AN0L
Celui qui veut vivre en repos, Sans tromperie, sans jalousie, saïis dispute, Ne doit ni boire, ni jouer, ni fumer.
Ni épouser une belle femme.
tous, en clurur.
A la jota des cbënevières,
Je ne t'aime pas,Uu me fais du chagrii);
A la jola, Jolila du Prado, Que celui-là cherche encore la vigne qui Ta vendangée.
GALAN. Voilà ce que j'aime, enfants, que l'on soit content et que l'on travaille.
PEPE. (ja, oui, jusqu'au moment où il commence à faire nuit. Ce moment venu, moi du moins je gagne la porte. On reconnaît toujours à quelque signe quand il doit y avon* un peu de tapage, un peu de tintamarre.
MANOLo. Celle nuit surtout que, s'il faut en croire les méchantes langues, il y a fête chez le Renégat.
PEPË. Qui l'eût dit, qu'après tant d'années qu'il travaille ici avec nous, il n'inviterait ses camarades ni à la noce, ni à la fête ?
GALAN. Qu'on se taise, il faudrait n'avoir pas de vergogne pour continuer à le fréquenter. Et on verra, quand il viendra reprendre son travail, l'affront et les rebuffades qui l'attendent ici.
PEPE. Et pourquoi?
MANOLO. Le maître a raison; et la banquette où il s'asseyait ne doit pas rester avec les nôtres ; il faut la jeter ou la brûler, (ii la jette à l'écart.)
JOROBA. Mais enfin, qu'a-t-il fait de si infâme pour mériter tout cela?
MANOLO. Il épouse une jolie fille sans avoir de quoi la nourrir.
joROBA. Ce n'est pas une infamie cela , c'est une sottise.
MANOLo. D'accord; mais de telles sottises deviennent bientôt des infamies, par force et nécessité chez les uns, et chez les autres parce qu'ils y trouvent leur profit.
PEPE. Et c'est toi qui dis cela si sérieusement, comme
si tu n'étais pas marié toi-même et exposé à tous les hasards?
MANOLO. Ceux que l'on court, quand on garde un bijou dans son tiroir, faute de pouvoir le porter partout dans sa poche. 11 est évident qu'un larron peut se cacher du maître et lui dérober son trésor. Mais entre le voleur qui prend ou le maître qui vend la différence est grande.
RUBio. Vive Manolo! Tu étais créé et mis au monde pour être avocat.
PEPE. Il est certain que, sur toute chose, il raisonne comme s'il avait étudié.
MANOLO. Je ne suis pas un grand clerc, mais je sais de chacun où le bât le blesse, (au Maître.) Et si vous voulez vous divertir, sur quelque sujet que ce soit, donnezmoi les antécédents et je me charge de tirer les conséquences. (Il se lève et regarde derrière la scène.)
PEPE. Voilà ta femme qui arrive toute parée, aujourd'hui que ce n'est pas fête; quelle conséquence en tires-tu ?
MANOLO. Une mauvaise et une bonne. J'ignore le pourquoi, voilà la mauvaise; mais elle vient me chercher, c'est une preuve qu'elle n'ose se faire belle sans ma permission. (Il se rassied.)
Entre TERESA. Dieu VOUS garde, messieurs !
r.ALAN. Bonjour, seiiora Teresa. Asseyez-vous ici.
TERESA. Je ne puis, je suis uh peu pressée.
MANOLO. Tu mens; tu viens pour tout le temps qu'il me plaira.
* TERESA. C'est juste.
MANOLO. Si c'est juste, assieds-toi et tieiis-toi en repos.
42 lE RENEGAT
TERESA. Fais vite, et écoute ce que j'ai à te dire; les amies m'attendent.
MANOLO. Les amies! Mauvais cela! Et où donc? (ii
travaille sans la regarder.)
TERESA. Dans le parvis de l'église du Carmen.
MANOLO. Et pourquoi dans le parvis? Que n'enlrezvous pour prier?
TERESA. Il n'est pas encore l'heure.
MANOLO. A quelle heure donc est-ce qu'on prie?
TERESA. C'est bon!
