Livre de l'Ecclésiastique que ‘ tout le prix de l’or n'est
rien au prix d’une âme vraiment chaste et pure !”?
Notre Seigneur, en descendant du ciel en terre pour
opérer l’œuvre de notre Rédemption n’a voulu avoir
pour Mère qu’une âme chaste et pure, une âme virg nale, Marie Immaculée, la Reine des âmes angéliques et pures. Ensuite le bon Jésus ne fit connaître d’abord le mystère de son Incarnation qu’à des âmes pures et virginales, saint Joseph, le Patriarche de la chasteté
et saint Jean-Baptiste, sanctifié dès le sein de sa mère,
(1) Sap. IV, 1,
mourant plus tard, martyr pour la défense de la thasteté conjugale, pour la défense de la sainte vertu
pureté, pureté.
Notre Mère la sainte Eglise nous fait remarquer,
fan lac ga! > NA T CR .
contemplant à Are les saints Pères, que Notre divin Maître eut pour
es siècles, l'ai l'apôtre saint Jean, la prédilection marquée dans + sainte vertu MEvangile, parce que saint Jean était une âme virginale. té, s’écrie dans Et Marie, la Mère de Jésus, n’a-t-elle pas, elle aussi, e ravie: “0 uns ses célestes apparitions, durant tout le cours des st belle la chas- Msècles, marqué sa prédilection, comme toutes les vies
ation des âmes Mes saints en font foi, pour les âmes innocentes et
es ! car, sa mé:
Bienheureux donc ceux qui ont le cœur pur, parce
st immortelle,et à qu'ils verront Dieu.
s hommes (1) de Dieu et de M Qui montera sur la montagne du Seigneur ? ou qui aous assure, au MRémeurera dans son Sanctuaire ? — Celui qui a les
mains innocentes et le cœur pur: celui-là recevra du begneur la bénédiction et la miséricorde de Dieu son Mauveur (1).
prix de l’or n’est 4 te et pure !”
iel en terre pour nn vou 20 Comme ces paroles du Psalmiste s'appliquent-admiune âme virgi hblement à l’angélique saint Antoine. Ses mains taisnt innocentes, parce que son cœur était pur. Nous l'avons déjà vu dans l’Abrégé de sa Vie : tout
petit enfant, à l’âge de cinq ans, il fit le vœu de virgi-
imes angéliques bnnaître d’abord
s âmes pures €
delà chasli nié, et dans tout le cours de son existence, il conserva,
sein de sa mère (1) Ps, XXII, 3-5.
Le Le # "+.
avec un soin jaloux, pure et sans tache la blanche robdiiite de son innocence baptismale.
Il semble que les Litanies composées en l’honné de notre Saint, aient voulu résumer en un seul mo toute la beauté de cette âme si pure, en l’appelant Lis de céleste pureté. Et conme la vertu, surtout che les Saints est essentiellement communicative, la vi seule de notre Saint, l'innocence peinte Sur son angé lique visage portait les autres à la vertu. Le seul coï tact même de ses vêtements avait une vertu particulièré pour combattre les tentatioiùs et pour chasser lespri impur, cet esprit, excore sept fois plus méchant que | autres, qui tyrannise si affreusement ses malheureuse victimes.
Notre Saint venait d'arriver à son Couvent de Limif ges. Un jeune Religieux Bénédictin, d’une abbaye vol sine, passait par le tourment si pénible des tentation impures. Ayant entendu parler de la haute sainte d'Antoine, ce pauvre Religieux demanda à son Abl d’aller trouver le Saint. Il se jeta à ses pieds, etll fit l'aveu des humiliantes tentations qui jour et nil assaillaient son âme. L'homme de Dieu l’accuelll avec une incomparable bonté, lui donna ses conselk
le consola et par une de ces inspirations que Di donne aux Saints, il Ôta sa propre tunique pour € revétir son cher pénitent, Aussitôt les tentations
le la blanche robdiirent. Le jeune Religieux, au comble du bonheur, rouva avec la paix de l'esprit, la sérénité d’une âme ées en l’honnedure ! | en un seul mi 0 aimable saint ‘Antoine, vous, vrai Zis de céleste e, en l’appelantiiwreté, ah ! couvrez-nous donc tous de votre tunique, rtu, surtout chlimbaumée du’parfum de votre angélique pureté !
