Lib. VI, c. IV, no
4. Paulatin tu, Domine, manu railissima et misericordissima periractans et componens cor meum (lib. VI, c. v, n° 7; col. 722).
cultes métaphysiques ou intellectuelles se montre aussi la difficulté du changement de vie ^. Et dans cette crise, Augustin s'appuie sur une croyance, qui avait, d'ailleurs, toujours survécu en lui : c'est la croyance à la vie future et au jugement de Dieu. Il aurait pu, sans cette croyance, se décider pour un certain épicurisme-.
Malheureusement, l'imagination opprime encore en lui l'intelligence : « Je ne pouvais penser à la substance,, sans me représenter quelque chose de sem- .blable à ce que les yeux nous montrent. Je ne vous pensais plus, ô Dieu, dans la figure du corps humain... Mais de vous penser autrement, je n'en avais aucune possibilité ^. » Il se représentait Dieu comme un fluide répandu à travers la masse de l'univers ^. Mais il médite sur la création, sur l'origine du mal, sur le rapport de Dieu et du monde. Dieu est alors pour lui un immense océan, dans lequel l'univers, semblable à une éponge, est immergé 5. Malgré cette infirmité intellectuelle, Au-