‹ Saint AugustinChapitre 233 sur 292 · A. Arnaud, 1687, Œuvr. phil. (Ed. Janet), t. II, p · texte numérisé non relu

A. Arnaud, 1687, Œuvr. phil. (Ed. Janet), t. II, p

A ces considérations sur la constitution intime de l'univers, il ne sera pas inutile d'ajouter ici que saint Augustin ne condamne pas absolument la théorie platonicienne et aristotélicienne sur l'âme des astres ^

Il avait d'abord paru l'approuver; c'était dans le traité de Y Immortalité de rdme-, à une époque où parfois il se laissait aller un peu trop à tout admirer chez les philosophes. Mais depuis 400 jusqu'en 427, il se demande en plusieurs occasions s'il y a une âme du monde et si les astres ont aussi une âme particulière 3; il reste toujours dans le doute; et enfin dans les Rétractations, il ne se résout pas à nier *.

1. Voir : 1" [387] Immortalité de l'âme (c. xv, n" 24); — 2» [401-415] Interprétation littérale de la Genèse (lib. II, c. xviii, n° 38) ; — 3° [depuis 415] Cité de Dieu (lib. VII, c. xxiii; surtout lib. XIII, c. xvi) ; — 4° [421] Enchiridion (c. lviii); — 5° [vers 427] Rétractations (lib. I, c. v, n" 3 sur Immortalité de l'âme, et surtout c. xi, n" 4 sur Musique ; lib. VI, c. XIV, n° 44),

2. C, XV, n" 24 : « Per animam ergo corpus subsistit, et eo ipso est, quo animatur, sive universaliter, ut mundus... »

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