‹ Saint AugustinChapitre 125 sur 292 · Cf. à peu près à la même date, Ep. III, n · texte numérisé non relu

Cf. à peu près à la même date, Ep. III, n

2. Lib. I, c, XV, surtout au n" 29; lib. II, c. 11, m, iv; c. xin, xir, xix.

3. Lib. II, c. II, n" 2; t. I, col. 886. Le môme jeu de mois revient c. xv, n" 28; col. 898 : « veritatem non posse inlerire conclusimus, quod non so- Inm si totus mundus intereat, sed etiam si ipsa veritus, verum erit et mundum et veritatem interisse ».

nèbres arrivent à tel endroit; car l'âme, comme la lumière, tantôt disparaîtra et tantôt s'éteindra. Dès lors, on n'est plus en sécurité contre toute mort corporelle*. » Et à cette occasion, saint Augustin examine encore les raisons qu'il a de croire l'âme immortelle; or, il en mentionne une seule, toujours la même, qui est la présence ou la résidence dans l'âme, de la vérité immortelle 2. Le passage qu'on vient de lire n'a certes pas une bien grande force ; il contient du moins la critique d'une pensée platonicienne, et, à cause de l'époque où elle se formule, cette critique est fort curieuse.

Le traité de V Immortalité de Vchne, à peu près contemporain des Soliloques, donne sur l'immortalité une doctrine suivie, bien claire et bien ferme. Il commence, lui aussi, par la même preuve platonicienne ^, mais il ne s'y tient pas. Il exprime fort bien la différence entre l'être de l'âme et l'être de Dieu : l'âme est toujours dépendante pour le fond même de son être; Dieu, au contraire, existe par sa propre vertu ^; ainsi, quoique immortelle, l'âme devra toujours à Dieu son existence ^. L'âme est une réalité, une substance, et non un assemblage départies; elle n'est pas, non plus, le résultat de l'organisme, l'harmonie du corps ^; elle subsiste

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