MANOLO. Et où va-t-on, à pareille heure, si bien attifée?
TERESA. Faire une visite, parce que la Josefa nous a envoyé chercher.
MANOLO. Et quelle est cette senora, pour que je demande à Dieu qu'il le délivre d'elle, et me délivre moi de toutes deux, comme d'une rage de dents?
TERESA. La novia du Renégat, qui a bal et goûter ce soir.
MANOLO. Et qui paye tout cela?
TERESA. Tiens, ça n'est pas mon affaire.
TEPE. Son maître payera tout.
TERESA. Rien de mieux.
MANOLO. Le mieux, c'est que tu n'aies pas, toi, un maître comme celui-là.
TERESA. Plût à Dieu! Quel mal y aurait-il? il les a très-bien habillés tous deux des pieds à la tête. 'MANOLO. C'est-à-dire qu'il lui a tout donné à lui, même le bonnet.
TERESA. Que sais-je,moi? Ne m'ennuie pas; je viens te demander si tu veilles, pour te laisser la clef. Tes
habits sont tout prêts, si tu veux t'habiller et me rejoindre.
MANOLO. Les rues sont trop sales; je n'ai pas d'équipage et je tacherais mes bas.
TERESA. Voyons, Manolo, parle sérieusement,
MANOLO. Eh bien! retourne à la maison et laisse-là tes visites.
GALAN. Il a raison ; il serait honteux que la femme allât où l'on a oublié d'inviter le mari.
TERESA. Cela n'importe guère. Des soixante maîtresses que j'ai servies, pendant neuf ans que j'ai été femme de chambre, la plupart étaient invitées sans que le mari en sût rien.
MANOLO. Etoiles allaient?
TERESA. Elles allaient... très-fort.
MANOLO. Toi, tu iras trés-peu, Teresa.
LE RE^ÉGÂT, vêtu en ouvrier cordonnier, très-élégant, avec toupet, cape, habils neufs, gilet galonné, entre de l'air de quelqu'un qui a une idée, suivi de LOMBRIZ, vêtu en gamin,
LE RENÉGAT. Bousoir, seigucur maître. LOMBRiz. Bonsoir.
LE RENÉGAT. BoUSOir, Camarados. (Personne ne fait attention à lui.)
GALAN. Rubio, n'oubhe pas qu'il faut, ce soir même, porter à la marquise les souhers bleus. RUBio. Il n'y a plus qu'à les garnir.
GALAN. Toi, Pepe, finis les pantoufles de l'avocat. PEPs. Il les aura demain; qu'il prenne patience. LE RENÉGAT. Bousoir, mossiours.
LOMBRIZ. Peste ! on est poli ici.
MANOLO, chantant.
A la jota des présomptueux
Qui se marient et qui perdent la partie!
A. la jota des gens de cœur
Qui se marient et qui la gagnent!
TOUS répètent deux fois le refrain suivant:
A la jota de la rivière Jarama !
Avec quelle vigueur y pousse le genêt
LE RENÉGAT. Il paraît que nous sommes sourds, camarades?
MANor.o. Doua Teresa, à la maison ; il se fait tard.
TERÉSA. Et toi, lu ne viens pas?
MANOLo. Va m'attendi^e au logis, je le rejoins dans un instant.
TERÉsA. Arrange toi pour ne pas tarder à rentrer.
LOîiBniz. A ce soir, Teresila. Vous verrez les belles castagnettes que j'élrenne, et qui pourraient servir de manchettes, avec leurs cordons de couleur et leurs glands noirs. Vous verrez.
MANOLO. Qu'est-ce que cela?
LOMBRiz. Un mot en l'air, et jeté en passant.
GALAiv. Il y en a qu'on recueille ainsi en passant.
MANOLo, sôciienicnt. Je vcux savoir cc quc cela veut dire.
TERESA. Ce n'est rien, tu le défies de tout. (Eiie sort).
MANOLO. Suis Ion chemin; et vous, maître Lombriz, une autre fois, laissez en repos les femmes mariées.
LE RENÉGAT. Voyous, Mauolo, ne t'agite pas ainsi, mon beau-frère est un garçon sûr.
MANOLO. C'est bon.
