‹ Saint AugustinChapitre 222 sur 292 · Ep. MV, n0 3; col · texte numérisé non relu

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donc, malgré ses études, continué à croire naïvement que le soleil est le plus grand de tous les astres. Aussi, plus de dix ans après FÉpitre à Nébridius, montre-t-il instinctivement quelque humeur contre les philosophes, car « ils osent dire que beaucoup d'étoiles sont aussi grandes ou même plus grandes que le soleil, mais que leur éloignement les fait paraître petites. » C'est dansV Interprétation littérale de la Genèse qu'il parle ainsi ^ ; et il continue par cette phrase : « Pour nous, quoiqu'il en soit de ce détail, il peut bien, peut-être, nous suffire que les astres aient été créés par l'action de Dieu. » Il est vrai qu'une parole de saint Paul semblerait donner tort aux philosophes : Autre est la gloire du soleil, autre la gloire de la lune, autre la gloire des étoiles; car l'étoile diffère en gloire de rétoile (I Cor. XV, 41). Saint Augustin trouve naturellement la réponse des philosophes : « Les étoiles diffèrent sans doute en gloire, mais par rapport aux yeux terrestres. » Il ajoute une nouvelle réponse et de nouvelles difficultés; et enfin, il s'arrête à cette conclusion : « Qu'ils disent donc du ciel ce qu'ils voudront, eux qui sont étrangers au Père qui règne dans les cieux; mais nous, que nous fassions de subtiles recherches sur les intervalles et les grandeurs des astres, et que nous consacrions à des recherches semblables un temps nécessaire à des objets plus sérieux et meilleurs, cela n'est ni utile, ni convenable. Nous ferons toujours mieux de croire ces deux luminaires plus grands que tous les autres ; l'Écriture, en effet, les

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