‹ Saint AugustinChapitre 24 sur 292 · Lib. VII, c. XIX, n" 25; col · texte numérisé non relu

Lib. VII, c. XIX, n" 25; col

Lien plus, j'étais enflé de science. Car où était alors cette charité qui bâtit sur le fondement de Fliumilité, lequel fondement est le Christ Jésus ^? » La lecture des Écritures et surtout de saint Paul, en même temps qu'elle Tinstruisit sur le dogme, lui donna le sens chrétien et l'intelligence chrétienne-.

Bientôt les entretiens du rhéteur Victorin, converti au cathoHcisme , agissent sur lui ; Victorin avait éprouvé ce changement mystérieux après lequel ni Tintelligence, ni la volonté ne sont plus les mêmes 3. Son exemple s'ajouta aux solHcitations intérieures qui devenaient de plus en plus irrésistibles. Enfin la conviction chrétienne est totalement formée. Saint Augustin acquerra bientôt toute la force de volonté qui lui est nécessaire pour mener la vie parfaite secrètement et ardemment désirée. Et lorsque la voix se fera entendre, lorsque le toile, lege, sera prononcé, ce qui en résultera ce sera uniquement une décision de vivre en parfait religieux ; car, pour la conviction doctrinale, elle était, depuis quelque temps, bien définitive.

On vient de voir le récit des Confessions. Neuf ans plus tôt, saint Augustin en avait fixé un abrégé vivant. Il avait raconté le départ pour Tltalie, et la conférence avec Fauste, à quoi il avait ajouté : « J'eus alors en moi-même une longue délibération, non pour savoir si je persisterais dans cette secte où je déplorais d'être

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