CHAPITRE XYI
Alphonse, i)Oôt(* popiilain». — Los Canzoncine sphûtuulf. — CaracU>ro ot stylo do ses poésies. — Métastaso. — « I/Aine i^priso do Diou. • — - La volonti^ divino. » — Une extase du frère GéranL — « Lame désolée •. — •« Paradis, paradis! » — Cantique au saint Sacronionl. — A la sainte Vierge. — Alplionse musicien. — Le Dueilo. — Los Cantiques. — Musique et plain-chant. — Un dernier jour de mission.
En lisant le titre de ce chapitre, certaines personnes seront sans doute quelque peu étonnées. Saint Alphonse, diront-elles, possède assez de titres à Tadmiration sansqu*on lui en forge de factices. Orateur, moraliste, apologiste, mystique, il n'est nullement nécessaire à sa gloire d'en faire encore un poète et un artiste. Du reste, on n'est pas poète parce qu'on a composé quelques cantiques, ni musicien parce qu'on les fait chanter sur un air quelconque. Cette appréciation, pour être assez générale, n'en est pas moins fausse, car Voici ce qu'écrivent sur cette question des Italiens dont on ne peut nier la compétence.
Don Mario Palladino, du clergé de Naples, excellent poète luiménae, ne craint pas d'avancer que c< seul, Alphonse de Liguori a donné à l'Italie le chant populaire dans toute sa perfection. Aujourd'hui encore, après cent cinquante ans, dit-il, ses cantiques résonnent à travers nos vallées et nos montagnes, et, comme toute Vraie poésie, ils ont conservé la fraîcheur de leur jeunesse. Combien de poètes depuis cette époque, au milieu de nos transformations littéraires, ont abordé ce genre de poésie ! On les a vantés un instant, et puis le peuple les a oubliés, tandis que saint Alphonse, son vrai, son doux poète, reste vivant dans son souvenir ^ »
Un autre littérateur italien, le cardinal Capecelatro, écrit à son tour : « Alphonse se rattache à ce groupe de poètes illustres où bril-