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ce Sacrement il a voulu que les homimnes le reçussent comme la nourriture spirituelle de leurs âmes ; pour entretenir en elles la vie, pour les fortifier, pour les faire vivre de la vie même de Celui qui a dit: “Celui
qui me mange vivra aussi par moi;?
et comme un antidote qui nous délivre des fautes vénielles et quotidiennes et qui nous préserve des Jawtes mortelles ! Il a voulu en outre que ce Sacrement fût le gage de notre gloire future et de notre perpétuelle félicité ; comme aussi le symbole de l'union de ce corps dont Lui-même est le Chef et dont nous sommes les membres, dans les liens très-resserrés de la Foi, de l’Espérance et de la Charité, afin que nous n’eussions tous qu’un seul et même langage et qu'il n’y eût point de division parmi nous |!”
Après cette sublime ét consolante doctrine, que dirons-nous de tant d’Âmes, pieuses d’ailleurs, mais qui s’abstiennent, fréquemment peut-être, de s’approcher de la sainte Table, et cela pour des raisons absolument futiles ? ô qu’elles le regretteront à leur heure dernière! Il est pourtant si consolant de faire la com:munion fréquente et aussi souvent que notre Directeur spirituel nous y autorise.
Notre Seigneur apparut un jour à sainte Marguerite de Cortone et lui dit: ‘Je sais, ma fille, que tu as
faim et soif de la communion fréquente, et en cela tu
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ne plais grandement. Je bénis ton confesseur à qui jaccorderai une grâce toute spéciale, parce qu’il te dirige en ce sens et qu’il te remonte dans tes craintes.” ‘ Et lorsque mourut ce confesseur, Notre Seigneur révéla à la Sainte qu’il était magnifiquement récom-
ipensé dans le ciel !
EXEMPLE. — À la mort de saint Antoine dé Padoue, ls miracles se multipliaient de tous côtés. Ceux que
. . . è Je vais raconter s’accomplirent en faveur de deux
esprits prévenus contre le Bienheureux. L’incrédulité
est une maladie terrible : la guérison n’en est que plus
éclatante.
Un soldat nommé Alcardino, du bourg de Salvaera, peu zélé pour la foi catholique qu’il avait abjurée, entendait parler de tout côté des grands miracles qui
fopéraient au tombeau du bienheureux Antoine ;
mais il refusait obstinément d’y croire. Sur ces entrehites, il vint à Padoue ; et, comme dans l’hôtellerie
Moi il était logé, les étrangers commeéntaient, à table,
ks merveilles qu’on racontait en ville, il dit : “ J'ai la
oi dure : avant de croire à vos propos, je vais jeter ette coupe de verre contre le pavé de la salle: si le haumaturge dont vous êtes si enthousiastes l'empêche le se casser, je me rendiaï à l'évidence.” A l'instant
ème, il prit la coupe, et il la lança de toute la force
Re son bras contre les dalles de pierre de la salle. Or
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tandis qu'il aurait suffi de la laisser tomber par mé. garde pour qu'elle volât en éclats, ce jour-là, elle rebondit comme si elle était élastique, et resta entière, A la vue du prodige, Alcardino se rangea à l'avis de l'assemblée : il proclama la sainteté d'Antoine et la foi catholique. Depuis il se purifia de ses fautes par
une bonne confession, Non content de se soumettre
aux lois de l'Eglise, il prêchait partout la puissance
du Bienheureux, dont il était la preuve vivante, por: tant à la main la coupe, désormais fameuse, doat Dieu s'était servi pour lui ouvrir les yeux (1).”
Un autre jour, dans une réunion assez norbreuse, on parlait des miracles en général. Un des assistants vanta beaucoup les miracles du bienheureux Antoine: il cita en exemple le miracle de la coupe de verre que le soldat incrédule avait lancée, de toute sa hauteur, contre les dalles de la salle et qui ne s'était pas cassée. Alors un esprit fort qui écoutait ce récit, voulut faire
une plaisanterie : prenant d'une main une coupe vide
et de l’autre des sarments desséchés, il dit. ‘:Sile bienheureux Antoine fait naître des raisins sur ces sarments, et en assez grande quantité pour qu’en les exprimant je remplisse cette coupe de vin, je crierai au miracle et j'ajouterai foi à celui que vous venez de
‘rapporter.’ Chose merveilleuse ! il avait à peine fini (1) Vie anonyme. — Liturgie franciscaine du XIIe siècle. (Hymne de Laudes). .
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(1) Liber miraculorum. Apud Bolland,
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de parler, que les sarments commencèrent à verdir.
Ils se couvrirent de fcuilles comme au printemps :
Lenfin, on git naître des raisins qui fleurirent d’abord
et arrivèrent bientôt à leur pleine maturité. Quand
on les pressa dans la main, le vin qui en coula remplit.
la coupe de verre jusqu’au bord. Ce prodige rendit les témoins stupéfaits : ceux qui se moquaient du Saint devinrent ses panégyristes (1).”
Répons DMiraculeux, voir page. 127.
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