‹ Saint AugustinChapitre 283 sur 292 · ConlraLiiteras Petilianij lib. II, c. x, n · texte numérisé non relu

ConlraLiiteras Petilianij lib. II, c. x, n

de Fâme que la liberté de l'erreur », quse enim pejor mors animae quant liber tas erroris ^ ? De même , il disait à son peuple dans un sermon : « Dès qu'il y a la nécessité au dehors, la volonté se produit au dedans », Forts inveniatiir nécessitas, nascitur intiis vohmtas ^,

Et ces lois de coercition violente , c'est l'Église qui les demande : « Les causes ecclésiastiques ne vous sont mises en main que par les hommes d'Église ^. » Telle est la réflexion que saint Augustin fait valoir en 408 auprès du proconsul Donat; il la fait valoir pour donner plus de poids à ses réclamations contre la sévérité dont le proconsul use à regard des schismatiques. Mais il avait dit la même chose en 402, et il avait ajouté que, si l'Église demande à l'Empereur des lois contre le schisme , elle ne met pas son principal appui dans la puissance de l'Empereur ^.

Le langage tenu en 402 est d'autant plus significatif que saint Augustin cite, pour y répondre, les paroles mêmes de Pétilien et que Pétilien développe toutes les considérations usitées dans les discours de liberté : il réclame notamment que l'on respecte le libre arbitre ^, que

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