sa limite sud, il est facile d'étudier le sous-sol primaire. Cette limite est très nette, elle est marquée presque partout par des falaises abruptes mais peu élevées (quelques dizaines de mètres).

Les formations primaires qu'on observe au pied des falaises et dans le golfe d'In R'ar sont généralement carbonifériennes, ou du moins presque tous les gisements de fossiles signalés sont carbonifériens.

Les fossiles abondent dans la dépression d'In R'ar (Ain In Mellal, Aïn Mouizzir Sr'ir, Ain Othman). Des fossiles de cette provenance ont été étudiés par M. Flamand * qui conclut ainsi : « On voit que toute cette faune, dans son ensemble, est bien caractéristique du terrain carboniférien et que — la présence d'espèces telles que Plectambonites anaioya. Productus semireticulatus, Michelinia favosa, Fenestella membranx, P leur otom aria Yvani, etc., indique vraisemblablement l'existence de deux étages viséen et tournaisien. »

Des fossiles d'Ain Tar'lift appartiennent au même étage.

Au chapitre précédent on a déjà mentionné les gisements de fossiles carbonifériens limitrophes du Touat et du Tidikelt, à Aïn Cheikh et Hacian Taïbin; ainsi que le gisement authentiquement éodévonien d'Ain Cheikh.

M. Flamand qui en a étudié le premier les fossiles, conclut ainsi 5 :

1. Je répète qu'une partie de tout ceci est empruntée aux conversations de M. Flamand.

2. C. H. Ac Se, 23 juin 1002. M. Flamand ne précise pas la provenance des fossiles

qui lui ont été envoyé» par M. le capitaine Cauvet.

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