LIEU LES OFFICES RELIGIEUX
Fondation de la paroisse Saint-Antoine
La paroisse Saint-Antoine de New Bedford fut canoniquement érigée en septembre 1895. L'abbé Hormisdas Deslauriers en prit la direction le premier dimanche d'octobre suivant.
Il arrivait du Précieux-Sang, de Woonsocket, où il était vicaire depuis sept ans.
Les trois cents familles qui composaient la nouvelle paroisse, avaient jusque-là appartenu au Sacré-Cœur de New Bedford.
. Le North End, comme on désigne la partie de la ville où est situé Saint-Antoine, n'était pas alors le quartier populeux, commercial, bruyant . d'activité, qu'on admire aujourd’hui. C'était une succession de rues sans habitations, à peine tracées, séparées les unes des autres par des
terrains vacants, où les broussailles poussaient en pleine liberté. Seulement, on voyait déjà s'allonger, chaque année, même chaque mois, les murs des manufactures autour desquelles viendraient bientôt se grouper deux mille fa-
milles canadiennes-françaises.
itié du terrain
hui. C'était un encore à 1]
nt à
4 du prodigieux développement de «l'œuvre du { pain,» qui avait eu une origine bien modeste
dans l'arrière boutique d'un artisan de Marseille, quelques années auparavant.
L'abbé Deslauriers, qui avait déjà sans doute
mis à l'épreuve la puissance miséricordieuse de
l'illustre enfant de saint François, se dit qu'il ne saurait placer en meilleures mains les destinées de la nr'velle Paroisse. L'expérience montra bientôt qu'il avait raison.
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Rien de plus important pour les nôtres, aux États-Unis, que la fondation d'une paroisse.
Sans paroisse nationale, le canadien, quia grandi dans son pays à l'ombre du clocher, ne s'y reconnaît plus. Il est désorienté. Si la réflexion, les exercices de piété, la prédication française, les }umières d’en haut, ne viennent lui indiquer le sentier du devoir, il s'égare vite au milieu de ces po- Pulations américaines en grande partie matéria-
À listes ou indifférentes. Sa foi languissante, rani-
mée à de trop rares intervalles par la Prière et
les sacrements, s'endort ou s'éteint tout à fait.
Il n’est pas de moyen plus efficace de combattre l'irréligion et l'indifférence que de grouper les fidèles autour de l'église, par l’organisation paroissiale. Cela est vrai, sans doute, dans tous les pays; mais plus encore aux États- Unis. Ce sont avant tout leurs paroisses qui ont conservé au catholicisme les Franco-américains.
Saint-Antoine comprenait, à son origine, trois cents familles;—une population totale d'à peu près 1,500 âmes.
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