Surtout lib. IX, c. xvu, n°31, etc.; c. xviii
5. 1" Note précédente; 2° lib. VII, c. v, n" 7; 3° lib. VI, c. vi, n°* 10 et 11 ; c. IX, n° 16; c. x, xi, xvii, xviu.
Siï SAINT AUGUSTIN.
évolutionniste. Et au contraire, si évolution implique transformation, c'est-à-dire si elle implique que d'un même principe primitif, ou d'un même germe, peuvent sortir diverses réalités, saint Augustin n'a pas cru possible un tel mode d'évolution : « Les éléments de ce monde corporel ont aussi leur force bien définie et leur qualité propre d'où dépend ce que peut ou ne peut pas chacun d'entre eux, et quelle réalité doit ou ne doit pas sortir de chacun d'entre eux. De ces éléments, comme de principes primordiaux, toutes les nouvelles réalités tirent, chacune en son temps, leur origine et leur progrès, leurs conditions de durée et de cHsparition, telles que chaque genre les exige. De là vient que d'un grain de froment ne naît pas une fève, ni d'une fève le froment, ni de la bête riiomme, ni de l'homme la bête ^. » Ce passage est décisif, il doit servir à interpréter tous les autres. Et cependant si un jour l'évolution était chose bien constatée, l'enseignement de saint Augustin s'en accommoderait à merveille; alors, en effet, il y aurait à dire que l'acte créateur toujours actuel produit précisément la transformation des espèces. Or, parlant ainsi de Tacte créateur, on exprime ce qui aux yeux de saint Augustin est la doctrine fondamentale toujours nécessaire. Mais tout le reste ce n'est que l'histoire du monde extérieur ; ce n'est que l'expression superficielle du fait.