LOMBniz. Quand ta femme serait de l'or en poudre, elle serait aussi en sûreté avec moi...
MANOLo, Que de l'eau dans une corbeille.
LR FENÉGAT. Maître, qu'ai-je fait à ces gens-ci, qu'ils prennent avec moi une mine si sérieuse?
GALAN. Que sais-je, moi? Retourne chez toi et ne leur fais pas perdre leur temps, nous avons tous beaucoup d'ouvrage.
LE RENÉGAT. J'aîmc cctte répousc ! Ils ont à peine levé le nez pour me regarder.
GALAN. Et ils font bien.
LE RENÉGAT. Et cu quol font-ils bien?
GALAN, Tiens, laisse-moi en paix et ne me remue pas la bile.
LE RENÉGAT. Holà ! holà ! voilà des paroles sévères. Retourne à la maison, Lombriz ; occupe-toi de ce qui fait faute, et si, par hasard, cet homme venait, sois sur tes gardes.
LOMBRiz. J'aurai l'œil à tout; ne t'inquiète pas de ce qui me regarde ; mais je regrette de te laisser seul ; ces gens-ci ne sont pas de bonne humeur.
LE RENÉGAT. C'cst commc ccla qu'il me les faut.
LOMBRIZ. Prends garde, frère. Ne va pas te perdre.
LE RENÉGAT. Nc craius rien, je connais, Dieu merci, les rues et les ruelles de l'endroit.
LOMBRiz. Ce n'est pas cela que je veux dire.
LE RENÉGAT. Frèrc, qucUe scie tu fais! Allons, bonsoir.
LOMBRIZ. C'est que si tu avais besoin du tiers d'un cédrat d'Albacete, je l'ai là dans ma poche.
LE RENÉGAT. Au diabls !
LOMBRiz. Adieu donc, et qu'ils t'éventrent s'ils veulent.
(il sort.)
LE RENÉGAT. Voyous maintenant, de quoi retournet-il?
JOROBA. Il y a que nous avons' tous trop de vergogne pour souffrir des camarades qui permettent que l'^n courtise leur femme et qui se marient par intérêt.
LE RENÉGAT. Quoi oucore?
PEPE. Nous savons qu'elle était la favorite de son maître.
LE RENÉGAT. La jcuno fille est une perle, et si elle le méritait, pourquoi son maître ne l'aurait-il pas aimée?
MANOLo. On sait encore qu'elle va de côté et d'autre, qu'il la mène au restaurant, à la promenade, à la comédie, et c'est une preuve qu'il l'aime toujours.
LE RENÉGAT. Et Hcu dc plus ualurel. Parce qu'elle se marie, est-ce une raison pour qu'il la haïsse?
PEPE. Il y a six jours que tu es marié, et il y en a sept que tu te promènes sans travailler. Cela dit quelque chose.
LE RENÉGAT. Quo j'ai dc l'argcut de reste ou que j'ai à faire chez moi.
GALAN. Ce que j'admire, c'est ton sang-froid.
LE RENÉGAT. Ayant une femme helle, bien vêtue, bien chaussée, et des piécettes en poche, ai-je lieu d'être mécontent ?
TOUS. Superbe !
GALAN. La patience commence à me manquer.
MANUELA. Prenez ce qu'il en a de trop, et chacun aura son compte.
PEPE. Et le méchant caractère qui t'avait valu le sobriquet de Renégat, qu'en as-tu fait?
LE RENÉGAT. La mariage est un sirop qui a adouci l'aigreur de mon orgueil, et de ce bronze le feu de l'amour en a fait une cire. En sorte que chez moi je suis plus doux qu'un chiffon de soie , et quelquefois ma femme se divertit à me faire enrager.
GALAN. Garçons, si nous le jetions à coups de pied hors de la boutique? (lU se lèvent tous.)
PEPE. 11 vaut mieux, avec nos tire-pied, le mener tambour battant.
LE RENÉGAT. Douccmcnt, c'est mal me récompenser, quand je viens vous inviter à la première fête que je donne depuis mon mariage.
TOUS. Nous autres...