unicative, la viiiMais surtout prenez sous votre protection les jeunes
nte ‘Sur son ançéiens de nos jours, si exposés aux traits empoisonnés de leur perfide ennemi. Obtenez-leur, par votre puissant
édit auprès de Jésus, la Pureté des Vierges, Puritas
tu. Le seul coï vertu particulièr r chasser l’espriirginum, et de sa douce Mère, Marie Immaculée, méchant que ldu'ils aient tous un grand amour pour la sainte vertu ses malheureuse pureté et que pour la conserver dans leurs jeunes œurs, ils fuient avec horreur les mauvaises compagnies “ouvent de Limdiitles occasions dangereuses, qu’ils veillent à la garde d’une abbaye vole leurs”sens, pratiquant la mortification chrétienne, le des tentation@he négligeant point le saint exercice de la prière et Ja haute saintéiurtout de la prière en famille, et qu’ils fréquentent anda à son Ablièlement les Sacrerments. Oh! que d’âmes seront ses pieds, et liRuvées et bienheureuses pour l’éternité, si Dieu daigne, qui jour et nul aimable Saint, par votre angélique intercession, Dieu laccueillixaucer notre suppliante prière ! nna ses const ExEMPLE. — Un jour que saint Antoine rentrait à rations que DitPadoue par des sentiers solitaires, afin d'éviter les aptunique pour dlhudissements de la foule électrisée par son éloquence,
es tentations ne femme prenant des chemins de traverse, se mit à
- — 5 d > Em AR Hs = 2 a 2 te. ter 2 30 a DS SO VERRE GENS RP RDS PISE RE PS AS A TS 7
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courir après lui, respirant à peine, tant sa marche était précipitée. Elle portait dans ses bras son petit enfant qui était perclu des bras et des jambes, depuis sa nais nance, Dès qu’elle fut en présence du Bienheureux, elle se jeta à ses pieds, le conjurant avec des gémissements et des larmes d’avoir pitié d’une mère ma heureuse et de daïgner faire le signe de la croix sur son enfant. Elle espérait que le petit malade recouvre: rait une santé parfaite par la vertu de cette bénédiction, Comme le serviteur du Christ, par un sentiment d'humilité profonde, refusait d’exaucer sa prière, elle redoubla ses sanglots, et réitéra ses supplications, en criant : — Père Antoine, ayez pitié de moi. — Le saint homme touché de compassion à la vue de ka douleur de la mère et de l’infirmité de l'enfant ; pressé d’ailleurs par les exhortations de son compagnon de route dont la piété était célèbre, se décida à tracer le signe de la croix sur l'enfant, le bénissant au nome par la puissance de Jésus-Christ. O prodige ! l'enfant se redressa aussitôt parfaitement guéri. Tandis qué
auparavant sa mère désolée le portait appuyé sur son:
sein, elle le ramena rétabli, dans sa maison en le tenant par la main. L’homine de Dieu ne rapport
pas la grâce obtenue, à ses mérites, mais à la foi de
cette femme, en la quittant, il lui recommanda de ne
la révéier à personne, avant sa mort Che Répons Miraculeux, voir page
(1) Histoire dl de saint Antoine de ; Padoue, par le R. P, AL S. C. 2ème Ed.
it sa marche était son petit enfant
S, depuis sa nais
du Bienheureux, avec des gémisd’une mère mal de la croix sur malade recouvre:
‘ette bénédiction,
tr O un sentiment
er sa prière, elle
supplications, en
de moi. — Le
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: l’enfant ; pressé
1 Compagnon de lécida à tracer le sant au nomet
rodige ! l'enfant ri. Tandis qué APPUYÉ sur son:
a maison en le ieu ne rapport
mais à la foi de ommanda de ne
x IR. P. ALGE
TROIZIÈME MARDI Saint Antoine ; sa grande simplicité.
IMPLICITÉ, Ô que cette vertu est nécessaire pour faire un Saint!
L'Esprit-Saint faisant l'éloge du
saint homme Job, commence par
dans la terre de Hus, nommé Job; et cet homme était smile, droit, craignant lé Seigneur et s'éloignant du mal.” Il avait la droiture du cœur pirce qu'il était simple.
Le Sage, en invitant les puissants de la terre à aimer h justice et à chercher le Seigneur, sans quoi il n’y a
de salut pour personne, commence le Livre merveilleux
e la Sagesse, par cette autre parole, indiquant la manière de chercher le Seigneur, Auteur de notre salut : “Ayez du Seigneur de bons sentiments et cherchez-le dans la s’mplicité de votre cœur. ”
Notre Seigneur ne demandait-il pas une grande simplicité de ses Apôtres, lorsqu'il leur disait : “ Soyez
simples comme des colombes. ” Et saint Paul, imitant
Bon divin Maître, prévenait avec une grande sollicitude
ls premiers chrétiens contre les perfidies de l'antique
serpent qui cherche toujours, afin de nous éloigner de
NN 2 bu En "| Le
la voie de la sainteté, à nous faire pécher contre la v de simplicité : ‘‘ Te suis jalo ‘2 vous, disait-il aux rinthiens, d’une jalousie de wieu même. En effet, vous ai fiancés à un Epoux unique, au Christ, pour vol présenter à lui, comme une Vierge pure. Mais je craif que comme le serpent séduisit Eve par son astuce, ai vos esprits ne se corrompent et ne dégénèrent de la si Plicité qui est dans le Christ}Jésus. ” Et le grand Apôt exhorte souvent les premiers fidèles à pratiquer la si plicité, sur le modèle de Jésus, leur adorable Maître. Pourquoi donc tant d’ins ‘ance pour une vertu q les prétendues sages du s tournent si facilemelli en division ? | Ecoutons encore, pieux Lecteurs, la réponse del'B prit de toute vérité : ‘‘ Dieu veillera au salut des homm droits, et il protègera ceux qui marchent dans la si plicité(x).” Et ainsi sous la protection de Dieu “ Ce qui marche dans la voie de la s'mplcité, marche sit ment (2).” Et celui qui marche ainsi sait qu’il marc sûrement parce que ‘“ La Bienveillance du Seigne est pour ceux qui marchent avec simplicité(3)." Fi lement il obtiendra le salut éternel, parce que “Ce qui marche avec simplicité, celui-là sera sauvé (4).” A (1) Prov. II, 7.