‹ Saint-Amant: La solitude: La contemplateur; La jouissance; Le palais de laChapitre 45 sur 46 · LEXIQUE ET NOTES · texte numérisé non relu

LEXIQUE ET NOTES

AIGRE. — Liqueur aigrelette : « Nous boirons de Taigre de cèdre » (Sgarron). Ici cèdre veut dire citron ou cédrat, de TitaL cedro, citron.

AiNS. — Des mots cités dans ces deux yers : ains, pi^ça, los, jaçoit, ardUf soulas, opter , blandice, encombre, deux seulement (on les a soulignés) ont yraiment survécu ; les, soulas, blandice demandent de l'adresse pour être employés sans ridicule. M. Laurent Tailhade a bellement rénové los dans ce vers de grande allure : Los aux vieilles putains d'ans et d'honneurs chargées ! Le mot encombre est regrettable, car il est moins encombrant qu'encombrement. Quant à ains (avant, mais), piéça (naguère), jaçoit (déjà soit que, quoi que) ils sont bien défunts.

ALAKBE. — C'est la forme espagnole, pour Arabe,

ALCiDON. — Sous ce nom allégorique, lisez : Dernières.

ALLUMETTE. — Les allumcttcs soufrées étaient depuis longtemps en usage, ce que semblent ignorer les encyclopédistes les plus récents. L'allumette, « fort petit . morceau de bois de hêtre séché et soufré aux deux bouts » (définition de Richelet), se fabrique encore. Il

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semble bien qu'elle date des temps les plus recalés. U est difficile de traduire autrement que par allumettes soufrées le rameuta sulphurata de Martial.

ARCHET. — // est sous Varchet^ c'est-à-dire : « Il sue la vérole » (richelet). L'archet était un cercle de bois qui soutenait des rideaux. La sudation abondante était alors et fut jusqu'au xvin» siècle le principal traitement de la syphilis.

ARDRE. — BrAler. Encore dans Voltaire : « Au lieu de vouloir les ardre.»

ARiNB (V), — Le sable.

ARsis. — Brûlure, de ardre.

ASBESTE. — L'amiante.

AVERTiN. — Etat d'esprit qui rend méfiant; irascible. « Quand les enfants sont criards et matins, on dit qu'il les faut vouer à S. Avertin » (lb roux, Dict. comique),

BALANDRAN. — « Gros mauteau pour le mauvais temps » (richelet). La Fontaine dit balandras^ qui est une forme provençale.

BANDEL. — Bandello, auteur de contes assez gaillards.

BANDOUER. •— Révolté. Esp. Batidolero,

BARRETTE. — Bonuôt. Barrottc est le même mot que béret.

BAS . — « On dit d'une femme laide que le haut défend le bas » (ls roux» DicL comique).

BAUDOUIN (Jean).*^ Un des premiers membres de l'Académie. Poète et traducteur notamment de plusieurs œuvres de François Bacon. Mort en i65o.

BELLE. —«Ile qu'à bon droit on honora da nom de Belle» : Belle-Isle.

BBRm. — Poète italien du xvi» s. Ses Rime burlesche en font le créateor da ^nre.

BiLOT. *- Compagnon de S.-A., que l'on Toyait ainsi que Sallardy Faret, Marigny-Mallenoë, Gillot, elc, à la FoÈ$9 aux Lions, chez la Coiffîer. Consultez A. van Bcvcr : Œuvres ds Dalibray^ p. xvi,

BOissAT. — Un des premiers membres de l'Académie. Auttur d'un roman, Histoire nigrepontique, imité, dit Seg^ais, par la Calprenède dans sa Cassandre. Mort en 1662.

BORDEL. — « Et dans ces sortes de bordels se trouve toujours l'élite et la crème de tout ce qu'il y a de belles filles à Paris ou de plus belles femmes, qui y vont moins pour gagner leur vie que pour se divertir » (le R0T7X, Dict. comique). C'est ce que dit Saint-Amant : c Là moins sujettes au lucre qu'à l'impudique plaisir... »

BOUciN. — Bouchée, morceau.

BOUGON. — Mets empoisonné. Ital. boccone, bouchée.

BOUTARGUE. — Du prov. boutarço, sorte de caviar préparé dans le Midi.

BRAVER. — Ceinture, bandage. Ici, au sens de ceinture de chasteté.

