‹ Saint AugustinChapitre 232 sur 292 · Lib. IX, C. XVII, n" 32; l. III, col · texte numérisé non relu

Lib. IX, C. XVII, n" 32; l. III, col

Quoi qu'il en puisse être du développement et des conditions qui le régissent, il existe un univers, et dans cet univers nous percevons des réalités. Or, toute réalité tend à être une. Elle a d'autant plus d'être, qu'elle approche davantage de la parfaite unité K « Être, ce n'est pas autre chose que d'être un. Aussi, dans la mesure où chaque chose atteint l'unité, cette chose existe. La convenance ou concorde donne l'être au composé, en tant que le composé existe : car les êtres simples existent par eux-mêmes, parce qu'ils sont unité 2. » Saint Augustin, comme plus tard Leibniz, ne voit dans le composé qu'un agrégat; c'est en personnifiant notre perception, que nous attribuons une existence propre au composé ; mais il n'y a d'existence propre que là où se trouve l'unité, et parce que la forme donne l'existence elle produit ou tend à produire l'unité^. Cela concorde avec le mot de Leibniz : « ce qui n'est pas véritablement un être, n'est pas non plus véritablement un étre^ ».

1. Voir : 1^ [386] De l'Ordre (lib. I, c. ii); — 2" [388] Mœurs de l'Église (lib. II, c. vi); — 3" [390] Vraie Religion (c.^ xi, n" 21 ; c. xxxvi, n» 66; c. xliii, n° 81); — 4" [393] Ouvrage inachevé sur la Genèse (c. x, n" 32 ; c. xvi, n° 59).

2. De Moribus Ecclesiœ, lib. II, c. vi, n" 8; t. I, col. 1348. — Cf. à peu près de la même date, Ep. XVIII [390] : « Cum autem omne quod esse dicimus, in quantum manet dicamus ».

3. « Hoc est enim vere for?nari, in unum aliquid redigi. » {De Genesi ad litteran). Liber imperfectus, c. x, n" 32; t. III, col. 233.)

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