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jusqu'à ce qu'il voie tomber à ses pieds la tête du der: nier martyr. Alors, avec une indicible jubilation, il écarte de son mieux et avec un grand respect le capuce pour offrir sa tête libre au tranchant du glaive et cueille le dernier la palme du martyre !
Les corps des deux mille martyrs restèrent là quatre jours, sans sépulture. Le Soudan vint lui-même visiter le lieu de l'exécution et resta grandement surpris en voyant que malgré les grandes chaleurs de ces contrées orientales, cet énorme monceau de cadavres n’exhalait pas la moindre odeur de corruption. Les corps des martyrs se conservaient intacts.
Ainsi se vérifia la prophétie du grand Thaumaturge
Répons Miraculeux, voir page 127.
manièr!
dit, avé “Mes
mande
uns les
autres, Seigne
x s ns : SEPTIÈME MARDI lation, il
le capuce Saint Antoine : sa charité pour le prochain
et cueille
ÉPONDANT à un docteur de la
« là quatre loi qui l’interrogeait, Notre Sei-
se , (7 me visiter VJÈn gneur dit: “ Vous aimerez le
SUTprIS EU Seigneur votre Dieu de tout
$ contrées ! ‘Æ votre cœur, de toute votre Âme
n'exhalait fet de tout votre esprit. C’est
corps des là le premier et le plus grand commandement. Le second aumaturge lui est semblable : Vous aime-
rez votre prochain comme vous-même. C’est là toute la loi et les prophètes. ”
Notre Seigneur attache tant d'importance au deuxime commandement, celui de la dilection fraternelle, vil le déclare semblable au premier.
Jésus, à la dernière Cène, voulant le graver d’une manière ineffaçable dans le cœur des Apôtres, leur dit, avec toute l'affection du plus tendre des Pères : “Mes petits enfants, Æ7/o/4, je vous donne un commandement nouveau, c’est que vous vous aimiez les uns les autres ; mais que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés moi-même.” Notre Seigneur l’appelle un commandement nouveau! Le
divin Maitre continuant son sublime discours de (de
Cène revient de nouveau à ce commandement, et cette Am fois il l’appelle son propre commandement à lui: déjà s “ Voici mon commandement, c'est que vous vous ail pinte miez les uns les autres, comme je vous ai aimés. Per. d'Amc sonne n’a un plus grand amcur que celui qui donne compl sa vie pour ses amis. Vous, vous êtes mes amis, sue.
vous faites ce que je vous commande. ” Etre les amis del du bon Jésus, à la seule condition d'aimer notre prune ar
chain comme nous-mêmes, quelle céleste faveur ejlecti
combien elle nous montre l’excellence de la charité vou fraternelle ! von
Notre aimable Sauveur revient une troisième fois cle. ce commandement de l'amour du prochain et il leur lEspri
dit avec l’accent d’une insistance toute divine : “Ceouci
que je vous commande, c’est que vous vous aimiez less 1
uns les autres.” N'est-ce pas là le sublime d'un cœur Fit aimant ? | Re ci L'apôtre saint Paul, qui a tant aimé Notre Seigneur, gs
5 4 1) ac L'rà & ] " 2; S ; ) a poussé l'amour pour ses Frères jusqu’à désirer d’être lions,
anathème afin de les donner tous à Jésus, son adorable. à
Maitre ! N'est-ce pas la charité fraternelle poussée, |. :
jusqu’au delà même des limites du possible? Et ll...
même Apôtre, recommandant toutes les autres vertus eo
aux premiers chrétiens, leur disait : “Mes bien-aiméke,..
nomb
Frères, ayez par-dessus tout la «karité: car c’est elle (1) !
scours de [# ment, et cette ment à lui:
/OUS vous ai- | aimés. Per:
il qui donne ; mes amis, $i Etre les amis r notre pri ste faveur el
de la charité
nsième fois à un et il leur divine : “Ce ous aimiez les
1e d’un cœur
otre Seigneur, désirer d’être son adorable nelle poussée ssible? Et le autres vertus es bien-aimés
car c’est elle
LR PGI M Co OT AS
rcitédthtn mé, Det
ule qui est le lien de la perfection !”
Ames pieuses, qui lisez ces lignes, vous qui êtes déjà si pleines de charité pour vos frères, écoutez
maintenant les instructions de l’Esprit-Saint, le Dieu d'Amour, afin de vous perfectionner encore dans l’acwmplissement de la grande loi de la Charité fraternelle. Et que saint Antoine soit lui-même notre modèle et notre guide : car il a couru lui-même avec une ardeur irrésistible dans les voies si belles de la ilection envers ses frères !
Voulons-nous donc ne jamais manquer à la charité, krvons-nous toujours, vis-à-vis de notre prochain, de hroles prévenantes et pleines de douceur; car, dit lEsprit-Saint : ‘ La parole douce multiplie les amis et idoucit les ennemis: et la langue gracieuse produit dans l’homme de bien des fruits abondants (1). ”
Evitons donc les paroles piquantes, sans exclure pur cela une sainte gaîté, car ‘‘ le Sag” par ses paroles êmes se rend aimable.” Evitons aussi les contestatons, parce qu’elles proviennent de notre esprit de contradiction, et l’Esprit-Saint nous dit que chacun a k droit d’abonder dans son sens ; ou de notre opiniàeté dans notre propre jugement. Lorsqu'il suffit de dire oui, oui, non, non, abstenez-vous de toute constation, dit le Sage, et vous empêcherez ainsi un grand
ombre de fautes ! Et si quelqu'un, par inadvertance
(1) Eccli. vi, 5.
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ou par fragilité humaine, nous a dit une parole pe obligeante, répondons-lui sur le ton de la douceur, car ‘ Une douce réponse brise la colère, tandis qu'une parole dure excite la fureur (1). ” Enfin si nous avons eu le malheur de nous oublier nous-mêmes, que el soleil ne se couche pas sur notre différend, mais dis. posons-nous à une réconciliation mutuelle, afin de pouvoir dire dans notre prière du soir, sans mentir À Dieu : ‘Pardonnez-nous nos offenses, comme no pardonnons à ceux qui nous ont offensés. ”
Quant aux absents, ne critiquons jamais une action bonne, sous prétexte qu’elle part d’une intention mauvaise, car Dieu seul lit au fond des cœurs. Pour les actions qui paraissent indifférentes, pratiquons cette belle parole de saint François de Sales: “Si une action avait cn visages, il faudrait toujours la regarder par le plus beau !” Quelle aimable charité ! Enfin si une action est évidemment mauvaise, la vraie charité trouve encore des excuses ; elle rejette la faute de la personne qui l’a commise, ou sur la violence de la tentation, ou bien sur son ignorance. C'est ainsi que fit notre divin Maître, vis-à-vis de ses bourreaux, lors
« 4 , , qu’il disait: “ Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne
savent pas ce qu'ils font !?
O bon saint Antoine, vous qui avez pratiqué jusquà l’héroïsme, l'amour du prochain, obtenez-nous, nous RAS hectare Mb rare hentai rt Bot A
(1) Prov. xv, 1,
parole pe la douceur,
tandis qu’une
mes, qué le
d, mais diselle, afin de
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ss: ‘Si uné >urs la regarharité ! Enfin a vraie charité la faute de la olence de la est ainsi que urreaux, lors:
r, Car ils ne
atiqué jusqu