‹ Saint AugustinChapitre 229 sur 292 · C. V, n° 8; cf. pour les végétaux, c. iv, n · texte numérisé non relu

C. V, n° 8; cf. pour les végétaux, c. iv, n

5. « Invisibililer, potentialiter, causaliter, quomodo fiiint futura non fada » (c. VI, n» 10 m fine. Lire aussi le numéro suivant).

6. Lib. IX, c. xvii, n" 32 ; t. III, col. 406. — Cf. sur la première institution de l'homme : Ratio creandi hominis, non actio créatif c. ix, n" 10 in fine; et : « Ibi enim erat non solum ut ita fieri posset, verum eliam ut ila eum fieri necesse esset » (c. xviii, n" 29).

d'abord créé simultanément toutes choses : quelquesunes dans leur réalité complète, quœdam conduis jam ipsis naturis , d'autres dans la préexistence de leurs causes, quœdam prœconditis causis^, » C'est de cette sorte que, dès le commencement, toutes choses ont été faites; il y a eu, dès lors, de vraies réalités complètes, et, avec elles, les germes d'où l'action divine tirerait toutes les réalités successives; « donc, en ce sens que toutes choses étaient achevées, Dieu (au septième jour) se repose ; mais en ce sens que (sans cesse) le développement des choses commence , Dieu opère jusqu'à maintenant- ».

Saint Augustin voit donc, dans l'univers actuel, un développement ininterrompu, une perpétuelle réalisation de principes primitifs ; c'est par là qu'il explique la création d'iVdam^ et la formation d'Eve ^. Il a écrit aussi plus d'une phrase qui s'entendrait fort bien au sens d'évolution 5. Mais, d'ailleurs, saint Augustin n'est pas un naturaliste. Il a médité en philosophe sur la constitution de l'univers , et il est arrivé à concevoir que l'influence toujours actuelle de l'action divine amène, au moment voulu, tel ou tel germe à son plein développement. Si cela seul signifie évolution, saint Augustin a été

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