‹ Saint Antoine de Padoue [microforme]Chapitre 40 sur 78 · A MAR FAT FR · texte numérisé non relu

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méditation et dont saint Antoine nous a donné un si édifiant exemple.

patience L'Apôtre saint Jacques instruisant, lui aussi, les

premiers fidèles, leur dit que notre perfection consiste

t e ’ e EU VE JE Gns la vertu de Parience ! “ Considérez comme sujet

s tous de, k sie k ne tous. d'une joie complète, mes Frères, lorsque vous tombez ; A é R S ;

AUS HR en diverses tentations, sachant que l’épreuve de votre | aux premiers

« Mes Frères è ; é ù vres parfaites, de manière que vous soyez parfaits, ris de nous . ; APP accomplis, et ne manquant de rien. ”

Foi produit la Pafience: or, la Patience rend les œu-

il faut que Saint Alphonse de Liguori, en parlant des sept

douleurs de Marie, fait sur cette parole de l’Apôtre saint Jacques, cette belle réflexion. ‘ Le Seigneur, dit ce grand Saint, nous ayant donné la Bienheureuse Vierge pour modèle de perfection, il a donc fallu qu'il la comblât de tribulations, afin que nous puissions

hiez pour plat sanctifier, et l'Apôtre : “ La on (1). ” fermon sur la foule accouné le précepte & e l'amour des

admirer et imiter son héroïque Patience !/ ” Jésus et Marie, voilà nos grands modèles !.... Jésus, annonçant les grandes tribulations réservées à ses apô-

“Soyez donc us Un ÿ tres, leur disait : (Quand elles seront arrivées) ‘“ C’est lui-même est

par votre Pañience que vous posséderez vos âmes (1). ” L’Apôtre saint Paul, exhortant les Hébreux à de-

us-Christ gs ne e Jésus-C meurer fermes dans leur Foi, leur disait : ” Ne perdez

rtu que nous di donc pas votre confiance, laquelle a une grande récom-

votre pieust

(1) Luc, XVI, 19,

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pense. Et sachez que la Pañience vous est nécessaire, ,

afin que, faisant la volonté de Dieu, vous obteniez l'effet de la promesse (1). ”

Et c’est ainsi que le même Apôtre exhortait toujours À vert: les premiers chrétiens, à se souvenir, dans toutes leurs L tribulations, de la grande Patience de NotreeSeigneur B aprè Jésus-Christ ; et avec ses exhortations, il leur adressait MW “ C les souhaits les plus affectueux et les plus paternels, A été disant : ‘“ Que le Seigneur dirige donc vos cœurs dans Et?

" l'amour de Dieu et la Patience de Notre Seigneur Ma sor Jésus-Christ (2), ” tous

La vertu de Pufience est si importante et si”pratique persé (car elle est de tous les jours et de tous les instants) or que Dieu a voulu nous donner d’étonnants exemples Æ 8m de Patience, même avant la venue de son divin Fils, dr

dans la personne des Justes de l’Ancienne Loi, Les

chrétiens qui sont encore faibles dans leur Foi ne con-

naissent pas la mystérieuse conduite de Dieu envers

ses élus, et se demandent pourquoi tant de tribulations ,

in

our les âmes justes. — L'Esprit-Saint leur répond par P ] P P P

l'exempie du saint homme Job et de Tobie, Racontant

comment ce dernier devint aveugle, l’Ecrivain sacré No ajoute : “ Or Dieu permit que cette épreuve lui arrivât, Mavait afin que sa Pafience fût donnée, en exemple à la posté. nr rité, comme celle du saint homme Job (3). ? Ah! si (2)1 NT TRY du Pt md ne AO ie MTS DU D (3) 1

(1) Hebr." X, 35, 36.

(2) II Thes. III, 5.

(3) Job. il, 12,

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bn méditait plus souvent ces grands enseignements de l'Esprit-Saint, il y aurait moins de murmures dans le monde parce que l’on y pratiquerait mieux la sainte vertu de paftence.

L'archange saint Raphaël dit plus tard à Tobie, après le grand miracle de sa merveilleuse guérison : “ C'est parce que vous étiez agréable à Dieu, qu'il a été nécessaire que la tentation vous éprouvât (1). ” Et Y'Apôtre saint Paul nous le répète lorsque, écrivant àson disciple saint Timothée, il lui dit: ‘“... Aïnsi tous ce1x qui veulent vivre en Jésus-Christ souffriront persécution (2). ” ‘ Parce que le Seigneur châtie celui qu'il aime (3). ” Enfin Notre Seigneur nous le dit luimême, dans le livre mystérieux de l’Apocalypse, en sadressant à l’ange de l’église de Laodicée : “ Pour moi, je reprends et je châtie ceux que j'aime. ” Et le bon Jésus, pour tous ceux qui souffrent, maïs avec Patience, sans murmure, pour l’amour de Dieu, toutes

les contradictions de cette vie, Jésus ajoute cette ma-

lgnifique conclusion : ‘“ Celui qui aura vaincu, je le

ferai asseoir avec moi, sur mon trône! ” Notre Saint avait compris toutes ces choses et il les

avait mises en pratique ; c’est pourquoi ii nous a laissé

(1) Tob. XII, 13.

(2) II Tim. III, 12.