LE RENÉGAT. Vcnez seulcmcnt. C'est la fête d'un pauvre, mais j'espère qu'elle sera complète.
GALAN. Ne m'invite pas ; tu sais la passion aveugle que j'ai eue pour toi, et tu t'exposes à quelque chose de terrible, si je vois rien qui soit peu convenable ou qui ne me paraisse pas dans l'ordre.
LE RENÉGAT. Dès cc momeut je vous accorde pleine licence pour tout, si en voyant mon épouse (ii se rengorge) vous ne lui rendez aussi les armes, et si vos yeux ne lui offrent le tribut de votre cœur, sans que vous puissiez vous empêcher de l'aimer, dussiez-vous mourir à ses pieds.
GALAN. Où as-tu appris ce style-là.
MANOLo. En voyant et en faisant des comédies?
PEPE. Elle est si jolie que cela ?
LE RENÉGAT. On n'en dira jamais trop. Pour l'amour de Dieu, venez la voir, et vous ne vous étonnerez plus que
je n aie pas !e courage de lui faire de la peine, quoi qu'elle fasse avec moi.
MAîNOLo, se moquant de lui. Et le mailrc, comiTient est-il?
LE RFNÉr.AT. Uii auge. Quelle affabilité! quelle belle Ame ! quelles intentions si pures, si nobles et si droites !
PEPE. Serais-tu aussi amoureux de lui ?
LE RENÉGAT. Et de tout moH cœur.
MANOLO. Assez, Manolo !
GALAN. Allons-y, toute la famille. Ramassez les outils, prenez vos habits de fête, et voyons sur quoi se fonde rincroyable simplicité de cet homme. Il peut arriver là telle chose qui lui ouvre les yeu.x encore à temps.
LE RENÉGAT. G'cst VOUS qui allcz être détrompés.
PEPE. Comment s'appelle la novia?
LE RENÉGAT. Pepa.
PEPE. Eh bien ! vive la Pepa !
TOUS. Vivat !
MANOLO. Et vive aussi le maître !
LE RENÉGAT. C'est oncorc lui que j'ainie le plus.
MANOLO. Alors vivent la Pepa et son maître !
TOUS. Vivent le maître et la Pepa !
Ils sortent à gauche eu emportant leurs outils, et LE RENEGAT adroite. La scène change et représente l'intérieur d'une mai-
' son pauvre. Des bancs, une illumination avec des lampes de forblanc à crochet et des lampes de cuivre à pied. LOMBRIZ en accroche deux ou trois aux coulisses. Entrent successivement MANDELA, CALISTA, ISIDORA, et autres femmes de la classe ouvrière en toilette ; FERA, très-élégante; DON CELEDONIO et DON GIL, en petils-maîlrcs.
CELEDONIO. L'ami, assez de lampes comme cela. LOMRiuz. Mon beau-frère veut une illumination complète.
G[L. Ayant fait le plus, je ne regarderais pas à faire le moins, don Celedonio; aux premières enchères venues, on trouve à bon marché des miroirs à bougies.
PEPA. S'il n'avait tenu qu'à mon maître, ils seraient déjà dans la maison. Mais mon mari s'y est opposé.
CELEDOMio. Tais-toi, Pepa, nous l'y amènerons.
LOMBuiz. Et à tout ce qu'on voudra. Je connais déjà mieux mon beau-frère que ma sœur Pepa.
GiL. Les plus féroces sont les premiers à se laisser dompter.
PEPA. C'est bien vrai. Allons nous asseoir, jusqu'à ce que le monde arrive pour danser.
TOUS. Gomme il se fait attendre !
en., à part à Celedonio. Quelle cst, dis-moi, la Tcresa dont tu m'as parlé comme d'une belle fdle?
CELEDONIO. Ce n'est aucune de celles-ci. Elle va venir.
PEPA. Asseyez-vous, mes amies, chacune où il lui plaira. Moi, à côté de mon maître. Je lui dois pi tf s que s'il était mon père.
CALisTA. 11 ne ressemble guère à ceux que j'ai servis...
isiDORA. Ne va pas l'imaginer qu'il y en a un autre comme lui.
