‹ Saint Antoine de Padoue [microforme]Chapitre 12 sur 78 · VICTOIRES SUI ETITS ENFANTS US REPOSE DA JÉPART DU SAIN DU ET DU VAS · texte numérisé non relu

VICTOIRES SUI ETITS ENFANTS US REPOSE DA JÉPART DU SAIN DU ET DU VAS

eutil senti le souffle du vénérable Père circuler dans

sa poitrine, qu’il tomba subitement à terre, et resta

comme mort. Cependant les Frères accoururent au bruit de sa chute ; et tandis qu’Antoïine le saisissait

pour le relever, aussitôt il recouvra l’usage de ses sens. Alors il se mit à raconter que pendant son évanouis-

sement il avait été ravi en extase, et que transporté t nommé Ga

bostolat, déjàs extraordinaire

parmi les chœurs des anges, il avait contemplé des

Spectacles que la terre ne connaît pas. Il allait essayer

, de redire sa vision, quand Antoine, attribuant à la pla que la grâce

ment dans l’àms ts de lumière

puissance de Dieu et non à ses propres mérites le nracle qui venait de s’accomplir, lui dit de ne pas

parler davantage de la grâce dont il avait été favorisé. surpassait toi

Depuis ce moment, le feune novice ne ressentit plus la

entation qui l'avait si violemment tourmenté. Il avoua

n jeune novict

AUS tard que les flèches du démon semblaient s'être e, était en pros

Emoussées contre son âme, Revêtu de la force d’en

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haut, il persévéra dans le saint état qu’il avait embrassé : | Las

il marcha à grands pas dans le chemin de la perfection, ex

et 1l servit d’exemp.e à tous ses Frères. ” les

A quelque temps de là, Antoine se trouvait au cou- nc vent de Brive, qui lui était particulièrement cher, parce am: qu'il en était le Père ; et sans doute, à cause des dou- es P ceurs spirituelles dont il avait été prévenu dans la Æäista grotte sauvage sur laquelle il était bâti. Dans cette We rencontre, il donna une grande preuve dé sa foi en la leout: divine Providence et du crédit.dont il jouissait auprès oui d'elle. robe

Un jour le couvent se trouva en détresse. L'heure Ric

du repas était venu, et on n'avait rien à servir aux EBicintc

Frères. A cet âge héroïque de l'Ordre des Mineurs, le

quest de Se

tenait

cas n'était pas rare. Des hommes qui avaient pris à la

lettre les conseils évangéliques, n'étaient pas fâchés de

connaître les privations de la sainte pauvreté. ‘ Comme to;

le cuisinier n'avait pas de quoi préparer le repas de la fie jo: La

ment

communauté, Antoine fit part de son embarras à une

dame pieuse qui lui était trèsattachée, et il la pria de

lui envoyer des légumes de son jardin, pour l'entretien he f

des Frères soumis à son autorité. En ce moment il

imot

tombait une pluie torrentielle. La dame appela sa ser ion] vante ; et, avec des paroles douces et insinuantes, elleR'E,:. lui dit d'aller tout de suite au jardin, et d’en rapporter D. les légumes nécessaires pour la cuisine des Frères] bige

LE Les

embrassé; La servante, vivement contrariée par cette commission, perfection, D sexcusa, en alléguant la pluie diluvienne qui inondait les rues. Cependant elle se laissa vaincre par les insaitau COU- Mtances de sa maîtresse. Elle prit le chemin du jardin, cher, parce RBramassa ce-qu’il fallait pour la cuisine des Frères, et se des dou- les porta au couvent qui se trouvait à une assez bonne nu dans la distance, Cependant, quoique la pluie n’eût pas cessé Dans cette un seul instant, elle ne reçut pas sur elle une seule sa foi en la Buoutte d’eau ; pas un fil de ses vêtements ne fut ssait auprès mouillé. Elle rentra donc chez sa maîtresse avec sa robe entièrement sèche, elle lui raconta comment la e. L'heure pluie qui tombait continuellement, ne l'avait pas atà servir aux teinte elle-même. Pierre de Brive, fils de la dame en Mineurs, le Mouestion, et qui fut plus tard chanoine de la collégiale ent pris à la Me Saint Léonard, racontait souvent ce miracle, qu'il s fâchés de Bienait de sa mère, à la plus grande gloire de saint é. “ Comme Antoine: il ne le faisait pas sans ressentir des transports » repas de lafde joie, ” barras à Un€S La banalité des détails n’empêchait pas que l’événeil la pria de!