BRiFER. — Manger gloutonnement. On ignore l'origine de ce mot, qui passe aujourd'hui pour argotique et qui fait partie de la langue française au moins depuis le xin* s. Les dictionnaires d'argot écrivent briffer, même Sainéan, L'Argot ancien, 1907.

BROMiEN. — Surnom de Baccbus. ^ôptio;, frémissant.

BUREAU. — Etoffe de laine, de bure.

CAGiïE. — Chienne, femme dévergondée. ïtal. cagna.

'aS^ saint-amant

CÀiLLBBOTTB. — Lait caïlié, fromage blanc. — Mot très diflFércnt de caitleboie, terme de marine.

CAMELOT. — Etoffe de laine. Le mot esjt dérivé de cka-^ meau. On écrirait au xiv« s. chameloL A rorijsçine, étoffe fabriquée en Orient avec des poils de chaoïeau.

CAPBLAN. — Prêtre sale et râpé. Mot emprunté du provençal ; littér. chapelain.

CAPRiOLB. — On hésitait au xvii» s. entre cette forme et cabriole. Ital. capriola,

CARBONNADB. — Grillade. Ital. carbonata, Rabelais écrit charhonnade.

GARMB. — « Mot burlesque pour dire vers » (richblbt). Lat. Carmen. Le mot a été employé fort sérieusement au xvi"» siècle.

GATER RE. — Formc de catarrhe, au xvu* siècle. On voit, par l'expression de S.-A.^ « un gracieux calerre » (la Nuit), que le mot n'avait pas alors le sens parement médical qu'il a aujourd'hui.

GAVIAL. — Caviar. Forme plus rapprochée de son origine, qui est Tit. caviale.

CÈDRE. — Voyez Aigre,

GHAUDiàRB. — Personnagpe énigmatique dont on ne sait rien sinon^ dit Faret, qu'il ne but jamais que de l'eau.

CHBVÂGHB. — Un des noms de la chouette.

CHEVROTER. — S'irriter. Dérivé de chèvre.

CHiNFRENBAu. — Horion. « 11 y cu avait toujours quelqu'un qui avait quelque chinfreneau m (ambroise pAPé).

GOFFiN. — Petit panier d'osier. Doublet de coffre. Lat. cophinus,

GoiFFiBR (La). '— Tenancière de la pâtisserie-cabaret de

la Fosse-auz-Lions, rae du Pas-de-la*MuIe. Voyez Tallemant.

GorNTs. — Agréable, gracieux: « Plus coin tes sont que n'est une épousée » ' (sarrazin) .

GORAii. — Autre forme de corail,

CORMIER. — Cabaret de la rue des Fossés-Saint-Germain- FAuxerrois.

cx>iiSER. — Saisir corps à corps. Baïf : « En la lutte d'amour, — Nous corsâmes tour à tour. »

GOSPÉAM (Philippe). — Son rrai nom était Cosveau. 11 est le plus souvent appelé sous le nom de ses éyêchés successifs^ M. d'Aire^ M. de Nantes, M. de Lisieux. C'est par lui que, né Huguenot, Saint-Amant se convertit au catholicisme, selon la mode et la politique du moment.

couPBAu. — Sommet, faîte.

CRIC ET CROC. — « Sorte d'adverbe qui représente le bruit que font les verres pleins de vin, lorsqu'on les choque en buvant à la santé les uns des autres » (richelet).

CROÎTRE. — Prononcez craitre.

CROTTÉ. — Le Poète crotté. S.-A. désigne ainsi Maillet, poète de ce temps, très vaniteux, très sale, très mendiant et méchant, qui se fit beaucoup d'ennemis.

CROUPE. — Une petite croupe de gazons, un petit tertre.

DÉBiFFER. — Défaire, user. « Drap debiffé » (froissart). Succédané de biffer.

DÉGOÛT. — De dégoutter. « La pluie et autre dégoûts

. du ciel et de l'air» (chvrron).

DENYS. -* Bacchus, Dionysios,

DES TVETBAux. — Lc jardin de Des Yveteavx était célèbre. Tallemant l'a décrit.

DÔNE. — Femme. De l'ital. donna, « Cest un débauché qui a toujours quelque dosne chez lui » (fureti^rb). Le mot a persisté, avec divers sens préjoratifs» dans certains dialectes, normand, par exemple.

DBàPBAu. — Morceau de drap, chiffon, vieux lioge. « Débris de toile que les chifibuiiers ramassent et dont on se sert pour fabriquer du papier » (hatzviu»).

