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été merveilleuse dans tout le midi de la Fran f et principalement dans la province du Limousin. Pal tout il s'était montré le champion de la justice et l'a nemi irréconciliable du vice. Il avait coulé comme fleuve d’eau vive dans cette région que le souffle de mort avait desséchée. Sa parole était tombée sur I âmes comme une rosée céleste, il avait ranimé ch elles, la foi éteinte et la cüarité refroidie, Tant de travaux, couronnés de si beaux succès, 1 x
devaient pas rester sans récompense. Ordinairemel,
Dieu fait attendre ses serviteurs : il ajourne la gloi
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qu'il leur réserve, afin que le désintéressement ajo +
engore à leurs mérites. Il fit une exception en fav
de son vaillant apôtre, dont le zèle lui rendait ce qi à l’'hérésie lui avait enlevé. “Tandis qu'il était enc exilé dans cette vallée de larmes, soupirant après
félicité dont il avait le pressentiment, il reçut des ani: .
de la gloire du Paradis, en contemplant l'Enfant Jé.se,
de ses yeux, et en le portant dans ses bras.” p:
Antoine qui n'avait pour tout trésor que l’Evangll vivait à la manière apostolique. Il croyait que t ouvrier est digne de son salaire. En conséquencep
mangeait ce qu'on lui offrait ; et quand une pd Qui . s’ouvrait devant lui, il entrait en disant : Que la pe,
du Seigneur habite en ces lieux. Or un jour, dans, : bourg du Limousin, un propriétaire riche et pieux,
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| de la Franghs l'hospitalité dans son manoir. Antoine l'accepta
| Limousin. Pa ec empressement, dans l’espérance de trouver au fond
‘ Q ; A 7 ‘ la justice et TR ete demeure éloignée de tout bruit, un repos
coulé comme écessaire à son âme, et un peu de silence qui favo-
1e le souffle de sât son élévation vers Dieu. Il ne soupçonnait guère
it tombée sur 0e dont il allait jouir.
vait ranimé ché die.
beaux succès, fl
“Le bourgeois lui avait assigné une chambre séparée u reste du logis, afin qu'il eût plus de liberté pour
Madonner aux douceurs de la contemplation. Or, tandis
{ Ordinaireme} ue le bienheureux Antoine priait tout seul dans sa
ajourne la 61081. 1e bourgeois allait et venait dans les dépen-
ressement dj es de son manoir. À un moment, sa sollicitude et
eption en fa Gé,ction pour le Saint lui firent jeter les yeux vers
lui rendait Ce D hanbre où il priait ; et à travers la fenêtre, il vit,
ù ï ‘ qu'il était En... js bras du bienheureux Antoine, un enfant d’une
. es & j Lpirant aprés UE de beauté qui l’embrassait avec tendresse, De son
il reçut des aril ant l'Enfant Jé
s bras.” Æ
ôté, le Saint lui rendait les caresses et les baisers ; il e détachait pas un instant ses regards de sa ravissante.
gure. Le bourgeois, pâle d'émotion et comme hors de Q 4 | , A A É € r que l'Evange me à la vue de cet enfant, se demandait d’où il
croyait que 1 ,,;it être venu.”
CONSÉQUENCSS TI n'était point le jouet d’une illusion : le spectacle
quand une po Qui s'offrait à lui était une réalité. Le bienheureux ant : Que 1 Pine était en tête à tête avec Jésus-Christ, le Fils un jour, danSSRe Dieu et de la Vierge Marie, descendu du Ciel tout
riche et PIEUX ETS pour le consoler. Le seul nom de Jésus faisait
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tressaillir son cœur : sa pensée, toujours présente à 4 mémoire, était l'invisible aliment de sa vie. Maints nant il converse avec lui, face à face, comme avec ami, dans une familiarité touchante. Il n'avait jamais pé
nétré si profondément dans l’intime de l’amour divik
Jamais il n'avait goûté de joie comparable à cette joi suprême !|
Ce coin obscur de Limousin, resté sans nom da
les annales du monde, fut le Thabor du bienheureu
Antoine. Daus sou humilité, il paraissait embarras du miracle qui venait de s’accomplir. Il ne put pi cependant le cacher à son hôte ; “ car le saint Enfa
Jésus révéla lui-même au bienheureux Antoine que À
bourgeois le regardait. C’est pourquoi le Bienheureti après être resté longtemps en oraison, appela le boi geois ; et quand le divin Enfant eut disparu, il K défendit de révéler ce qu’il avait vu, tant que lui ser dans le monde. Mais après la mort du bienheure Père, le bourgeois divulgua la vision qui vient d'èf racontée. Il fit sa déposition en versant des torrel de saintes larmes.”
Vers la fin de l’année 1276, toutes les Provinces! l'Ordre recevaient une lettre circulaire de Frère El Vicaire général, annonçant la douloureuse nouve du trépas du séraphique Patriarche des Frères-Mine Saint Antoine dut se rendre alors en Italie. Il qui
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rs présente à Limousin au commencement de l’année 1227 et se
a vie. Mainte igea avec un de ses Frères vers Marseille d’où il Jomme avec tit faire voile pour la Péninsule.
‘En traversant la Provence, ils passèrent dans un
’avait jamais pl > l'amour divi able à cette joi
Bit bourg, où une femme, émue de compassion à ue de leur détresse, leur donna, pour l’amour de
eu, l'hospitalité dans sa maison. Or donc cette
sans nom dame, véritable Marthe par la sollicitude qu’elle leur
du bienheureuÆoignait, mit sur la table du pain et du vin, et cou-
ssait embarras chez sa voisine, emprunter un vase de verre. Mais
Il ne put pu voulant tirer le bien du mal, permit que cette
r le saint Enfalme, après avoir tiré du vin de son tonneau, pour
. Antoine que lervir aux Frères, laissit par inadvertance le robinet
| le Bienheure
onneau ouvert, et que tout le vin se répandit par
appela le boi Pour comble de malheur, le compagnon du
t disparu, il Shheureux Antoine prit le vase de verre si mala-
ant que lui serBtement, qu’il le cassa contre la table, de telle sorte
du bienheurek
le pied roula d’un côté, tandis que la coupe s’en
qui vient d'éfBt de l’autre. Vers la fin du repas, la charitable
sant des torrefme voulut encore servir à boire aux Frères ; mais
k Entrant dans son cellier, elle vit tout son vin répanles Provinces Mur le pavé. Elle revint vers les Frères, pleurant e de Frère El bureuse nouve s Frères-Mineif
Italie. Il qui
jrement, et désolée de la perte qu’elle venait de
+. Quand elle l’eut annoncée au bienheureux An-
, le Saint fut touché de sa tristesse ; il appuya ses les sur la table ; il cacha “sa tête dans ses mains,
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