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Merveilles obtenues, après 3a mort en faveur des jeunes enfants, par l'invocation de Saint Antoine de Padoue
* E bon saint Antoine. jeunes Lecteurs, a “1 continué, après sa mort, à être l’ami et le
> protecteur des petits enfants, comme il l'avait été durant sa vie, sur la terre. Quelques exemples suffiront pour augmenter encore davantage dans vos jeunes cœurs la grande confiance que vous avez déjà, vous et vos bons parents, en celui que l’on appelle aujourd’hui universellement « Le semeur de miracles. »
TI. — Sous Les décombres. — Lors du tremblement de terre de Lisbonne, en 1755, le sanctuaire élevé jadis sur l'emplacement traditionnel de la maison des parents de saint Antoine, s’écroula de fond en comble ; mais il arriva alors un fait prodigieux.
Lorsque, en effet, plusieurs jours après la catastrophe, on déblaya les décombres de l'édifice, On ÿ trouva un enfant qui, bien littéralement
enseveli par la chute des murailles, était cepenant demeuré sain et sauf Comme on lui deman.
dait de quelle façon il avait pu vivre, si longtemps, sous cet énorme monceau de ruines, il répondit que, tous les jours, un Religieux de Saint François était venu le visiter, le consoler et lui apporter à manger. Le roi du Portugal, aÿant entendu parler de cette préservation merveilleuse, tint à interroger lui-même l’enfant, et c'est de la bouche de l'un des témoins qui assis. tèrent à cet interrogatoire que l'historien Azevedo recueillit les détails ci-dessus, reproduits par lui dans sa Wie du Thaumaturge Portugats.
IL — Saint Antoine à d'école. — Une bonne religieuse qui avait suivi fidèlement dans une chapelle franciscaine, les pieux exercices en l’honneur de saint Antoine de Padoue, s'était empressée de faire connaître cette dévotion à ses jeunes élèves. Celles-ci ne tardèrent pas à mettre à 5. l'épreuve la puissance du Saint dont on leur racontait tant de prodiges. Six d'entre elles pré- Paraient leurs examens pour le certificat d’études. Chacune promit dix cents à saint Antoine si elle était reçue, et douze si elles étaient toutes réçues. Saint Antoine voulant gagner sur cha-
Des enfants de la même école étaient parties, un beau jeudi, Pour faire la cueillette de fraises dans les bois, Les Pauvrettes ! Elles ignoraient Que Ja saison était Passée. Aussi furètent-elles En vains dans tous les coins du bois, elle ne trouvent rien. Toutes Penaudes, elles se disposaient à prendre le chemin de retour, quand l’une d'elles dit hardiment : « Promettons chacune deux sous à saint Antoine, s’il nous fait remplir nos paniers. — Oui, Oui, s’écrièrent-elles toutes en chœur, nous Promettons deux sous à saint Antoine.» Pleines d’entrain et de confiance, les fillettes rebroussent chemin, s’enfoncent dans un taillis, débouchent sur Une vaste clairière qu’elles n'avaient pas encore vue, et poussent un grand cri de joie et d’admiration. Elles voient sous leurs pieds un immense tapis de fraises parfu-
à; Au fond de l'eau. — Dans les archives de l’archevêché de F erraré, le Père Pie Louis de
Bologne, Franciscain, à relevé le procès verbal que voici :
En l’année 1846, me trouvant à Ferrare, je fus chargé d'adresser à Son Eminence le Cardinal Cadolini une relation du miracle suivant. Le 13 juin, jour de Ja saint Antoine, pendant la procession solennelle, deux enfants se trouvaient seuls à la maison: c'était une petite fille de sept ans nommée l'hérèse, et un petit garçon de trois ans. Ils jouaient ensemble, quand Thérèse, qui s'était assise sur la margelle du puits, fut tout à Coup précipitée dans l’abime : son petit frère, inconscient encore deses actes, comnie un enfant de son âge, l'avait poussée à l’improviste : elle perdit l'équilibre et tomba. L'enfant, effrayé, se mit à appeler à grands cris son frère Antoine, âgé de dix ans, qui s’amusait dans Ja rue avec
ses Camarades. Antoine acCOurut à ses cris, mais son jeune frère ne sait Pas atteindre la serrure, et force lui est d’escalader les murs des voisins Pour pénétrer chez lui, où le Premier objet qu’on lui montre est sa sœur plongée dans l'eau.
