C.HAPITRK II
n’est pas de lui, mais qui est du temps, conduit le récit des événements jusqu’à la vingt-huitième année après la mort de saint Anselme
Enfin Matthieu Paris, moine de Saint-Alban, et postérieur d’un siècle, a donné son nom à un ouvrage dont il n’est que le continuateur. C’est une grande chronique, ou Historia major Angliœ, qui va de 1066 à 1259 a. Il écrit avec la partialité du patriotisme; mais son ouvrage est un des fondements nécessaires de l’histoire d’Angleterre.
Sans parler d’autres chroniqueurs qu’il a fallu consulter, sans compter les vies d’ahbés et de moines , les journaux ou éphémérides des couvents, les martyrologes, les ohituaires, textes arides et précieux extraits des archives monastiques *, voilà donc quatre historiens en renom dont le plus récent est de la fin du treizième siècle. Mais à ces autorités, la plupart contemporaines ou peu s’en faut, nous devons
1 Wilhelmi Gemiticensis de ducura Normannorum gestis dans Anglica, normannica... a veteribus scripta , Francfort , 1603, p. 604 ; ou Wilelmi Calculi Gemmeliccnsis monaclii Historien Normannorum libri VIII dans le recueil Historien Sormannorum scriptores antiqui, de Ducliesne, Paris, 1619, p. 215.
1 Matthai Paris mon. alban. angli historia major, Londres, 1040. — Grande Chronique de Matthieu Paris, Irad. par M. Huillard- Breholles, Paris, 1840.
J Voyez les trois recueils précités , et en particulier Roger de Hoveden et Henri de Hunlingdon dans celui de Savile; voyez aussi, dans un quatrième qui a pour titre Historia anglica Scriptores X (Londres., 1652), les chroniques de Siméon, de Radulfe, de Henri Knighlon, etc., et dans le recueil de D. Bouquet, les tom. XI, XII, et XIH passim.