‹ SainètesChapitre 7 sur 31 · UN AVOCAT · texte numérisé non relu

UN AVOCAT

UNE PASIEGA 2.

DES MAJOS, musiciens.

La scène est supposée à Madrid.

Le théâtre représente le patio d'une maison où il y a de nombreux locataires. Au fond, on voit une fontaine, et trois portes sous

* Ce sainète est généralement plus connu sous ce dernier titre. Une maison dite de Toca-me-roque, et telle que la peint ici Ramon de laCruz, existait réellement à Madrid, et dos personnes qui vivent encore nous ont assuré l'avoir vue debout Ces maisons qu'on appelle de Vicindad ne sont pas rares (lY. du tt\).

- C'est le nom qu'on donne habituellement aux nourrices de bonne maison, que l'on choisit de préférence dans la vallée de Pas, dans la montagne de Santander. (IV. du ir.)

une galerie, qui sont celles des cliambrcs de trois locataires. De chaque côté de la scène, sont deux auUes chambres, avec leurs numéros. Dans un angle du patio, on voit le commencement d un vieil escalier qui monte à la galerie, où l'on aperçoit les portes de quatre autres locataires, et sur le toit deux lucarnes de mansardes où paraîtront plus tard deux personnes.

Toutes les portes sont fermées, excepté celle du u" 1, où le Moreno, en majo, se tient de mauvaise humeur. A la porte du n° 7 sont assis JORGE et sa femme, cousant des effets d'habillements et chantant aux endroits qu'on marquera plus bas ; la porte du n» 5 est entr'ouverte. ÏNICANORA et CELIDONIA lavent à la fontaine et chantent les seguidillas suivantes le plus haut qu'elles peuvent, suivant leur caractère. De temps en temps, l'un des brodeurs qui sont au n° 4 paraît à la galerie et observe les femmes qui lavent.

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