Cependant, l'alarme est donnée : des hommes s’empressent d'organiser le sauvetage de la pauvre fillette ; mais d'abord il ne trouvèrent pas d'é- Chelles pour descendre dans le puits, puis celles
Prises
qu'on apporta étaient trop courtes et il fallut les attacher bout À bout. Sur ces entrefaites, l'hérèse était toujours dans l'eau et l’on ne peut estimer à moins de rois quarts d'heure le temps que prirent tous ces Préparatifs. Le diamètre du Puits dépassait la longueur de l'enfant et ne présentait aucune saillie Sur laquelle elle eût pu S'arc-boûter ni des bras ni des jambes. Néanmoins, la pauvre petite fut retirée Saine et sauve, et sans la moindre Peur : elle était couchée au fond de l'eau, riante et joyeuse, comme dans
Le mardi 19 décembre 1894, je me trouvais, à neuf heure: et demie du Matin, près d’un jeune Sarçon de treize ans, atteint d’urie Preumonte
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infectieuse, compliquée d'une cardite. La veille, deux médecins appelés en consultation, avaint déclaré que l'enfant n’ex avait Das plus que pour fuarante- huit heures. Aussi, moi d'un côté de son lit, sa mère de l’autre, nous pleurions ; elle, le cœur brisé, me disait: Voyez, la terrible maladie m'anéantit peu à peu mon pauvre Anicet.
Que -épondre à une mère qui attend douloureusement la dernière heure de celui qu’elle aime tant? « Rachel pleurant ses enfants ne veut pas être consolée » dit l'Evangile. J'appelai le petit garçon à haute voix, pour qu'il sût que j'étais là ; il ouvrit les yeux, des yeux injectés de sang, striés de ces teintes bilieuses, indices de l'intensité de la fièvre ; et il retomba dans un état comateux. J'adressai un mot de sympathie et d'espoir à la mère et je parti.
Il me fallait aller à Paris ce jour-là. J'hésitais, craignant que l'enfant ne mourût pendant mon absence. Il était en règle avec le bon Dieu, mais j'aurais voulu l’assister à sa dernière heure.
Depuis longtemps, j'avais chez moi une statue de saint Antoine de Padoue, destinée à l’église, mais j'attendais ! Quoi? Je ne le sais : il me semblait que saint Antoine m'’accorderait quelque faveur avant que je me décidasse à éta-
Lee
blir son culte dans ma paroisse. J'écrivis sur un
billet: ma Condition à l'érection de la statue :
£uérison de l'enfant. J'ajoutai des Promesse au
| nom du petit moribond, et je Partis tranquille. L « Saint Antoine, me disais-je, ne Je laissera pas
Mourir pendant que je ne serai pas là. »
Le soir, à six heures, j'étais de retour, et j’allai prendre des nouvelles du malade. Chemin faisant, je rencoOntrai la Sœur qui le soignait. ê «Je ne sais Pas Ce qui s’est passé, me dit-elle,
mais le petit Anicet est sauvé. » Je lui dis ce que j'avais fait. Nous arrivons ; nous trouvons l'enfant la mine éveillée, les yeux clairs. « A quelle heure, dis-je à Ja mère, le mieux s'est-il déclaré.— Entre Onze heures et midi.—Eh bien ! dis-je à tous ceux qui étaient heure que j'ai de Antoine. Bénissez
Saint,
« Le 6 janvier suivant, l’heureux curé remplis-
Sait la promesse qu’il avait faite à saint Antoine
et lui payait sa dette de reconnaissance.
« Les paroissiens étaient venus en grand nonm-
bre à l’église, à l'heure des Vépres, convocués
paï lettre à la touchante cérémonie : l'enfant, £
passé sans transition des portes de la mort à la
vie, était au banc d'œuvre, derrière la statue de
saint Antoine exposée solennellement. »
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