C. VI, n" 6, qui est à lire
2. Ihid. : « Altius inspexi qua desinunt esse (corpora)quodfuerant, etincipiunt esse quod non erant ; euindemque transitum de forma in formam per informe quiddara fieri suspicatus sum, non per omnino nihil. •»
3. De Gene&i ad litieram, lib. VII, c. vi, n° 9; t. III, col. 339; cf. Confess., lib. XII, c. xv, n» 21; lib. XIII, c. ii. — On peut consulter notamment sur la question des anges, Pétau, De Angelis, lib. I, leS six premiers chapitres.
4. Confess., lib. XII, c. iii-viii, c. xi, c. xxi; — cf. De Gcnesi contra Manichxos, lib. I, c. v, n" 9 ; Z)c Genesi ad litteram. Liber imper fectus, c. IV; De Genesi ad litteram, lib. I,c. i, n"' 2, 3.
à toutes les choses que nous appelons matérielles, car on vient de voir qu'il attribue à Tâme humaine, et à plus forte raison aux anges, une quasi-matière, de nature spirituelle ^
Depuis la création, ni l'événement qui arrive, ni la substance qui se produit n'est absolument quelque chose de nouveau 2. Saint Augustin, avant Leibniz, avait dit que « le présent est gros de Favenir », mundus gravidîis est causis nascentium ; mais il terminait sa phrase par ces mots : « les causes ne sont créées dans le monde que par l'essence souveraine'^ ».
De plus, là où il veut expressément raconter le développement des choses, il observe que ce développement (( appartient non pas à cette opération divine, de laquelle Dieu se reposa au septième jour, mais plutôt à cette autre opération qui, dans le cours du teriips, manifeste jusqu'aujourd'hui l'action divine^ ».
Le développement des choses ne provient donc pas d'une énergie qui, après avoir été créée par Dieu et avoir reçu de lui une première direction, agirait d'elle-même
1. Voici l'indication de quelques passages décisifs : Confess., lib. XII, c. ïii et XIII ; De Genesi ad litteram, lib. I, c. v.
2. Sur ce sujet : [401-415] Interprétation littérale de la Genèse, les deux livres VI et VII avec le livre IX, tous les trois essentiels; cf. De Trinitaie, lib. III, c. ix.
3. De Trinitate, lib. III, c. xvi, n"* 16; t. VIII; col. 877 sq. Le mot de Leibniz se trouve dans Principes de la nature et de la grâce, n 15.
4. De Genesi ad litteram, lib. VI, c. m, n" 5 ; t. III , col. 341 ; cf. lib. IX, c. XV.
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et serait sous la surveillance, mais non sous l'influence actuelle de Dieu. Saint Augustin est très explicite làdessus. Aussi lorsqu'il affirme qu'à Torig-ine toutes choses ont été faites en germe, latenter^^ en puissance et comme enveloppées dans leur cause, potentialiter et caiisaliter-, il n'attribue pas au germe un pouvoir propre de se développer ni de se transformer.
Il croit cependant, et iljuge à peu près certain, que la première production des êtres a été pour le plus grand nombre d'entre eux, une simple production en puissdiTice, potentialiter atçue causaliter^. C'est ce qu'il affirme pour les végétaux et pour le premier couple humain; à l'origine, l'homme et la femme « existèrent selon l'énergie répandue en germe par le Verbe de Dieu dans l'univers^ »; ils ont, dans la Genèse, un double mode d'existence : celui qui est le nôtre, et, avant celuilà, un mode invisible , potentiel, causal, semblable à celui des futurs non encore réalisés 5. C'est à la même occasion que saint Augustin emploie l'expression devenue si célèbre, rationes séminales^'.
Enfin, l'étude attentive des Écritures l'avait conduit à cette pensée : « Dieu, au commencement du temps, a