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Saint Antoine et les petits enfants [microforme]

Saint Antoine ET Les petits enfants Fur pa = S aint Antoine, dès son Plus bas âge, fut le — modèle des petits enfants. —Notie aimable saint naquit à Lisbonne, capitale du Portugal, de parents nobles ‘et vertueux. Son père, Martin de Bouillon, était de la lignée de Godefroy de Bouillon, ch#f de la première Croisade et premier roi Franc de-férusalem. Marie-Thérèse T'avera, sa mère; descendait d’une ancienne maison, qui avait régné autrefois dans les Asturies Notre saint vint au monde le jour de l’'Assomption de la très sainte Vierge Marie (1195,) et sa pieuse mère lui fit donner au baptême, le nom de Ferdinand, parce que c'était le nom du frère de son mari qui était chanoine de Ja cathédrale. L'enfant fut baptisé à la même cathédrale, placée sous le vocable de l’Assomption.

- Les fonds baptismaux sont encore là : ils por. tent cette inscription : « Baptisé en ce lieu, An:toine a rempli l'univers des lumières de ses vertus et de sa science, enrichi Pa loue de ses reliques et pris p'ace parmi les immortels habitants des cieux. » pes La pieuse Thérèse’ thtoura le berceau de cet

enfant de prédilectiÿä.de toute la tendresse d'une mère vraiment chrétienne « Elle habitua insensiblement ses pdiées lèvres à la prière ; elle développa avec un ect délicat, les heureuses inclinations de son jeune cœur. Aussi, dès l’aube de la vie, l'âme de l'angélique enfant s’ouvrit-elle Suavement aux doux epéeignements de sa mère, Comme la’ fleur ouvre.soh calice aux, premiers rayons du soleil. Et déjà. l'on pouvait prévoir que cette plante bénie peftérait un jour des fruits délicieux. » (1) ET

. Tout petit encore, elle Je‘conduisait à Ja cathédrale qui se trouvait juste en face de son palais, Pour lui montrer le beau tableau de l’'Assomption de la très sainte Vierge. La légende, les livres populaires du Portugal nous racontent que le premier nom prononcé par le petit Ferdinand

(1) Vie de Saint François.

fut celui de MARIE. Il semblait même craindre d'en prononcer un autre, et quand ses gouvernantes lui faisaient ces invitations qu'on adresse aux tout petits enfants pour les engager à dire : Papa, Maman, en Portugais : Pae, Mae, le futur saint répondait: Ace Maria : Maria, et encore Maria.

La cathédrale faisait ses délices. 11 sut, tout petit, en trouver le chemin, se prosterner au pied du tableau del Assomation: cette grande fête de sa naissance. Là, il adressait sa prière enfantine à la douce Reine des cieux, on le voyait lui parler comme à sa mère, et c'était à grand'peine qu'on arrivait à l’arracher de l'autel de Marie. Son intelligence, déjà ouverte à la perfection,

s’éveillait dès qu’il entendait parler de Dieu, de la sainte Trinité, des saints ; et son amour pour la sainte Vierge était tel qu’on pouvait dire en vérité qu’approcher le petit Ferdinand, c'était respirer quelque chose des parfums de Marie Immaculée.

: Comme nous l'avons dit, la salutation angélique que sa pieuse Mère lui avait enseignée, était sans cesse sur ses lèvres. La Reine des anges se complut tellement dans !es hommages quelui rendait le jeune prédestiné, qu’à l’âge de cinq ans,

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