r l’entretien

ment n’eût des proportions considérables. Il révélait Rs

ne fois de plus la puissance du thaumaturge que le

moment IMSLimousin connaissait déjà ; il préparait les nouveaux

ppela sa Se-BRriomphes qu'il allait remporter sur les ennemis de uantes, elle@'Evangile. à en rapporter:

des Frères. |

À cette époque il plut à Dieu de renouveler le prodige dont il avait. favorisé son humble serviteur à

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Montpellier. ‘ Tandis que saint Antoine était gardien de Limoges, pendant la semaine sainte, la nuit de la Cène, dans une église de la ville, appelée Saint Pierre des Quatre Chemins, il semait la parole de vie dans les âmes groupées autour de sa chaire. A la même heure, vers minuit environ, les Frères Mineurs chantaient dans leur couvent les matines de l'office du jour, Or le gardien, saint Antoine, était désigné pour lire une leçon de matine:. Déjà les Frères étaient arrivés à la leçon que le Saint devait lire, quand tout à coup il apparut au milieu du chœur, et se mit à chanter la leçon d’une voix solennéile, Tous les Frères présents furent frappés d'étonnement, et non san#raison ; car, ils savaient qu’à cette heure, il était occupé, dans un quartier de la ville, à prêcher au peuple. La vertu de Dieu fit qu’au même instant, il état avec ses Frères, au chœur, où il chantait u con, et dans l’église} Saint Pierre, au m ur laquelle il répan4 dait les semenc

Pendant les ions aioine prêcha sur le terri-

toire de Limoges et de Brive, il eut affaire, plus qu'aik leurs, aux démons jaloux de ses succès.

‘ Un jour que le bienheureux Père allait, sous da garde de Dieu, à l’abbaye de Salign dans le dio cèse de Limoges, un religieux de ce n onastère était depuis longtemps en proie aux obsessions du démon

e était gardien @Be la chair. Il employait, pour les vaincre, les jeûnes, e, la nuit de la Ds veilles, l’oraison et les macérations répétées ; mais ée Saint-Pierre Res moyens ne lui avaient jras procuré la paix; Dieu le de vie dans ESKservait à Antoine d'appliquer le remède à ce mal

e, À la mêmelrrible, L'infortuné religieux, qui avait une haute

Mineurs chan- ÆMée de la sainteté de l’apôtre, s’adressa à lui. Il lui nl

l'office du jour, Bt l'humble aveu de ses fautes : il lui découvrit avec signé pour lire WBonfance la tentation dont il était tourmenté, le con-

étaient arrivés Mirant avec larmes de prier pour lui. Le saint homme

nd tout à coup Brit le religieux à part ; et se dépouillant devant lui de

ait à chanter la BR tunique qn’il portait, il lui dit de s’en révêtir afin de

‘rères présents Monjurer le péril. À peine le religieux eut-il cédé au n#raison ; car, Bésr d'Antoine, qu'une vertu se dégagea des plis de la