' MANUELA. S'il n'y avait que les maîtres, la plupart sont bons; ce sont les maîtresses qui sont méchantes, et jalouses d'eux comme des démons. Les entendent-elles louer un talent dans une suivante , vite, elles v^us cherchent une querelle d'Allemand à propos d'une épingle mal placée, et vous chassent par les épaules.
PEPA. Ma maîtresse n'est pas faite ainsi ; il est vrai que, quoique mon maître me chérisse, comme c'est à bonne . intention, elle n'a aucun motif de se défier.
GiL. Mon ami don Celedonio aime les jeunes filles en tout bien tout honneur.
PEPÂ. C'est évident, (v Lombriz.) Que cherches-tu ici, grande bête?
LOMBRIZ. J'aime à être près de toi.
cELEDOiYio. Ya-t'en un peu dehors, et laisse-nous causer.
LOMBRIZ. Volontiers. (Teresa paraît.)
CELEDONIO. Ah ! voici la Teresa qui entre.
TERESA. Jésus! ma chère, d'un peu plus je ne venais pas.
MANUELA. Ton mari a donc enfin permis?
TERESA. Oui.
PEPA. Et lui, il ne vient pas?
TERESA. 11 attend les autres à la maison, tout l'atelier vient ensemble.
CELEDONIO. Don Gil?
GIL. Compris; nifia, c'est pour vous qu'on a gardé cette petite chaise.
TERESA, s'asseyant. Et Cellc-ci?
GIL. Pour quelqu'un qui souffre pour vous et qui vous aimait, avant même de vous connaître, (ii s'assied.)
TERESA se levant. J'en fais cas commo d'un morceau de papier de trace pour faire des semelles.
CELEDONIO. Ne soyez donc pas si revêche.
PEPA. Allons, nifia, ne sois pas si roide, et laisse-toi courtiser un'peu.
TERESA. Bon ! si mon mari me voyait près d'un homme, je pourrais compter sur un fameux carnaval.
GIL, C'est donc un croquemitaine ?
TERESA. Pour ça oui.
GIL. Hé bien, j'ai une recette contre eux. "^
LOMRRiz. Lui, il en a une autre conlre les abcès ^ Dès qu'on l'applique ils s'amollissent ou crèvent.
GiL. Écoulez-moi.
TERESA. Quel plomb que cet homme ! fais-moi une place à côté de toi, Manuela.
GIL. Et à moi une autre.
lOMBRiz. Le chien est de bonne race; quand il mord, ça tient ferme.
Entrent MANOLO et les autres, qui passent cérémonieusement
et s'asseyent,
MANOLO. Garçons, tous avec moi, un salut grave et cérémonieux.
GALAN. Bonne nuit, messieurs.
MANOLO. Je vous la souhaite bonne.
JOROBA. Je vous offre tous mes compliments.
TOUS. Nous vous offrons tous les nôtres.
MANOLO. Et puissiez-YOUs être heureux pendant de longues années !
PEPA. Amen !
CELEDONio. Qui sout tous ccux-là ?
GIL. Quelles mines outrecuidantes!
LOMBRiz. Ce sont les camarades de mon frère.
GALAN. Je félicite mon ouvrier de son choix ; si je puis vous être bon à quelque chose, commandez.
CELEDONIO. Vous êtcs le maître?
GALAN. A votre service, et vous, monsieur?
PEPA. 11 est mon maître.
TOUS. Vive la Pepa !
GALAN. Paix, garçons!
* Le mot postema s'emploie aussi familièrement pour désigner un fàclieux. [N. du Tr.)
PEPE. C'est Pli l'honneur de la camarade.
CELEDONio. Où sera le Renégat?
MANOLo. A renier son étoile, comme je la renierais, moi, si j'étais dans sa peau.
CELEDONio. Et pourquoi?
GAi.AN. Tais-toi, Manolo.
CIL à part à Teresa. Tou mari cst parmi ceux-là ?
ïERESA. Oui, Manolito?
5iAi\0L0. Qu'est-ce qu'il y a de nouveau?
TERESA. Rien ; c'est ce monsieur qui demande après toi.
MANOLO. Je suis à ses ordres. Que désirez-vous?