(3) Hebr, XII, 6,

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peu 148 —

l'exemple d’une héroïque Parience |

‘ Comme on éprouve l’or dans la fournaise, ainsi Dieu se plut à perfectionner par l'épreuve la vertu de l notre Saint. Antoine brûlait du désir du martyre ; Dieu ]

ne jugea pas à propos de le lui accorder, Une fièvre

maligne s’empara de lui sur les rives d’Afrique ; elle d ne le quitta presque plus ; aussi tous les historiens c nous disent que saint Antoine était d’un tempérament s maladif, Lorsque l’obéissance a ouvert devant le Saint d

la carrière du ministère apostolique, la maladie l’arrêteh tc au milieu de sa cour:* et le tient sur un grabat pen « dant près de deux ans. Que n’eut-il pas à souffrir nc dans ses nombreux voyages ! Son corps, miné park gi fièvre, avait à lutter contre des fatigues de tout genre tu

et des privations de tous les jours, Comme si ce n’était} pas assez de souffrances, des pécheurs obstinés inju-

rient et vont jusqu'à frapper le charitable apôtre, Les

hérétiques le calomnient et cherchent à attenter à ses

jours par le fer et la prison. L'âme séraphique d’Antoine ne repoussa jamais la crois ndrement unie à

Jésus crucifié, elle se rloui 1ffrir avec lui et

pour lui (1).

O grand et bon Au enez-nous du bon

Jésus, obtenez surtout pour toutes nos bonnes mères

qui ont tant de misère avec leurs petits enfants, et

(1) Petit Manuel ..,,

urnaise, ainsi ve la vertu de nartyre ; Dieu r, Une fièvre Afrique ; elle les historiens tempérament evant le Saint saladie l’arrête n grabat pen pas à souffrir js, miné par

de tout genre

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sz-nous du bon bonnes mères its enfants, et u si récieust,

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si nécéssaire, la vertu sans laquelle nous perdons tous nos mérites pour le ciel, la vertu que vous avez si héroïquement pratiquée vous-même, la sainte vertu de PATIENCE ! !!

EXEMPLE, — C'est un exemple de patiente charité de notre Saint pour une pauvre femme, victime, hélas ! comme encore souvent aujourd’hui, de la brutalité de son mari. — Du temps que le Saint était encore Gardien à Limoges, en France, une pieuse dame qui était toute dévouée au bien des Religieux, allait de temps en temps acheter ce qui était nécessaire pour leur nourriture, Elle avait un mari brutal, jaloux, sans religion. Un soir qu’elle s'était attardée plus que de coutume, son mari l'injuria, disant: “ Tu viens encore, sans doute, de la maison de ceux à qui tu as vendu ton affection ! ” C’est vrai, dit-elle, avec douceur, je viens du couvent des Frères Mineurs que j'aime pour l'amour du bon Dieu. ” A cette parole, cet homme, plein de rage, se jette sur elle, la saisit par les cheveux, la traîne horriblement de çà et de là dans la maison et la traite avec tant de brutalité qu’il lui arrache tous les cheveux dela tête, La pauvre femme ainsi maltraitée et souffrant affreusement, mais pleine de confiance, ramasse tous ses cheveux épars, les dépose, sans se plaindre, sur son oreiller, et se couche dessus péniblement, Dès qu'il fit jour, elle envoya vers le Saint,

DT nn re genres ed pr FA rET

le priant de venir la voir, parce qu’elle ne se sentait st pas trop bien. L'homme de Dieu, la pensant malade, h crut qu’elle désirait se confesser et se rendit chez elle | m avec empressement. En le voyant : ‘ Père, lui dit-elle, ‘A voilà ce que j'ai souffert pour vos Religieux, ”? Et lui Lo montrant tous ses cheveux ainsi barbarement arrachés, p co elle ajouta comme par inspiration et pleine de con- R

fiance : ‘‘ Si vous voulez prier Dieu peur moi, je sais

qu’il me rendra toute ma chevelure et la remettra telle Æ | qu’elle était auparavant, ” Le Saint un peu humilié lui répondit : “ Ah! vraiment, ma bonne Dame, c’est pour cela que vous m'avez appelé ! ” Et cela dit, le saint homme retourna à son couvent. Là, il réunit ses Religieux, leur raconta avec simplicité ce qui était arrivé à cette ame, leur généreuse bienfaitrice, et il ajouta : ‘ Prions pour elle, mes Frères, et peut-être, cormme je l'espère, que le Seigneur regardera sa Foi. ? Ils prièrent tous et le Saint avec eux, et voilà que les cheveux de cette femme si confiante et si résignée, se rangeant d'eux-mêmes, merveilleusement, dans le plus bel ordre, se rattachèrent à sa tête, et ellese leva avec sa belle chevelure, tout comme auparavant. Dans l’intervalle, son mari était sorti: lorsqu'il futde retour, son innocente épouse lai montra, toute souriante, ses cheveux bien remis, et lui raconta, avec des paroles pleines de douceur, tout ce qui venait d'arriver, Son mari, tout

se sentait

nt malade, t chez elle lui dit-elle, 1x, ” Et lui nt arrachés, ne de conmoi, je sais mettra telle eu humilié Dame, c'est cela dit, le il réunit ses ce qui était faitrice, et il :t peut-être, era sa Foi.” oilà que les révignée, se dans le plus se leva avec t. Dans l’'ine retour, SON ante, ses cheroles pleines pn mari, tout

sstupéfait, et touché par la grâce du bon Dieu, demanda * humblement pardon à sa vertueuse épouse de tous les

mauvais traitements dont il l'avait accablée : il se trouva, en même temps, complètement délivré de toute pensée de jalousie, et se dévoua pour toujours, comme sa vertueuse épouse, à la commune utilité des Religieux du coùvent du bon saint Antoine (1) !

Répons Miraculeux, voir page 127.

(1) Act. $. S. Vita S. Ant.

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