De Quantitate animœ, c. xiv, n°2i; t. I, col
2. De Moribus Ecclesiaz, lib. I, c. x, n'^ 17 ; t. I, col. 1318.
3. Comme exemples : 1° [390] De vera Religione, c. x, n» 20 m fine; t. III, col. 131 : « Intende igitur, diligenter et pie, quantum potes : taies enim adjuvat Deus. » Et sur ce passage : Retract. ^ lib. I, c. xiii, n» 2; — 2'' [391] De duabus animabus, c. i, n° 1 : « sobriè diligenterque » ; — 3° [388-395] De Libero Arbilrio, lib. III, c. xxii, n» 65; t. I, col. 1303 : « accepit aulem ut pie et diligenter quœrat, si volet » ; — 4° [393] De Sermone Domini inmonte^ lib. I, c. iv, n" 11; t. III, col. 1234 : « qui pie quœrit, honorât sanctam scripturam » ; — 5° Enarrationes in Psal. IX, n" 14 ; t. IV, col. 123 ; — 6" Ep., CXL [412], c. xviii, n« 48 ; col. 558 : « tanto frucluosius cogitabis, quanto magis piè cogilaveris ».
4. Lettres sur différents sujets de Métaphysique et de Religion j lettre VI, n" 3 {Œuvr. compL, Gaume, t. I, p. 136).
5. Amore petitur, amore quxritur... amore denique in eo quod revelaium fuerit, permanetur (lib. I, c. xvii, \v 30; 1. 1, col. 1324; c. i, n» 1 ; col. 1311). — Réflexions analogues : 1° De Quantitate animx , c. vu, n° 12, et c. viii, n° 13; t. I, col. 1042; — 2" [389] De Genesi contra Manichœos, lib. II, c. ii, n" 3; t. III, col. 197; passage important où il est dit que l'intention avec laquelle on cherche, détermine le résultat.
il y en a, je le sais, qui ne peuvent absolument pas comprendre (l'immutabilité de Dieu et sa toute-puissance). Mais il y en a aussi qui, assez bien doués, auraient quelque intelligence de cette doctrine; or, leur mauvaise volonté, par laquelle ils arriveront à perdre ce qu'ils ont d'esprit, fait qu'ils prennent une attitude d'opiniâtreté ^. » C'est enfin en 400 que saint Augustin dit à Fauste : « Le premier point pour la bonne formation de l'homme, c'est l'application à bien faire; vient ensuite le plaisir de comprendre la vérité ^. »
En exprimant de pareilles réflexions, saint Augustin pensait souvent à lui-même 3; il ne l'a jamais mieux montré que dans le traité Contre VÈpitre du Fondement , et jamais, non plus, il n'a mieux exprimé la nécessité et le mystère de la bonne volonté : <( Que ceux-là, ditil, sévissent contre vous, qui ne savent pas au prix de quel travail la vérité se découvre, et avec quelle difficulté on évite les erreurs. Que ceux-là sévissent contre vous, qui ne savent pas combien il est rare et pénible de s'élever, par la sérénité d'une âme pieuse, au-dessus des fantômes corporels. Que ceux-là sévissent contre vous, qui ne savent pas par quels soupirs et par quels
1. Lib. II, c. II, n° 4; 1. 1, col. 1346; — cf. c. m, n'' 5; col. 1347.
2. Priorest autem in recta hominis institutione, labor opcrandi qux justa sunt, quam voluptas Intel ligendi quœvera sunt (Contra Faustum Manichœum, 11b. XXII, c. lu in fine; t. VIII, col. 433. Cf. n" 53, col. 433-434). — Cf. De Moribus Ecclesix, lib. II, c. xi, n" 20 et 21; t. I, col. 1354 ; passage très curieux qui justifie à merveille la réflexion du traité contre Fauste.
3. r De Moribus Ecclesix, lib. I, c. xviii, n*" 33; t. I, col. 1327; pas» sage très important; — 2° De ver a lîeligione, c. x, n" 20.
gémissements il se fait que Ton puisse , dans une faible mesure, comprendre Dieu. Enfin que ceux-là sévissent contre vous, qui n'ont jamais été déçus par cette même erreur, par laquelle vous êtes déçus vous-mêmes ^ »
Donc, selon la remarque profonde de Y Utilité de croire ~, si Ton cherche à ébranler et à transformer par le pur raisonnement une intelligence philosophique, on ne doit pas se promettre de lui faire toujours sentir la force de la vérité. Mais plutôt, comme l'indiquent les paroles adressées aux Manichéens, il faudrait d'abord atteindre et modifier la secrète disposition intérieure. Si l'on ignore cela, on ignore l'essentiel; et si, connaissant cela, on croit que Faction sur la volonté aboutira certainement, on se fait une grande illusion^.
1. Contra Epistolam qux dicitur Fundamenti, c. ir, n° 2; c, m, n° 3; t. VIII, col. 174-175.