LE PARESSEUX
SONNET
Accablé de paresse et de mélancolie.
Je rêve dans un lit où je suis fagoté, Comme un lièvre sans os qui dort dans un pât^, Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.
PIÈCES VARféES |35
^èy sans më soucier des §ueiréb dltàlie,
Du eomte Pdktiny ni àt sa rayante/
Je coBSftere lin hë\ hymne à cette oisireté
Où mon âme en langueur est comme ensevelie.
Je %rmtfë ce fylaiiâir d doux et si oharmanti Qae}e croid qiMF leâ Mens me viertdrwot en dormanti Puisque je vois déjà s'en enfler ma bedaine,
^t hais tant le travail que, les yeux entr'ouverts. Une main hors des draps, cher Baudouin *, à peine Ai-je pu me résoudre à t'écrire ces vers.
LES GOINifREiS
Coucher trois dans un drap, sans feu ni sans j^chandeHe, Au profond de Fhiver, dans la salle aux fagots. Où les chaté^ rhlninant le langage des GMaj Nous éclairent sans cesse en rouant la |
Hausser notre chevet avec une escabe Etre deux ans à jeuù comme les esear^ Rêver en griffla§«lnt ain^ que les mage Qui, bâillant fttf soleil, se grattât sema
Mettre au lieu de bounet la coiffe d'un chapeau^ Prendre pour se couvrir la frise * d'un manteau Dont le dessus servit à nous doubler la panse;
Puis souffrir cent brocards d'un vieil hôte irrité, Qui veut fournir à peine à la moindre dépense, C'est ce qu'engendre enfin la prodigalité.
SONNET
Quand je la vois, cette gorge ivoirine Où l'oiseau-dieu souvent se va nicher, Gomme un goilan* qui sur quelque rocher Fait ses petits au bord de la marine*;
Quand je la vois, cette main qui burine D'un trait aigu ce nom qui m'est si cher, Dessus mon cœur, j'ars*, ainsi qu'un bûcher, D'un feu qui plaît à ma gente Corine.
Son poil, son œil, son tant aimable vis *, Accompagné d'un gracieux devis.
Plonge mes sens dans un doux fleuve d'aise ;
Et quand je songe à tout le demeurant Que sous sa robe en mon âme je baise.
De trop d'amour j'expire en soupirant.