DROIT. — Tantôt S. -A. prononce ot, tantôt ai, selon I^ nécessites de la rime. De même La Fontaine,

DUC. — « Mon Duc » : le duc de Retz.

DUMONSTiia. — Peintre et collectionneur de curiosités. Voyez Tallemant des Réaux {Collection deg Plus Belles Pages),

ÉCACHER. — Aplatir.

EMMANCfljta (s*j. — Se disait d'une flotte qui se range dans une manche, un détroit.

EN UN. — £n même temps.

ÉPAGNEU — Forme archaïque pour épagneul.

ÉxmopE. — Ethiopien .

EXERCiTE, — Armée. Lat. eœercitus,

FARET (Nicolas), — Ecrivain distingué, Fun des premiers membres de l'Académie, auteur de l'Honnête Homme, ami et compagnon de Saint- Amant, qui l'appelait « chère rime à cabaret », bien qu'il fût des plus sobres et ami de la retraite. Voyez sa Préface aux œuvres de Saint-Amant. Né àBourgen Bresse, entre iSgO et 1600, il mourut en 1646.

FiOLANT. — On trouve dans le Dictionnaire de Marguery : « Fiolent, buveur. » D'autre part, Lc Rook :

« Fioler, pour boire à tire-larigot, s'enivrer à plaisir. »

FRBMiNST. — Peintre ordinaire de Henri IV.

FREs^GH DOGUE. — Mots anglais : « Chien de Francis. »

FRiNGUER. — Gambader, a'agiter. Par extension : friaguer un verre, Tagiter dans l'eau, le laver.

FRISE. — Etoffe de laine frisée. Servait aux doublures.

FRrrATB. — Omelette. C'est Tital, frittaia.

FUSIL. — Partie du briquet qui frappe la pierre.

GABSR. — Se jouer, se rire, se moquer, se railler, se divertir de quelque chose (lb roux, Dicl. comique).

GARBS. — Même mot que galbe, ital. garbo. Ronsard dit également : « Tant le garbe de prince au visage U avait. »

oAiiROT. — Flèche, trait. « Le flanc mortellement d'un garrot traversé. » (régnibr).

GENOuiL. — - Forme ancienne de genou. Cette finale est restée dans fenouil, qui est le lat. fœnaculum, comme genou est genuculum. Genou, pourrait^on dire, a été usé par Tusage, comme verrou, jadis verrouil,

GiBEL. — Le mont Gibel, Tfitna.

GiLLOT. — Voyez BiloL

GLAi. -^ Glaïeul. Du latin gladium.

GLAUQUE. — C'est le Glaucus d'Ovide, changé en dieu marin. Métamorphoses, Xlll.

GOFFE. — Lourd, grossier. Ital. : goffo.

GoiLAN. — Forme correspondant aune des anciennes pro nonciations de goéland, breton gwélan.

oRisoN . — Valet ou moine vêtu de gris. Ce sens ne semble pas, à cet endroit [Rome ridicule), très satisfaisant. A la vérité, soit métaphore, soit expression argotique, les grisons de ce passage me semblent des poux.

oaoïN. — Ne faisait qu'une syllabe.

GUEROON. — Récompense.

GUiixEDiN. — Cheval trotteur. Angl. gelding^ hongre.

ouiTBRRE. — Forme usitée au xvn« s. pour guitare,

HosTiBRB. — Auberge. Ital. osteria,

HouBBLON. — Forme primitive de houblon.

iMPiTEUx. — Impitoyable.

JANSON. — Nous laissons le nom déformé. C'est Ben Jonson. Les strophes qui suivent sont curieuses par la description des scènes familères du théâtre anglais. Shakespeare n'est pas nommé, mais il est compris dans cette satire, car, en i644) àait de r Albion, il était joué et on allait imprimer le « third Folio »,

JAQUE DE MAILLE. — Cotte de maille allant du cou aux cuisses. Jaque, qui signifie un vêtement d^homme, n'existe plus qu'en son diminutif ^a^ae^/e.

jARTiÈRB. — Ancienne orthographe. « Jartière émaiilée ». (Ancien invent, cité par Laborde, Emaux,)

JUBÉ. — « Faire venir à jubé : faire venir une personne au point qu'on désire » (richblst).

