RS 5 ES
ve men 0 27 6 RÉ.
00 326 af a TER SEEN en GENE Es ase on à = ROBERT. Z +
su En
Les parolés de saint Bonaventure indiquent une des causes de l'apparition de saint François au Chapitre d'Arles, Cet homme divin, si conforme à Jésus crucifié par les dispositions de son cœur, et dont il portail l'image jusque dans sa chair, n’avait eu d’autre science
que celle de la croix: la croix fut tout son génie
son inspiration et sa fécondité. Il en tira l'Ordre des Frères Mineurs, il y puisa la Règle qu'il lui dictals Pendant sa vie, il la donna comme un idéal à se disciples : en mourant, il ne leur laissa pas d'autr. héritage, La croix exerçait sur saint François uni attraction irrésistible : elle dégageait des parfums qul éhivraient cet amant de la douleur et le faisaient couri comme un insensé après des délices qui en épouva taienttant d’autres. En assistant au Chapitre d’Arle tandis qu’il entendait un de ses Fils les plus illustre prêcher sur la croix, il encourageait sa sublime dock trine, il devenait l'écho de son éloquence ; et da son silence il semblait dire à tous: Ecoutez-le. Mai sa présence miraculeuse avait une autre cause. Il alla quitter la terre, Déjà il était affranchi à moitié de misères de notre humanité. Son corps avait, par anti cipation, les qualités des corps ressuscités : il n’étal plus qu’une âme qui se jouait dans l’espace, et ne ga dait de sa condition ancienne qu’une forme radieust
Le Patriarche voulut consoler ainsi ceux qui n’assist *
diquent une des
is au Chapitre à Jésus crucifié dont il portail | d'autre science tout son génie tira l'Ordre des
qu'il lui dictal un idéal à se issa pas d’autrq
it François uni les parfums q e faisaient couri qui en épouva hapitre d'Arles les plus illustre sa sublime do uence ; et da Ecoutez-le. Mai re cause. Il allal hi à moitié de s avait, par an!
iscités : il n’étal space, et ne gal forme radieust eux qui n’assist
… dù — raient pas à son trépas, En les bénissant, il jeta sur eux un dernier regard d'amour ; et il se coucha comme un soleil qui en disparaissant ne devait cesser d’illuminer l'Eglise. Quoique saint Bonaventure n’en dise rien, il nous laisse le soin de deviner que son regard chercha surtout Antoine, auquel il pouvait sans injustice accorder une tendresse de préférence, Cinq ans auparavant, ii n'avait fait aucune avance à ce jeune étranger débarqué la veille, de Sicile, pour assister au Chapitre d’Assise. Maintenant il se trouvait devant la merveille de son Ordre : il pouvait lui dire la parole
Qoue la Liturgie lui adressera un jour: ‘ Vous êtes,
la gloire de Jérusalem, la joie d'Israël, et l’honneur de votre peuple. ” Il contint son admiration ; mais, dans son cœur, il remercia Dieu de lui avoir donné cet Enfant héroïque. Le vieux Jacob s’endormit en
paix après avoir vu la face de Joseph. Saint François,
puoûta la même joie après avoir contemplé les traits
d'Antoine; et comme Jacob prophétisa les accrois-
sments de Joseph, saint François qui surprenait
Antoine au milieu de sa carrière apostolique, dans tout l'éclat de sa renommée, prédit les succès qui l’attendaient encore, et les services qu’il rendrait à
l'Eglise:
5 OOo