‹ Saint AugustinChapitre 2 sur 9 · A L'AUTEUR · texte numérisé non relu

A L'AUTEUR

Monsieur,

Au retour d'une absence de près de trois semaines, j'ai trouvé sur mon bureau votre saint Augustin. Je n'ai pas voulu vous en remercier sans vous féliciter d'avoir si bien résumé la vie, les œuvres, la doctrine philosophique et théologique de cet incomparable docteur et Père de l'Eglise.

La lecture de votre volume a renouvelé en moi de chers et émouvants souvenirs. Aux jours, fort lointains déjà de ma jeunesse sacerdotale, j'avais fait avec l'abbé

Henri Perreyve, mon compagnon de séjour à Rome, un pèlerinage à Ostie. Nous avions eu soin d'emporter avec nous le volume des Confessions; et c'est agenouillés, dans la petite église érigée à l'emplacement de la maison qu'Augustin et Monique avaient habitée, que nous avions relu le colloque sur la béatitude éternelle, dont Àry Scheffer s'est inspiré.

Il y aura bientôt quatre ans, je partais pour Carthage, où j'étais appelé à prononcer l'oraison funèbre du cardinal Lavigerie.

J'ai prié dans cette petite chapelle qu'on appelle la Chapelle des Larmes de sainte Monique, au-dessus de l'ancien Port.

Quelquesjours après, je visitais les ruines d'Hippone; j'y voyais les pans de murailles de la Basilique de la Paix, et j'avais la consolation de dire la sainte messe à Bône, devant la très précieuse relique du bras droit de saint Augustin, de celui qui a écrit tant de chefs-d'œuvre.

Je me persuade assez que vous avez

éprouvé une grande joie d'âme à écrire ces pages, qui contribueront à faire connaître, admirer, aimer « le fils de tant de larmes » . Veuillez me croire, Monsieur, votre très respectueusement dévoué,

•J- Adolphe Louis Albert, card. Perraud,

Évêque d'Autun.

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