‹ Saint AugustinChapitre 224 sur 292 · Reiractationum, lib, I, c. xviu · texte numérisé non relu

Reiractationum, lib, I, c. xviu

cette date, dans le livre XP de son grand ouvrage sur V Interprétation littérale delà Genèse, qq qui lui parut une histoire plausible du péché originel. Et là aussi, il évite de deviner et de prendre au sérieux de pures divinations : (( C'est le démon, qui parla dans le serpent, dit-il, se servant de lui comme d'un instrument; il mit en jeu la nature du serpent selon la manière dont il pouvait la mouvoir et dont elle pouvait être mue ^. » Il se demande au dernier chapitre, comment il put se faire qu'Adam, doué de tant de perfections, se laissât séduire par les paroles d'Eve ; il ne pense pas qu'Adam ait été réellement trompé, et que les paroles du serpent transmises par Eve, lui aient paru véritables ; Adam fut dupe de sa complaisance, et d'une illusion bien difficile à expliquer : <( Mais, dit saint Augustin, pourquoi insister davantage? Le péché fut persuadé comme il pouvait l'être à de telles créatures ; et cette histoire a été écrite comme il convenait de la faire lire à tous, bien qu'un petit nombre dût la comprendre comme il conviendrait 3. »

En un mot, saint Augustin voit que le début de la Genèse enseigne nettement la création et le péché originel, mais que, parmi les détails ajoutés à ces deux faits, il n'y a presque rien d'historique. Si donc il cherche, c'est avec la conviction de ne pouvoir jamais atteindre un résultat définitif; dès lors nulle préférence aveugle pour des suppositions n'amoin-

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