‘cupé, dans un@Bauvre tunique : c'était comme une émanation fe la

>, La vertu defhasteté d'âme et de corps de celui à qui elle apparte-

rec ses Frères uit. L'effet ne se fit pas attendre. L’orage des sens

t dans l’égliseMapaisa aussitôt chez le religieux, qui ne ressentit plus quelle il répand pareilles secousses, ainsi qu'il le déclara devant lusieurs témoins. ”

cha sur le terri Mais de même que les démons de l'Evangile bannis

ire, plus qu'aik Wu Corps d’un possédé, allaient se loger chez un autre,

insi iL arriva que le démon se vengea d'Antoine, en

allait, sousherchant à troubler le couvent qu’il habitait. dans le dio:

nastère était

ons du démon enait de sonner çet exercice, vit plusieurs malfaiteurs

Un jour, comme les Frères, après le chant de Com-

blies, se préparaient à vaquer à l'oraison, le Frère qui

occupés à dévaster la moisson d’un des principaurf qu amis du couvent. Il courut aussitôt en avertir Antoine Mais celui-ci, au lieu de s’émouvoir, dit à ses Frèreslde avec tranquillité : Allez au chœur, et faites votre oraïfl son, selon les prescriptions de la Règle, sans vous oc} cuper du prétendu dommage qu’on cause à notre voi sin. Ces malfaiteurs sont des démons qui voudraient,

par ce stratagème, vous ravir un temps. précieux etl vou priver des consolaiions de la présence de Dieu, | Gardez vous bien de-donner dans le piège, sous pré:

teite de charité. Sachez que la puissance des démons

est limisée. Dieu ne leur a pas permis de détruire le

blé de ces champs : vous en serez convaincus demain DA matin, en les considérant aussi beaux et aussi richesBxéc qu’ils le sont maintenant. Ce discours rassura les reli oi gieux. Sur la parole d'Antoine, ils allèrent avec recueiliit lement où la cloche les appelait. Bientôt ils recon fit, nurent qu’on leur avait donné une fausse alerte, ein que le Frère sonneur avait été illusionné par l’angélipoi de ténèbres. |

Les démons déconcertés par la pénétration d'Antoine A ne se tinrent pas pour battus. Ils tournèrent cortre si PE personne même leurs détestables maâchinations. Il étallg ét: invité à prêcher dans une ville de ia contrée. Or, ler concours du peuple était tel, qu'Antoine vit tout Gégine suite que l’église ne pourrait pas le contenir. En co H el

des principaui quence, il se décida à donner son sermon sur la

vertir Antoine:

ce publique. Il fit dresser une estrade, sur laquelle

t à ses Frèresldevait se placer, avec ie clergé, les magistrats et les

aites votre oraïibtables du lieu. Au moment de prendre la parole, il

bnnut par une inspiration intérieure que les démons

, Sans VOUS OC

se à notre voiihercheraient à troubler la cérémonie, maïs qu'aucun

qui voudraientcident grave n’arriverait. Il commença par avertir son

aps. précieux et Hditoire; et l'ayant ainsi prémuni contre toute

sence de Dieu,

brprise, 1} entra dans son sujet. Il n’était pas encore

piège, sous pré milieu de son sermon, que les démons renversèrent ice des démonslstrade, qui s’écroula avec un horrible fracas. On is de détruire le

vaincus demain Antoine calma aussitôt l'émotion publique. Ni le

effraya d'abord ; mais ie souvenir des avertissements

x et aussi richesBédicateur, ni ceux qui l’entouraient ne reçurent la j

rassura les relifoindie blessure. On improvisa une chaire, et Antoine

bnt avec recueil continuer son sermon, au milieu d’un silence par-

entôt ils recon@Bit. On admira son esprit prophétique plus encore que fausse alerte, etibn éloquence : son prestige grandit quand il semblait nné par l’angélihoir atteint son apogée. La partie était perdue pour s démons : ils avaient travaillé pour leur ennemi.

ation d’AntointM À travers lesefatigues de son ministère, Antoine se èrent comtre 58 Qélassait avec les âmes fidèles à Jésus-Christ : elles

inations. Il étalg étaient pas rares en ce temps-là, malgré les ravages

ontrée. Or, liel'hérésie, Les mères et les petits enfants composaient ne clientèle moins entamée: que d’autres catégories ntenir. En come la société, Les mères, chrétiennes par instinct, alors

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