DIXIÈME MARDI
Saint Antoine et la Sainte Eucharistie
A divine Eucharistie !
c'est ici que nous retrouvons notre angélique Saint tout entier.
Le fameux miracle de la mule, rapporté par l'histoire, a rendu son nom célèbre dans tout l'univers. Puisse-t-il
donc nous obtenir à tous, maintenant qu’il jouit,
dans le ciel, de ce bon Jésus qu'il avait tant aimé sur la terre, puisse-t-il nous obtenir au moins une faible parcelle de cet amour qui le consumait pour Jésus dans la divine Eucharistie !
Ah ! fasse je ciel que nous puissions au moins comprendre u: peu les merveilles de la divine Eucharistie que nous allons méditer en ce moment !
Notre Seigneur, à la dernière Cène, quand l'heure fut venue, se mit à table, et les douze apôtres avec lui. Et il leur dit : J'ai désiré d’wx grand désir de manger cetteâque avec vous, avant de souffrir. A ce brûlant désir de se donner à nous dans la sainte communion,
DE RRE PRER PENIET
| notre divin Maître ajoute le précepte formel : et au de : précepte, afin que nous ne cherchions pas à nous y conne] | soustraire, il joint la promesse du Paradis. Il y a plus, Cepen | il nous menace de l'enfer, si nous refusons de le rece- saint L A voir, ©es invitations, ces promesses, ces menaces, que ve À naissent toutes, dit saint Alphonse, du désir extrême Et di ; que Jésus a de se communiquer à nous dans ce sacre. compo L | ment de son amour. me.
, | Le saint Concile de Trente exhorte, conjure, dans @ les dut } sa 13e session, tous et chacun des chrétiens vraiment | ns | à dignes de ce nom, par les entrailles de la miséricorde ES | : divine, de vivre avec une dévotion et une piété telles me | qu'ils puissent recevoir fréquemment ce Pain super- tiens 1 substantiel de la sainte conimunion. Et à la sessic.. M 22e, le saint Concile ajoute ces paroles mémorables : es 1 ‘Le très saint Concile désirerait que les Fidèles, ras chaque fois qu'ils assistent à la sainte messe, ne se Een contentassent pas de faire seulement la communion 4 nb à spiritûelle, mais la fissent sacramentalement, afin de nfaillit retirer plus de fruit de cet adorable sacrifice !? ob : De son côté le Catéchisme du Concile, parlsnt de “
l'obligation grave du devoir pascal, dit : “ Cependant noie
que les Fidèles ne se persuadent pas qu'il suffit pour | ment, entrer dans l'esprit du précepte de communier une À ihess seule fois lan, mais qu'ils considèrent qu'il faut con- À nr
munier plus souvent dans le cours de l’année. Quant à
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Quant à
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* déclarer s’il convient, pour tous, de communier tous les
mois, ou toutes les semaines ou même tous les jours, on ne peut point là-dessus prescrire une R ègle générale. Cependant c’est une Règle très certaine qu’indique saint Augustin, quand il dit : ‘* Vivez de telle manière que vous soyez capable de communier tous les jours.” Et de fait, continuent les mêmes Pères qui ont composé le Catéchisme, les premiers chrétiens com-
muniaient tous les jours, comme. nous le lisons dans
Ÿ les actes des Apôtres.
Les mondains et les indifférents ne comprennent rien à la sublimité de cette doctrine, mais les âmes saintes, dans tous les temps, depuis les premiers chrétiens jusqu'à nos jours, ont toujours eu faim et soif de la communion fréquente. C’est qu'elles connaissaient les avantages divins de la sainie communion.
Le même saint Concile de Trente expose ces avan-
| tages, lorsqu’il répond, en face du protestantisme nais-
sant, avec une autorité souveraine et dans un langage
| infaillible, au pourquoi de l'institution de l’adorable
Eucharistie.
“#,... Donc notre Sauveur, avant de quitter ce
monde pour retourner vers son Père, institua ce Sacrement, dans lequel il a comme épanché toutes les
| richesses de son amour divin pour les hommes, en en faisant l’abrégé de toutes ses merveilles. Et en instituant
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