LABiLE. — Caduc. Latin labilis,

LAirrERME. — Mets le chef à la lanterne, mets la tête à la fenêtre.

LARIGOT. — Sorte de flûte ou de flageolet. « J'ai trouvé ce mot au figuré dans un sens un peu trop libre et trop gaillard ; Daubant du gigot, — Danser le branle double au son du larigot i> (richelet).

LAVAL. — Le marquis de Laval, fils de Madame de Sablé.

LÉDE. — Léda.

LBSBiN. — « Dit autant que bardache. Voyez Bardache. Ablancourt, Lucien, Dialog., p. 2 ; « Et que dis-tu quand on t'appelle lesbin ? » (l^ roux, Dictionnaire

comique). Voici Farticle de renvoi, Bardache : « Pour dire un jeune ou garçon qui sert de succube à un autre et qui soufFre qu'on commette la sodomie sur lui. Ces abominations sont si communes en France que c'est avec raison que les femmes s'en sont plaintes ouvertement, et je pourrais même nommer plusieurs personnes qui entretiennent des bardaches, qui sont ordinairement de beaux garçons, comme on fait des filles de joie. » (Pulanisme de Rome.)

LINCEUL. — Ce mot allait commencer de se spécialiser pour être remplacé, dans l'usage ordinaire, par drap.

LICORNE. — « Sorte d'animal qu'on trouve dans les montagnes de la haute Ethiopie. La Licorne est de couleur cendrée. Elle ressemble à un poulain de deux ans, hormis qu'elle a une barbe de bouc et, au milieu du front, une corne de trois pieds, polie, blanche et rayée de raies jaunes. Ses pieds ont l'air de ceux d'un éléphant et sa queue tient quelque chose de la queue d'un sanglier ».(righelet, 1680).

MAILLE (Jaque de). — Voyez Jaque.

MAAiGNT-MALENOÊ. — Un des meillcuTS amis de S.-A. Son histoire est dans Tallemant, qui l'appelle un philosophe cynique.

MARIN. — Ce « grand homme naarin » du Contemplateur semble bien venir des Lusiades du Camoens, qui l'avait rencontré au Cap de Bonne-Espérance.

MARIN (le cavalier). — Ce poète charmant, audacieux et désordonné, est peu estimé des moralistes. Il y a, dans son Adone^ les plus délicieux vers de volupté, et celui-ci, dont la divine mélancolie répond à la jovialité de Rabelais :

jgO SAINT-AMANT

ifumano nffieio è vêramenie il pituUo, MAKmB. ^ « G« mot 6e prend qtseiqâefois êXk même sens

que oelui de met* » (RionEUrr).

MARissoN. — Tristesse, chagriû. Relier : « E& eâl de

marisâon pleuré comme une vache. »

MARTYRER.— Martyriser.— Voyez le/ieio/yiiédé Théophile. MASSB. -^ « Terme bachique, dont on se sert en choquant

le verre et en buvant des santés » (tucHÉLBr). MENESTRE. — Potagc. Ital. mineêtra, MESHAm. -^ Mal, dommage. Ce mot est tout à fait

désuet au xvn* siècle.

MESQmN. ^-•^ Malheureux « C'est un sens ancien. Ital.

meschino, de l'arabe maskin, pauvre.

MEURES. — Mûres, MOMB. «^ Momus.

MORGUER. — Narguer.Régnier : <( Mordant 1 A destinée et

gourmandant la mort, a' NAviGAOE. — Navigation. Mot forgé par Saint-Amant,

fort heureusement, d'ailleurs, sur l'analogie de voyage. ŒiLLADER. — Né RU xvi* sièclc. Ce fflot dispftTttt à )a ftu

du xvu* siècle. Le moyen^âge a eu œiller, ti otitm

surgir récemment yeutér, tons mots bien meilletirs que

regarder.

OISEAU (l'unique). — Le Phénix.

ORFRAIE. — C'est l'effraie. Voir It Lexique de Théophile. OUÏR. — Pour les différentes formes de ce verbe, foy.

oyant, etc., voyez le Lexique de Théophile.

OUVRIER. — Se prononçait de deux syllabes.

PANACBE. — S.-A. écni pennache, première forme du

mot, emprunté à l'italien pennaeckio»

PAYS. — Tirer pays, fuir.

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PBifDANTS. •"- « Ces monte peiidiint$ en précipices » {la Soli* t^dé), La Fontaine ç*ist approprié ce vers : « Un rocher, qaelqae mont pendant en précipices » (les Deux Chèvres).

PBSTBHll}. ^ Mauvaise bumenr, humeur de pester,

pfiTuifBft* — Fumer du tabac.

piTAUD. — Lourdaud, paysan grossier.

piiAHTP. — ^ Z>*an« phnte légère^ d'un pied léger.

poiTRBu. — Saint-'Amant dit, «n un autra endroit ; «Toi, louve, toi guenon, qui m'aa si bien poiyré«.. »

POLTXÈNE. — Héroïne du roman de François de Molière, la Polyçoène (i63»).

poBfMB-DE-piN. — Un des anciens cabarets de Paris, déjà célèbre au temps de Villon. Il était situé rue du Pont- Notre-Dame.

PONANT. — « Mot bas et burlesque pour dire le cu^n (RiGHELiT).Cf.,le moi ponette^ usité en Normandie pour désigner l'extrémité du croupion des Tolailles. Très différent de ponant, occident, ee ponant signifie le pondant t de la forme poner, pondre, lat, ponere. L'aneien frangaii a ponneresse et ponnen$e^ pondeuse, ponnéâf la ponte, etc.

PRÉFifl. — Ainsi, pour la rime, S.-A. écrit-il préfix,

PHBSTOLiN. — Saint-Amant abuse ici de sa manie de déformer les mots pour la rime. Il faut lire prestolet, jeune prêtre de mœurs légères.

pRivÉMBNT. — Familièrement.

pmR . — Ancienne forme du verbe puer. Il est employé encore par Molière : « Il put étrangement son ancienneté » {Femmes aav,),

nAMENTOT (Je me). — Je me remets en Tesprit. Pu verbe archaïque ramentevoir.

REBOURS. — Du lat. pop. rebursauty qui est à contre poil. c Âyec un esprit aussi rebours c[ue celui-là » (j.-j.

ROUSSBAU).

MEYécHE. — Etoffe de laine à long poil. « Revêches ou basettes de Flandres ou Angleterre » ( Tarif général des droits de sortie^ 1664) .

HOMAiN. — « Ce fameux peintre romain >» du Contemplateur, c*esi Michel-Ange, dont S. -A., dans les strophes suivantes, semble décrire le Jugement dernier,

ROUER. — Tourner. Lat. roture,

ROUSSEAU. — Pour roussin. Il veut dire l'âne. Cf. l'expression roassin d'Arcadie,

SAGKTTE. — Flèche.

SAGOUIN. — Singe.

SALLARD. — Voyez Bilot .

SAMPOGNA [La), « Le Chalumeau 1»^ recueil de poèmes du cavalier Marin.

SANSONNET. — Le suut du sansonnet, expression que nous n'avons pu élucider.

SELLE A PIQUER. — Différant de la selle rase par des garnitures surélevées devant et derrière. Cf. Richelet, qui en donne la composition technique, troussequins, lièges, etc.

SERRAT ANE. — Fonue primitive et correcte de sarbacane : esp. cerbatana.

SI. ^Etsi, et cependant. ■

SIFFLER. — Boire. Saint-Amant écrit chiffler^ forme déjà désuète de son temps, mais que Cyrano de Bergerac emploie également (Le Pédant Joué, acte V).

siMONNBT. — Personnage grotesque.

TAssoKi. — Poète italien (i 565-1 635), maître, avant

SsÛDt-AmaDt, dans le genre héroï-comique. Son Seau enlevé est connu.

TEMPÂTER. — Tourmenter.

TOPE. — « Terme bachique qui se dit entre des gens qui se portent des santés, et qui se dit par celui qui reçoit la santé qu'on lui porte, et c'est comme s'il disait : « J'y consens, j'accepte de tout mon cœur la santé que vous me portez » (righelbt) .

TOPER. — Del'esp. topar. Accepter le coup, qu'il s'agisse de jouer ou de boire. Par ejitension : boire. Voyez Tope,

YERCOQUiN. — Caprice. « Suivre mon vercoquin » (régnier). Ver dans la tête du mouton; vertige que donne ce vers; ensuite folie, fantaisie, etc.

VIOLET. — Morceau de drap violet.

VIS. — Visage. Le sonnet oii se trouve ce mot est écrit en langage légèrement archaïque. On se souvient de Nicolete o le cler vis (au clair visage), dans Aucassin et Nicolette.

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